The Flash – Saison 1 (2014-2015)

Résumé : Après avoir été victime d’un accident industriel, un scientifique travaillant pour la police de Central City acquiert une super-vitesse, et il utilisera ce pouvoir pour aider les habitants de sa ville.

Critique : 

Adaptation d’une bande dessinée de DC Comics et série dérivée de l’excellente Arrow (diffusée également sur CW), The Flash avait beaucoup de pression à supporter lors de son arrivée sur cette chaîne, notamment pour des raisons budgétaires (CW est le parent pauvre de la télévision de masse américaine et The Flash demande beaucoup d’effets visuels…). Après 23 épisodes composés de revirements de situations inattendues, d’intrigues surprenantes et de plusieurs jurons de ma part (je dois m’en confesser.), il m’est possible de dire que The Flash a passé ce test haut la main!

Cette première saison débute par l’électrocution de Barry Allen, un scientifique de la police de Central City causé par le lancement de l’accélérateur de particules crée par Harrison Wells et Star Labs, sa compagnie. Ayant acquis une vitesse surhumaine, Allen tente de protéger les habitants de sa ville des agissements des autres personnes ayant été atteintes par cet accélérateur, un appareil qui a donné des super-pouvoirs à de nombreux criminels et désaxés de cette ville. Mais, en parallèle, Allen tentera d’éclaircir le mystère du meurtre de sa mère, tuée par une personne ayant les mêmes pouvoirs que lui…

Les premiers épisodes d’une série télévisée sont toujours chaotiques et The Flash n’échappe pas à cette règle. Après un premier épisode assez classique, la première moitié de la saison met en vedette les «monstres de la semaine» (un antagoniste créé pour un épisode et un épisode seulement), tout comme le restant de cette saison, mais l’intrigue principale de la série prend peu à peu la place au fil des épisodes. Cette façon de faire représente le plus grand défaut (un défaut assez mineur…) de cette série puisque les antagonistes sont majoritairement sous-développés et assez jetables.

Pourtant, ce sont les antagonistes de The Flash qui font la force de cette série. Lorsque The Flash prend le temps d’étirer ses méchants, ces derniers parviennent à nous donner plusieurs moments assez épiques, comme l’affrontement entre Grodd (un singe génétique modifié) et Barry Allen ou les nombreux combats entre ce dernier et le meurtrier de sa mère, qui est accessoirement le véritable antagoniste de cette saison. Parmi les adversaires notables de cette saison, on retiendra les apparitions de Captain Cold et de Heat Wave (Wentworth Miller et Dominic Purcell de Prison Break), du Général Wade Eiling (Clancy Brown, Starship Troopers), sans oublier Mark Mardon (Liam McIntyre, Spartacus).

Utilisant le côté mature de sa série sœur (Arrow) et le ton «public adolescent» des autres séries de sa chaîne (Jane the Virgin, The Vampire Diaries), cette série parvient à joindre les deux extrémités de la programmation de The CW. Cela se ressent notamment par la confrontation d’idéologie entre son personnage principal et les autres personnages de cette série. Dans sa mentalité profonde, Barry Allen peut être comparé à un jeune adulte assez naïf, comparable aux héros des bandes dessinées de l’âge d’or américain (1930 à 1950), mais les autres personnages sont ancrés dans le présent triste et sombre de notre époque, causant ainsi quelques dilemmes moraux au cours de cette saison, ou causant quelques moments où la série elle-même tente de se comparer à sa série sœur.

Par contre, quitte à parler de cette dernière, il nous faut constater l’omniprésence d’Arrow dans la trame narrative de The Flash. Un peu plus du quart des épisodes de cette saison mettent en vedette des membres de la distribution principale d’Arrow. Bien que cela ne soit pas un défaut un soi, il serait bien pour la deuxième saison que The Flash ait  une relation moins fusionnelle avec sa série sœur. Par contre, pour les admirateurs de la série originelle de 1990, sachez que plusieurs acteurs de cette série (Comme John Wesley Shipp (Dawson’s Creek) ou Mark Hamill (Star Wars)) sont de retour, reprenant les rôles de l’époque ou dans de nouveaux personnages.

Techniquement, The Flash se débrouille assez bien. Malgré le budget limité alloué aux effets spéciaux de cette série, ces derniers parviennent à rester convaincants durant les vingt-trois épisodes composant cette première saison. Certes, ils ne sont pas toujours jolis, mais ils sont suffisamment crédibles pour un divertissement télévisuel. Les réalisateurs qui parcourent cette première saison font également de l’excellent travail et on notera notamment les apparitions de David Nutter (Vétéran de la série Game of Thrones), de Douglas Aarniokoski (Highlander : Endgame) et de Thor Freudenthal (Percy Jackson: Sea of Monsters) derrière la caméra.

Dans le rôle-titre, Grant Gustin (Glee) offre une grande performance remplie de nuances. Même si nous pouvons le sentir chancelant lors des premiers épisodes, Gustin reste crédible tout au long des 23 épisodes et sera même capable de vous émouvoir, principalement lors des scènes réunissant Barry Allen et son père (John Wesley Shipp) faussement accusé du meurtre de la mère de Barry. Jouant le père adoptif de Barry Allen, Jesse L. Martin (Law & Order) tire également son épingle du jeu en offrant également une bonne performance.

Néanmoins, nous ne pouvons pas passer devant Harrison Wells, interprété brillamment par Tom Cavanagh (Ed). Wells fut le personnage le plus intéressant de cette série et fut joué de façon assez impressionnante par Cavanagh. De puisque nous sommes dans une émission super-héroïque de la chaîne CW, les personnages féminins de The Flash sont assez ennuyants. Ce n’est pas la faute de leurs actrices respectives (Candice Patton (The Guest) et Danielle Panabaker (The Crazies)), mais de la construction de leurs personnages. L’une étant une mauvaise journaliste/groupie dans un triangle amoureux simili-incestueux et l’autre étant une scientifique coincée/névrosée qui attend désespérément le retour de son fiancé.

The Flash fut définitivement la nouvelle série à suivre lors de la saison 2014/2015. Elle a offert un divertissement de qualité mélangeant habilement l’aspect léger et vivant de son personnage principal et le côté sombre des productions héroïques actuelles. Une deuxième saison s’annonce d’être tout aussi prometteuse alors que le dernier épisode de cette saison laisse présager, sans spoiler bien sur, la venue de personnages assez importants de cette bande dessinée américaine…


Créateur : Greg Berlanti, Geoff Johns, Andrew Kreisberg

Diffusée sur : CW

Avec : Grant Gustin, Candice Patton, Danielle Panabaker, Carlos Valdes, Jesse L. Martin, Rick Cosnetr, Tom Cavanagh, Patrick Sabongui, Robbie Amell, John Wesley Shipp

A propos de Michaël Michaud 570 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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