Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Seis Manos – Saison 1 (2019)

Résumé : Les orphelins élevés par un maître des arts martiaux sont plongés dans un mystère impliquant pouvoirs démoniaques, cartels de la drogue, rituels anciens et sacrifice du sang.

Critique : 

Netflix est de retour avec une série animée pour adultes. Seis Manos est l’enfant illégitime du cinéma de Robert Rodriguez et de Quentin Tarantino. Une sorte de mélange improbable entre le Kung-Fu, le cinéma mexicain et le cinéma horrifique. Une série qui n’est bien évidemment pas pour les enfants, avec les nombreux litres de sang et les quelques décapitations qu’elle nous lance à la figure…

Une vague de violence frappe la ville frontalière de San Simon, où un immigrant chinois en fuite depuis longtemps, Chiu Lee Man, s’est taillé une existence tranquille. Il y a des années, il a accueilli trois enfants orphelins et il a commencé à les encadrer dans les arts martiaux. Lorsque Chiu est assassiné par une bête féroce, ses trois étudiants promettent de traquer les assassins de leur mentor et de se battre pour obtenir justice. Dans leur quête, ils devront faire équipe avec une policière locale et un agent du DEA dans une aventure qui les forceront à affronter un cartel et à découvrir les terribles secrets de leur ville.

Seis Manos nous joue un joli tour durant son premier épisode. Le programme nous introduit un enfant qui débarque dans le domicile de nos trois protagonistes, Isabela, Jesus et Silencio. Une balle bien courbe censée nous faire croire que Seis Manos sera une émission tous publics, ou du moins, une émission qui va miner son intrigue avec un petit Kenny entre les jambes. Une feinte qui n’est d’autant plus jouissive que lorsque l’enfant sera assassiné. Seis Manos n’a pas peur de pousser les frontières du bon gout au travers d’un divertissement à mi-chemin entre un public adolescent et adulte.

La première saison nous transporte dans la quête de réponses de ses trois protagonistes. Isabela est l’héroïne typique du divertissement d’action – solide, mais tout aussi sensible. Jesus est le fils illégitime de Jackie Chan. Tandis que Silencio est un combattant muet dont la mentalité le prédestine à devenir le « Dark Vader » de Seis Manos. L’émission ne perd pas de temps pour nous les introduire et nous lance directement dans leur quête. Celle-ci remplit assez bien les huit épisodes de la première saison, avec un rythme suffisamment maîtrisé pour faire de Seis Manos un candidat parfait pour un visionnement en rafale.

L’histoire est captivante, les personnages sont intéressants et l’humour marche à merveille. Pour les sept premiers épisodes, le trio doit affronter El Balde. Une brute indestructible ayant une aura maléfique qui transporte Seis Manos dans des zones horrifiantes, à temps pour l’Halloween. Les trois adultes, ainsi que les policiers qui les accompagnent, ont plusieurs affrontements avec le criminel. L’oeuvre est géniale durant ces conflits. Le dernier épisode sert d’introduction à une éventuelle seconde saison. Un épisode de trop qui introduit un nouvel adversaire issu de l’univers du studio Shaw Brothers, qui a jadis dominé le cinéma asiatique. Un revirement de trop que je n’ai pas particulièrement apprécié…

Sinon, la série est plutôt jolie à regarder. L’animation n’est pas révolutionnaire, mais elle fait bien le boulot. Certains éléments me font remarquer la pauvreté du budget, comme le mouvement des voitures. Mais cela ajoute un charme à une esthétique rétro que la production a artificiellement placé devant nos yeux. Il y a des transitions et des brûlures de pellicule qui font écho à la décennie dans laquelle l’action de la série se déroule – les années 70. C’est assez joli et digne d’un Fight Club ou d’un film de Quentin Tarantino. L’action est également une pierre angulaire de l’oeuvre. Encore là, rien de spectaculaire, mais la série est compétente et ses créateurs ne ratent aucun de ces moments.

Les arts martiaux sont excellents avec plusieurs styles. Il en dégage un pot pourri résumant une partie d’une tradition cinématographique asiatique. Chaque épisode a son moment phare et ses hommages. C’est parfait pour le rythme de la série qui valse entre des combats superhéroiques, la guerre du Vietnam et Drunken Master. Sinon, la distribution de Seis Manos n’est pas méchante. Les interprètes livrent de belles performances vocales, mais il nous faut noter les présences de Mike Colter (Luke Cage) et de Danny Trejo (Machete) au sein de la distribution régulière de la première saison de la série.

Avec huit épisodes qui se regardent en une seule soirée, Seis Manos est parfait pour passer une belle soirée. La série vogue sur notre sentiment de nostalgie et nous propose une oeuvre unique dans le paysage de Netflix.


Créée par : Brad Graeber, Álvaro Rodríguez

Diffusée sur : Netflix

Avec : Vic Chao, Mike Colter, Jonny Cruz, Aislinn Derbez, Carlos Luna, Danny Trejo, Angélica Vale

Seis Manos - Saison 1 (2019)
4.1

Résumé

Seis Manos offre des brutes immortelles, des mutants et une once de vaudou mexicain. Que demander de mieux…

Envoi
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :