Starship Troopers (1997)

Résumé : Dans un futur relativement proche, la Terre est en guerre contre une race d’insectes extraterrestres, lorsque trois amis d’enfance décident de s’enrôler dans l’armée, le premier va dans l’infanterie (Casper Van Dien, Sleepy Hollow), sa copine va dans l’aérospatial (Denise Richards, The World in Not Enough) et le dernier va dans les renseignements (Neil Patrick Harris, How I Met Your Mother).

Critique : 

Paul Verhoeven (Total Recall) revient en force, après l’échec de son «Showgirls», nous offrant ici une critique de la société en général, qui fut presque instantanément élevé au niveau de film culte, à tort ou à raison. Car, mine de rien, le film a plusieurs défauts, comme les acteurs principaux et leurs personnages, que l’on dirait être sortis d’une parodie de Beverly Hills. Des êtres «parfaits», tant physiquement que psychologiquement, tellement que s’en est ridicule. Heureusement, Il a ramené quelques-uns des acteurs avec qui il a déjà travaillé sur Total Recall, c’est-à-dire, Michael Ironside, Dean Norris et Marshall Bell pour casser ce moule.

Starship Troopers est nullement aidé par un scénario, qui malgré son lot d’artifices (Surtout son côté revendicateur), est mince comme un feuille de papier. Car, si l’on creuse un peu la surface, il reste que le long-métrage est, ni plus ni moins, un film de guerre tout ce qu’il y a de plus basique. Parce que, mine de rien, on y revoit des thèmes et des séquences vues des milliers de fois (Le triangle amoureux où l’homme sort avec madame X, avant de s’amouracher de madame Y rencontrée au front, puis de retourner vers X. Un «happy-ending» forcé. Les éternelles rivalités dans les forces armées entre l’infanterie et les autres corps armés. La personne noire qui ne survit pas. Etc.)

Ce qui est d’autant plus dommage, vu que, comme mentionné ci-haut, Verhoeven a ressorti son côté revendicateur, et il nous le sert, un peu comme il l’avait fait, avec Robocop, avec son lot d’interludes publicitaires, plus jouissives les unes que les autres. En plus, il est facile de voir une référence à la colonisation de l’Amérique tout au long du film. Car, mine de rien, les incestes ressemblent aux Amérindiens. Pas physiquement bien sûr, mais il ose attaquer cette période de l’histoire par ses grands thèmes, dans une version bestiale galactique : Un peuple technologiquement déficient, dont on ne comprend pas le langage, dont on va combattre sur ses terres et dont la guerre contre elle, provient peut-être du fait que nous nous approprions ses terres…

Parlant de peuple, il faut lever notre chapeau aux incestes du film. Ils sont magnifiques, et la plupart de ceux-ci n’ont pas vieillis d’un poil depuis la sortie en salle du film. Et, ils sont «gores», ce qui est d’autant plus rare, vu que, ce film, contrairement aux deux opus qui le suit, a un énorme budget. Lorsqu’un studio met 105 millions de dollars dans un projet, en général, il s’arrange que toute la famille puisse regarder le long-métrage (Ce qu’ils prévoient de faire avec le remake…). Ici, en plus de quelques moments de nudité, il y a les incestes qui arrachent des membres, qui décapitent des personnes, qui sucent le cerveau des gens, qui brulent des soldats, etc. Ce qui fait, qui amène un aspect horrifique, du genre Aliens fort appréciable, qui part en vrille, dans l’apparition du l’ultime insecte, «Brain Bug» dans la V.O. L’insecte pensant, d’un ridicule apparent, au visage semblable à celui d’un carlin (race de chien), avec quelques yeux en plus, consomme le cerveau humain comme de la sloche (Barbotine pour les Français). Moi qui espérais, lors de mon premier visionnement, que le «vampire cérébral» soit une race extraterrestre d’insectes horrifique et gigantisme, était en fait un gros tas, à mi-chemin entre une limace et un chien…


Directeur : Paul Verhoeven

Scénariste : Edward Neumeier

Acteur : Casper Ven Dien, Dina Meyer, Denise Richards, Jake Busey, Michael Ironside

3.9
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Écrit par Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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