Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Spawn (1997)

Résumé : Lorsqu’un mercenaire est tué, il est ramené à la vie de l’enfer pour devenir un soldat travaillant pour le diable.

Critique : 

La fin des années 90 nous a été une époque sombre pour le cinéma d’action avec plusieurs projets maudits par la transition technologique (Entre les effets pratiques et les effets par-ordinateur.). Cette période sombre s’est terminée lorsque Matrix débarqua sur les écrans en 1999, en révolutionnant le 7ème art. Mais, entre-temps, quelques projets cinématographiques se sont cassés la figure en tentant eux aussi de révolutionner le genre et c’est donc pourquoi que l’on se permet de vous faire une petite critique de Spawn, un film sorti en 1997.

Spawn raconte l’histoire d’Al Simmons, un mercenaire travaillant pour une organisation américaine et qui se subit la trahison de son employeur qui le «vend» au Diable afin d’accomplir un projet personnel. Cinq années plus tard, Al Simmons est maintenant connu sous le nom de Spawn, ,une créature destinée à mener l’armée du Diable dans sa guerre contre le ciel. Mais Simmons n’a pas l’intention de remplir sa destinée. Il n’a qu’une seule idée en tête, se venger…

D’entrée de jeu, il me faut l’admettre, lorsque je n’étais qu’un petit garçon, j’étais déjà un grand cinéphile et Spawn était un de mes longs-métrages favoris. Néanmoins, avec une certaine tristesse dans mes mots, il faut que je me rende à la conclusion que ce film n’était pas si bon que cela. Réalisé et co-écrit par Mark A.Z. Dippé, un créateur d’effets spéciaux ayant connu une grande carrière à Hollywood (Terminator 2 : Judgement Day, Jurassic Park, The Abyss…), Spawn opte pour une structure narrative assez classique, malgré sa prémisse originale.

Une introduction, une acquisition de nouveaux pouvoirs, une scène d’action infructueuse pour notre héros, une scène d’entraînement à la «Karaté Kid» et un affrontement final. À quelques nuances près, nous avons ici la construction en trois actes typiques des films de super-héros. Sauf que l’une des particularités de ce scénario, c’est un aspect mythique/religieux avec les présences du Diable et d’un «clown» diabolique, un aspect que le long-métrage gâche totalement par peur de sortir du moule Hollywoodien. Ce qui fait que, malgré les nombreux artifices qui sont utilisés dans ce film, nous avons dès le départ une bonne idée de ce qui nous attend, à un point tel que dans ce récit, j’étais plus captivé par les péripéties du chien de Spawn que par Spawn lui-même…

Néanmoins, ce qui empêche réellement Spawn d’être un bon film, c’est la réalisation de Dippé. Avec de parler des effets spéciaux du film, il faut admettre que Dippé réalise ce long-métrage comme un vulgaire épisode de télévision, en optant pour une réalisation très «années 90», comme si le long-métrage avec manqué d’argent lors de son développement. Ce qui nous empêche pas d’avoir une bonne scène d’action de mi-parcours, lorsque notre personnage principal décidera d’attaquer le personnage de Martin Sheen (Apocalypse Now), un affrontement qui se terminera par une courte bataille avec la police locale.

Mais, c’est avec les effets spéciaux que Dippé a tenté en vain d’apporter du renouveau au 7ème écran. Visiblement inspiré par son parcours dans ce domaine, le réalisateur parvient à nous offrir des costumes magnifiques à Clown et à Spawn, mais si j’ai toujours détesté les trous visibles du masque de Spawn, des trous permettant à Michael Jai White à respirer.  Néanmoins, Dippé était loin de se douter la laideur des effets spéciaux de ce film qui ont extrêmement mal vieillis. Malgré une certaine ingéniosité dans le design des effets spéciaux conçus par ordinateur, il nous faut admettre que ces derniers ont, pour la majorité, hideux. Ce problème est à la fois un problème technologique (Nous sommes en 1997 après-tout) et un problème de conception. À plusieurs moments, nous avons l’impression de regarder un mauvais jeu vidéo, retirant l’engagement du spectateur envers ce film. Le design de l’enfer et du Diable est horrible et les scènes qui mettent en vedette cet élément sont indigestes. C’est d’autant plus grave qu’une grande partie du final est consacré à ce «décor», rendant l’affrontement final insupportable. Même que le studio américain de Spawn (New Line Cinema) a eu honte de ces «décors» puisqu’ils sont tout fait pour le camoufler dans la bande-annonce, quitte à y ajouter un affreux fond vert pour tenter de camoufler la chose… Et que dire de la trame sonore de Graeme Revell (Riddick) qui est tout aussi mauvaise, malgré l’utilisation de quelques chansons populaires bien senties.

Heureusement, une partie du casting aide à faire passer la pilule. Dans le rôle titre, Michael Jai White (Blood and Bone) nous offre une interprétation fort convenable, même que nous sommes obligés de ressentir une petite déception puisque le scénario n’est en rien sa performance. Et, Jai White n’a même pas eu l’occasion d’utiliser l’ampleur de son talent, lui qui est un grand spécialiste des arts martiaux. Néanmoins, c’est John Leguizamo (Ice Age) qui vole la vedette, lui qui trouvera dans Spawn l’un des meilleurs rôles de sa carrière. Quel dommage que plusieurs de ses apparitions sont comme des cheveux sur une soupe, en sortant et en allant nulle part.

L’autre figure connue du casting, c’est Martin Sheen, qui surjoue affreusement, à un point tel que nous pourrions penser que c’est Charlie Sheen et non Martin Sheen qui est à l’écran. Pour le reste du casting, nous allons dire poliment qu’ils sont assez mauvais… Également, il nous faut admettre que le chien qui interprète Spaz est un formidable acteur…

Spawn est une bonne idée morte dans son développement. Malgré un potentiel énorme, le long-métrage ne parvient pas à dépasser le stade de la médiocrité. C’est dommage puisque nous avions ici un long-métrage pouvant transcender Hollywood…

1.5/5


Réalisation : Mark A.Z. Dippé

Scénario : Alan B. McElroy, Mark A.Z. Dippé

Avec :  Michael Jai White, John Leguizamo, Martin Sheen, Theresa Randle, Nicol Williamson, D.B. Sweeney, Melinda Clarke, Miko Hughes , Sydni Beaudoin, Frank Welker

Spawn (1997)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.7

En conclusion

Ce long-métrage est parfait pour les nostalgiques du genre ou de ce super-héros. Pour les autres, passez…

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