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The Boys – Saison 1 (2019)

Résumé : Un groupe d’autodéfense s’est mis en devoir de combattre les super-héros corrompus qui abusent de leurs super-pouvoirs.

Critique : 

Après des mois d’absence, le site reprend vie avec la critique de la série The Boys. Une série de la plateforme Amazon Prime qui tente de déconstruire le mythe des super héros en plus de proposer quelques moments sanglants et choquants pour plaire à un large public. À un public qui habituellement n’est pas attiré par des dieux en collants…

Hughie Campbell vivait une vie paisible, avec un emploi dans un magasin d’électronique et la copine de ses rêves. Vivant dans un monde où les superhéros sont des marques de commerce, Hughie voit sa copine se faire tuer devant ses yeux par A-Train, un membre du plus important groupe de héros de la compagnie Voughn International. Tandis que l’affaire est étouffée par la dirigeante de Voughn, Hughie se fait recruter par un homme louche; pour l’aider dans sa vengeance face à cette multinationale…

The Boys est définitivement une série qui n’a pas peur du risque. Dès les premières minutes, le programme nous annonce ses couleurs. Nous découvrons que The Boys va oser aller dans des recoins peu explorés. Ce n’est pas le genre d’émission où le héros sauve la demoiselle en détresse à chaque épisode. C’est le genre d’émission où le héros n’aura aucun scrupule à tuer quelques personnes qui cela peut améliorer son image publique.

Car, en réalité, la série traite plus en profondeur des coûts de la célébrité. Chaque geste des Sept est en réalité une machination d’une entreprise visant à introduire un nouveau parc d’attractions aquatique, à promouvoir un nouveau film, à filmer une télé-réalité ou à faire partie du gouvernement des États-Unis. The Boys prend le concept de la vie des gens riches et célèbres et transpose le tout dans des clones de vos héros favoris.

Avec à la tête du groupe, Homelander, un hybride entre Superman et Captain America. Un psychopathe de la pire espèce interprété avec brio par Antony Starr (Banshee). Héritant par défaut du rôle de l’antagoniste de la série, Homelander est un être effroyable qui démontre à quel point il serait dangereux d’avoir un être si puissant dans notre réalité. Un sociopathe dont le sourire est capable d’effrayer ses confrères et les spectateurs qui regardent cette série. Le reste du groupe de « Supers » n’a pas le même développement mais ils ont tous leurs moments d’éclats.

Face à ces héros, les Boys ne sont pas des héros au véritable sens du terme. Parfois aussi détestables que les Sept, les protagonistes de la série sont des salopards capables de plusieurs coups bas pour attendre leurs objectifs. Heureusement, The Boys ne sombre pas dans un format procédural avec un vilain de la semaine. Puisque la série explore plusieurs thèmes à fond, cela permet à ces truands de gagner des lettres de mérite et à Hughie, le bon gars de la série, de s’engager dans une voie assez sombre et violente.

En termes de ton, The Boys va dans deux extrêmes. Tantôt, elle propose un humour cru et choquant; pour ensuite sombrer dans la noirceur d’une scène de viol entre superhéros. Il faut souligner le talent des interprètes et la qualité des scénarios qui parviennent à se tenir constamment en équilibre entre les deux. The Boys est capable de naviguer sur une fine ligne et marque les esprits sans pour autant choquer. C’est la même chose au niveau de l’action et de la violence. La série manque peut-être de moments musclés, mais elle parvient à utiliser les extrêmes de ses personnages pour jouer avec nous grâce à quelques éclats de génie. Néanmoins, The Boys a peut-être un peu trop d’ambitions pour ses moyens financiers. L’action ne fonctionne que grâce à un effet de choc. Le reste est moyen; la faute à une production parfois générique et à des effets spéciaux parfois grossiers.

Une deuxième saison saura aisément corriger ces défauts. The Boys est un bel exercice de style. Le tout souffre des défauts habituels des programmes télévisés qui naissent dans la douleur. Seul son manque de retenue permet à la série d’être mémorable au cours de ses huit premiers épisodes.


Créée par : Eric Kripke, Evan Goldberg, Seth Rogen

Diffusée sur : Prime Video

Avec : Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr, Erin Moriarty, Dominique McElligott, Jessie T. Usher, Laz Alonso, Chace Crawford, Tomer Capon, Karen Fukuhara, Nathan Mitchell, Elisabeth Shue

The Boys - Saison 1 (2019)
3.8

Résumé

The Boys prend un concept intéressant mais ne va pas jusqu’au bout de sa prémisse.

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