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Paradis du cinéma d'action

The Marine 4 : Moving Target (2015)

Résumé : Jake Carter est assigné à la protection d’une cible à haute valeur, une femme qui tente d’exposer un contracteur militaire corrompu. Mais lorsqu’une équipe de mercenaires lourdement armée est engagée pour l’éliminer, elle et ceux qui se mettront sur leur chemin, un seul homme peut faire la différence…

Critique : 

C’est en regardant le revers du DVD de The Marine 4 : Movig Target que j’ai su que je tenais en main un bijou de DVD. En se fiant aux différentes notations en Amérique du Nord, je peux dire que The Marine 4 est classé R aux États-Unis (Les 17 et moins doivent être accompagnés pour visionner ce film.), qu’il est classé PG au Canada (Tous publics, mais une supervision des adultes est requise.) et qu’il est classé 13 ans et plus Québec. Plutôt intéressant n’est-ce pas? Trêve de plaisanteries, parlons de The Marine 4

Jake Carter, héros de The Marine 3 : Homefront, est de retour. Nouvellement employé dans la protection privée, Carter fait partie d’une équipe chargée de la protection d’un témoin qui a décidé de dénoncer les agissements d’une société privée, dont les équipements militaires mettent en danger la vie des soldats américains. Sauf que cette compagnie est décidée à éviter le témoignage de ce témoin, et ce par tous les moyens possibles.

Et c’est ainsi que l’on peut résumer et divulguer l’entièreté du scénario de The Marine 4, puisque qu’après cinq minutes d’exposition et de développement des personnages, ce long-métrage emprunte la formule «The Raid». Cela donne (approximativement) 80 minutes d’action «non-stop», dans les bois, dans une maison, dans les bois, dans une petite ville et dans les bois. Certes, nous avons des moments de calme ici et là, mais ces derniers ne durent qu’une minute ou deux puisque The Marine 4 n’est en réalité qu’une long fusillade. Dans les suppléments qui accompagnement ce long-métrage, il est mentionnés que plus de 15 000 munitions ont été utilisées dans le tournage de The Marine 4. Cela montre à quel point l’emphase de ce projet a été mise sur l’action et cela montre également l’incompétence des antagonistes avec leurs armes…

Néanmoins, ce manque histoire permet d’offrir un long-métrage bien musclé et fort divertissant, où l’on voit des milliers de balles traverser l’écran, sans oublier les grenades, et lorsque l’on a plus de munitions, on utilise des pièges à la Macgyver et ses poings. Ce manque d’histoire fait également en sorte que l’on éprouve quelques difficultés à s’attacher aux différents personnages de ce long-métrage, des personnages qui servent essentiellement de chair à canon. Ceci étant dit, cela n’empêche à The Marine 4 de voir ses personnages évoluer au cours de l’aventure et de nous offrir une ou deux scènes légèrement émouvantes.

Au milieu des balles se trouve William Kaufman (The Hit List), un réalisateur spécialisé dans l’action et dont les longs-métrages sont de plus en plus importants (Ce qui est relatif puisque Kaufman semblait bénéficier de vedettes plus importantes et d’un plus grand budget dans ses précédents longs-métrages…). Kaufman fait un excellent travail derrière la caméra, offrant un style presqu’hollywoodien à sa pellicule. Il faut également remercier le directeur de la photographie qui parvient à extraire toute la beauté des forêts de Vancouver (Lieu de tournage) et à nous montrer un aspect de cette forêt qui n’est pas essentiellement exposer au cinéma (Les forêts de Vancouver sont sur-exploitées au cinéma et à la télévision…). Cependant, le monteur (Et probablement Kaufman) a fait un travail exécrable pour illustrer les transitions entre les différentes scènes en proposant au spectateur des plans d’arbres et de ciel, des plans qui semblent être tournés dans un tremblement de terre, ou par un caméraman qui a lancé la caméra dans la forêt, histoire de nous donner une migraine.

Les scènes d’action sont réalisées avec minutie et précision. Les fusillades sont bien tournées, mais le budget amputent légèrement leurs impacts, surtout lorsque la production se résigne à utiliser des impacts de balles et du sang par-ordinateur. Ils sont relativement rares, mais qu’ils sont utilisés, c’est très visible. Cependant, nous nous devons de sentir l’influence asiatique des combats à mains armées qui jouissent d’une grande vitesse d’exécution et d’une chorégraphie assez enlevante. Un dernier mot sur la production : Cette dernière a fait un travail minutieux pour offrir des détails sympathiques à ceux qui prennent le temps de ratisser les moindres pixels de leur écran de télévision. Cela sa note notamment par des feuilles qui valsent dans les airs lors d’une fusillade, par une certaine logique dans les scènes d’action ou par l’un des camions des mercenaires qui porte fièrement un autocollant le cancer du sein ou de la prostate (Avec la saleté des véhicules, il était difficile de définir la couleur de l’autocollant.).

Dans le rôle titre, Mike ‘The Miz’ Mizanin élève son jeu d’acteur et s’en sort plutôt bien. Il n’a pas le charisme d’un Dwayne Johnson, mais il peut se féliciter d’être l’un des meilleurs lutteurs à faire une transition au septième art. Melissa Roxburgh (Leprechaun : Origins) offre elle aussi une performance efficace et est le principal atout de ce casting pour le public masculin. L’autre demoiselle de ce projet, c’est Danielle Moinet, une autre lutteuse. Cette dernière subit son baptême de feu au cinéma et heureusement, le scénario ne lui demande pas d’un jeu d’acteur trop demandant. Pour sa part, Josh Blacker (Stargate Universe) est un antagoniste adéquat, parvenant même à se démarquer lors de quelques scènes. Et le fan de Stargate que je suis a grandement apprécié la présence de Paul McGillion (Stargate Atlantis) dans un petit rôle.

The Marine 4 est un long-métrage fort surprenant, montrant même qu’il est possible pour une franchise cinématographique de s’améliorer au fil des épisodes. Même si nous ne sommes pas devant le long-métrage de l’année, nous sommes néanmoins devant l’un des bons films «oubliés» de 2015. Après-tout, d’ici quelques mois, personne ne va se rappeler de The Marine 4 ce qui est affreusement dommage. Puisque selon mon point de vue, The Marine 4, c’est un peu comme le «The Raid» américain, mais en moins grandiose et dans les bois canadiens. Espérons que ce projet soit un tremplin pour son réalisateur (William Kaufman) et son acteur principal (Mike ‘The Miz’ Mizanin), un tremplin pouvant mener ces hommes vers des projets plus exaltants…

3.75/5


Réalisation : William Kaufman

Scénario : Alan B. McElroy

Avec : Mike ‘The Miz’ Mizanin, Melissa Roxburgh, Josh Blacker, Matthew MacCaull, Danielle Moinet, Paul McGillion, Fraser Aitcheson, Primo Allon, Curtis Caravaggio, Todd Jenkins, Melissa Roxburgh

The Marine 4 : Moving Target (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.5

En conclusion

The Marine 4 offre un divertissement de type «fast-food» en étant très plaisant, très salissant, très goûteux, très calorique, mais assez nocif pour la santé. Bref, c’est l’idéal pour une personne dans le besoin de se divertir pendant 90 minutes sans se creuser la tête.

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