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The Street Fighter's Last Revenge (1974)

Résumé : Trahi par une organisation criminelle, un tueur à gages décide de se venger en leur volant un bien qu’elle convoite…

Critique : 

Comme à chaque long-métrage de cette trilogie, The Street Fighter’s Last Revenge a subi des coupes de la part de la censure américaine pour éviter d’être classé X. Malheureusement, cette critique du film se sera sur cette version, et sur cette version seulement. Le terme «malheureusement» est un mot bien choisi puisque le long-métrage en question est facilement le plus mauvais de la saga.

Au scénario, on tente des nouvelles choses qui ne marchent pas vraiment. S’inspirant un peu de James Bond, de Fantômas et de la série Mission Impossible (Série télévisée qui venait de se conclure un an plus tôt.), The Street Fighter’s Last Revenge transforme notre personnage favori en agent secret, en lui donnant des masques (Ce qui lui permet de prendre plusieurs identités…) et en lui donnant des adversaires dignes d’un mauvais film de l’agent secret 007. Le but des vilains est simple, obtenir deux bandes magnétiques (Ou cassettes si vous préférez…) d’une formule ultra-secrète, afin d’empocher beaucoup d’argent. Mais, pour parvenir à leurs fins, les méchants utilisent des tactiques douteuses comme l’embauche d’un homme capable de briser des chaines de «métal» avec son esprit, la «prostitution» d’une femme (À deux ou trois reprises, selon votre point de vue…), ou une technique révolutionnaire consistant à séparer des hommes de mains armés en deux groupes, à se mettre un groupe devant l’autre et à laisser chaque groupe tirer sur l’autre. Heureusement, dans cette scène où chacun des hommes de main tiraient sur les confrères, aucun des groupes présents ne parvient à blesser l’autre…

Comme si ce n’est pas assez, on doit revenir à cette histoire de censure qui coupe le long-métrage de façon littérale. Des scènes finissent au beau milieu de leur séquence, la musique n’est pas raccord (À quelques reprises, on peut remarquer que la trame sonore s’arrête ou recommence brusquement sans aucune raison.) et The Street Fighter’s Last Revenge ne fait pas preuve d’une logique et cohérence constante dans l’ordre de ses scènes, dans son doublage et dans quelques éléments que je ne peux dire pour ne pas spoiler, même si cela sera obligatoire dans ma future critique de Sister Street Fighter, une critique qui sera disponible sur le site, le lendemain de la publication du texte que vous êtes présentement en train de lire.

Shigehiro Ozawa revient à la réalisation, lui qui au final aura réalisé tous les volets de cette trilogie. Sa caméra est toujours aussi habile lors des combats. Il continue à avoir les mêmes défauts et qualités, en termes de réalisateur, des points qui ont déjà été mentionnés lors des précédentes critiques de la trilogie. Cependant, il nous faut ajouter que pour une fois le sang utilisé dans le long-métrage a un minimum de crédibilité, une première pour cette franchise (On n’utilise plus le jus de tomate à l’état pur.), malgré que l’aspect sanglant soit réduit au-minimum. Qui sait, ces scènes ont peut-être été la principale cible de l’organisme de censure américaine… Aussi, on peut remarquer l’utilisation de la trame sonore des deux précédents volets, celle de Toshiaki Tsushima, qui a été modifiée un peu pour lui donner un très bel effet presque moderne.

De plus, on doit noter qu’Ozawa a décidé d’utiliser le «Wire-Fu», cette technique dérivée du Kung-Fu qui consiste à faire sauter les acteurs dans les airs et dans toutes les directions possibles, en plus grande quantité pour ce long-métrage, surtout si l’on décide de comparer The Street Fighter’s Last Revenge aux précédents volets. Sauf qu’ici, cela devient ridicule à un point tel que lors du combat final, Chiba et son adversaire semblent être deux kangourous drogués sur la Lune. Aussi, Ozawa a fait deux facilités de réalisation dans le combat final, deux éléments qui m’ont particulièrement dérangé. D’abord,  il lance une caméra dans une pente, pour «illustré» les acteurs qui descendaient cette même pente et, plutôt que de filmer les deux acteurs courir sur une bonne distance, il refait jouer le même plan des acteurs qui courent sur quelques centimètres, encore, encore et encore, pendant une bonne vingtaine de secondes…

Dans le rôle titre, Shin’ichi Chiba (Kill Bill Vol 1 & 2) impressionne comme à l’habitude, malgré qu’il m’a semblé que l’acteur a été moins présent dans ce long-métrage que dans les autres volets de la trilogie. La performance des autres acteurs est assez variable, bien qu’il me faut souligner la présence et la prestation de Etsuko Shihomi (Legend of the Eight Samurai) une actrice et une adepte des arts martiaux fort compétente. Également, on peut compter sur le retour de Masafumi Suzuki, le maître d’une école d’arts martiaux dans un caméo fort étrange. Le personnage de Chiba vient le consulter pour en savoir sur un art martial mystérieux. Chiba tente d’imiter cet art, Suzuki lui répond avec un court sur les arts martiaux et qui finit par une bagarre entre les deux hommes. Quel dommage que le rôle de Suzuki soit redevenu secondaire et «inutile» à l’intrigue.

En conclusion, même s’il ne parvient pas à égaler le niveau du précédent volet de la trilogie Street Fighter, The Street Fighter’s Last Revenge demeure une bonne pioche qui démontre qu’il est possible de concevoir une trilogie cohérente, sans tomber dans les suites faciles. Certes, The Street Fighter’s Last Revenge a été le volet avec le plus de défauts, mais il n’en demeure pas moins que nous avons ici un divertissement cultissime inconnu du public. À vous de voir si ce long-métrage pourrait vous intéresser…

3/5

Réalisation : Shigehiro Ozawa

Scénario : Kôji Takada, Masahiro Shimura

Avec : Shin’ichi Chiba, Reiko Ike, Kôji Wada, Tatsuo Endô, Akira Shioji, Tsuyoshi Ôtsuka, Frankie Black, Shingo Yamashiro, Masafumi Suzuki, Etsuko Shihomi

The Street Fighter's Last Revenge (1974)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.6

En conclusion

Bien qu’étant le maillon faible de cette trilogie, The Street Fighter’s Last Revenge parvient à conclure cette partie de la franchise avec brio, et c’est tout ce que le cinéphile que je suis demandait…

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