Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Soldier Boyz (1995)

Résumé : Un groupe de prisonniers se rend au Vietnam pour sauver la fille d’un V-I.P. Les survivants retrouvent leur liberté … mais l’enfer les attend.

Critique : 

Pour plusieurs de cinéphiles, Soldier Boyz est le dernier grand film d’action de Michael Dudikoff (American Ninja). Avec la chute du studio Cannon, la carrière de l’acteur a piqué du nez avec des projets de plus en plus petits et avec des décors de moins en moins exotiques. Mais, Soldier Boyz n’a qu’un seul problème : son scénario n’a aucun sens…

Howard Toliver travaille dans une prison servant à réhabiliter des jeunes délinquants ayant commis des crimes graves. Un ancien collègue vient le retrouver pour lui demander d’aider un milliardaire dont la fille kidnappée se retrouve en territoire ennemi. Toliver accepte de retrouver sur le terrain, à la condition qu’il puisse être accompagné par quelques gamins qu’il souhaite amener au combat.

Soldier Boyz reprend essentiellement la prémisse de The Dirty Dozen et de centaines de ses clones. Il tente d’être original en incluant des adolescents / jeunes adultes dans le lot. Et de là survient le principal problème de Soldier Boyz. Sur le plan technique, le divertissement est plutôt bien. Le cinéaste Louis Morneau (Joy Ride 2: Dead Ahead) nous bombarde d’explosions et de fusillades aux dix minutes. Une montagne russe de 90 minutes où le cinéaste fait des trous dans tous les arbres des Philippines.

Néanmoins, Morneau n’est pas capable de camoufler les erreurs du scénario de Soldier Boyz. Malgré son talent pour l’action, Morneau est un cinéaste moyen incapable de camoufler le fait que le scénario n’a aucun sens. En 90 minutes, le cinéaste tente de montrer un film un ancien soldat reprendre du service avec des enfants qu’il n’entraîne même pas avant d’aller au combat. Des jeunes adultes qui ne savent même pas comment utiliser une arme à feu. La durée de l’oeuvre est tellement courte qu’ils sont réduits à leur plus simple expression – un nazi, une femme, un noir, un latino…

Si Soldier Boyz envoyait à la guerre des condamnés à mort ou prenait le temps d’entraîner ces détenus, on aurait un film supérieur. Il est difficile de suivre le long-métrage et de rester attachés à ces personnages. Le texte tente d’ajouter de la profondeur en leur permettant d’avoir des discussions sur le racisme et sur divers sujets profonds. Cela ne fonctionne tout simplement pas. Il en découle que des temps morts et ennuyeux où l’on attend la prochaine explosion ou la prochaine fusillade. Ou tout simplement que Michael Dudikoff revient au-devant de la scène…

Ce dernier est excellent. Il livre ici une performance plus qu’exemplaire en plus d’être mille fois supérieur durant les séquences musclées. Il a une présence digne d’un Lee Marvin ce qui fonctionne à brio avec Soldier Boyz. Parlant de ces « Boyz », ces derniers sont interprétés avec peu d’intérêts par une poignée d’acteurs mauvais et trop vieux pour la plupart. Cependant, le plus grand échec de la distribution de Soldier Boyz est Cary-Hiroyuki Tagawa (Mortal Kombat). La présence de l’acteur est gâchée dans un rôle mineur où il ne fait que hurler en grimaçant. Il n’a aucun moment grandiose à se mettre sous la dent et son affrontement final est extrêmement ridicule…

Soldier Boyz nous montre que l’originalité ne paie pas. Pourquoi envoyer des jeunes à la guerre, lorsqu’il n’y a pas de guerre? Le long-métrage est incapable de répondre à cette question et force Michael Dudikoff à amener six idiots au combat…


Réalisation : Louis Morneau

Scénario : Darryl Quarles

Avec : Michael Dudikoff, Cary-Hiroyuki Tagawa, Tyrin Turner, Jacqueline Obradors, David Barry Gray, Channon Roe, Demetrius Navarro, Cedrick Terrell, Hank Brandt, Don Stroud

Soldier Boyz
2

Résumé

Soldier Boyz s’en va à la guerre. Mais tout ce qu’il a entre les mains est un pétard mouillé…

Sending
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueueurs aiment cette page :