Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Silent Rage (1982)

Résumé : Un homme, John Kirby, se faisant traiter à un institut expérimental pour maladies mentales, est victime d’une rage soudaine et décide de tuer ses colocataires. Le shérif Stevens (Chuck Norris) arrive sur les lieux et n’a d’autre choix que de lui tirer dessus. Lorsque le corps de Kirby est amené à l’institut pour recevoir des soins,  des scientifiques décident d’administrer à Kirby un médicament expérimental. Malheureusement, Kirby se réveille et décide de traquer les scientifiques responsables…

Critique : 

Chuck Norris dans un slasher des années 80, un slasher qui est agréable… Oui, c’est possible. Déterrer ce classique (?) était mon but de la journée. À une époque où trônaient Friday the 13THNightmare on Elm StreetHalloweenSleepaway CampSlumber Party Massacre et etc, Silent Rage a facilement passé inaperçu comme le témoigne son maigre box-office de 10 millions et des poussières et sa faible notoriété publique.

Pourtant, la qualité de ce long-métrage est plutôt surprenante. Le réalisateur Michael Miller (Jackson County Jail) suit les codes du slasher à la lettre. On débute par une scène horrifique, puis on suit la vie de tout les jours des futures victimes, avec des personnages crétins, des scènes d’amour, de la nudité, et l’on retourne dans l’horreur, où le méchant est quasi-indestructible.

Miller est un bon réalisateur, dont la carrière s’est dirigée vers les téléfilms peu après. Il cadre bien l’action et parvient même à nous faire quelques sauts, malgré l’âge du long-métrage. On peut toujours regretter, d’un point de vue horrifique, le deuxième tiers qui lorgne plus vers «Chuck Norris» que «Slasher». Mais, si l’on est aussi fan de Norris, on sera comblé!!!

Aussi, le réalisateur manie avec habileté la trame musicale de son long-métrage. Contrairement aux habitudes des scénaristes de nous bombarder d’une trame sonore omniprésente, Miller nous offre des longs passages sans musique, préférant offrir un sentiment d’angoisse au spectateur. Niveau acting, le film surpasse les autres slashers et films du genre avec des acteurs qui sont, en moyenne, plus talentueux que ceux des classiques du genre. Chuck Norris se retrouve ici dans un contre-emploi, si contre-emploi il y a,  et il relève bien le défi. Stephen Furst (Babylon 5, Animal House) interprète bien le cliché ambiant du long-métrage (L’obèse peureux ayant des remords pour avoir congeler un chien.). Ron Silver y est au début de sa carrière et Brian Libby (The Shawshank Redemption) avec un tueur tout à fait respectable avec une interprétation à mi-chemin entre Michael Myers et n’importe quel désaxé de l’aile psychiatrique.

Au final, ce qui va diviser les spectateurs de ce long-métrage, c’est sa dualité cinématographique. Les fans de Norris vont constater que ce n’est pas réellement un film de Norris, dont la présence n’est pas aussi importante qu’à l’habitude, les fans de films d’horreur et de slasher vont vivre la même chose. Alors que ce n’est qu’un hybride dont la qualité est supérieure à certains classiques du genre, de la même époque…

3.5/5


Directeur : Michael Miller

Scénariste : Joseph Fraley

Acteur : Chuck Norris, Brian Libby, Toni Kalem, Stephen Furst et Ron Silver

Silent Rage (1982)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.6
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