The New Legends of Monkey – Saison 1 (2018)

Résumé : Une adolescente et un trio de dieux déchus s’embarquent dans un périple périlleux pour mettre fin au règne démoniaque du chaos et pour rétablir l’équilibre dans leur monde.

Critique :

Durant les années 70, le Japon a décidé d’adapter un mythe chinois à la sauce japonaise, avec la série Monkey; une série qui connut un succès culte et qui fut la risée de plusieurs à cause de sa qualité très mauvaise. Quatre décennies plus tard, c’est au tour de l’Australie de relancer la saga du roi singe en ne se basant non pas sur le matériel d’origine, mais sur l’adaptation japonaise; une adaptation rivalisant avec les pires nanars de ce monde.

Le pays des kangourous a bien compris que le ridicule ne tuait pas et il a décidé de bâtir sur les forces de son aîné pour créer une série télévisée pour enfants hors du commun. Une sorte d’hommage respectueux qui se regarde un peu comme une version télévisuelle de Turbo Kid. Une série qui mise sur le divertissement, tout en soulignant son budget relativement faible, la stupidité de son scénario et des mauvaises productions asiatiques des années 70 et 80. La série fait le tout avec un brin de modernité, comme en changeant le personnage principal en femme. Un détail qui sera d’ailleurs la meilleure sous-intrigue de la saison.

Au centre de celle-ci, nous suivons Tripitaka, une orpheline qui se fait passer pour un moine dont elle fut témoin du meurtre. Avec sa nouvelle identité, elle va tenter de retrouver sept manuscrits sacrés en compagnie d’un Dieu ramené à la vie après un exil de 500 ans. La première saison de la série ne couvre que la recherche du premier manuscrit, laissant amplement de place pour d’éventuelles saisons. Durant les dix épisodes d’une vingtaine de minutes, la série parvient à créer un mélange parfait entre le divertissement pour enfants et pour adultes, avec un ton qui rappelle un peu celui des premiers Shrek.

The New Legends of Monkey ne perd pas de temps pour nous présenter ses enjeux et sa trame narrative. Le premier tiers de la série et le dernier tiers de la série sont des longs-métrages avec une structure en trois actes. Le milieu de la série étant constitué d’épisodes isolés ou en deux parties; faisant un peu office de remplissage. Dès le premier tiers, le quatuor de personnages principaux est pleinement introduit et leur quête pour libérer le monde d’un règne de démons centenaires semble être magistrale grâce à un ennemi que l’on pense monstrueux. Hélas, au fil de la saison, l’adversaire du Roi Singe et de Tripitaka se révèle être un pétard mouillé peu crédible et peu menaçant. Un simple maigrichon qui ne fait que pleurnicher… Heureusement, les quatre personnages principaux compensent et ont un équilibre et une répartie parfaite. Tripitaka joue le rôle du spectateur qui apprend littéralement son métier au fur et à mesure de la série, et pour balancer cette dernière, le Roi Singe la complète sublimement en dieu des arts martiaux ayant le caractère d’un concurrent de télé-réalité.

Techniquement parlant, The New Legends of Monkey alterne entre spectaculaire et le nanar. De la première à la dernière minute, la série est divertissante, même si elle alterne entre des combats élaborés et des moments étranges où un héros transforme son arme en radar avec un écouteur de poche… The New Legends of Monkey offre néanmoins pour les amateurs d’action des scènes de combats élaborées avec des chorégraphies pouvant rivaliser avec certaines des superproductions hollywoodiennes. Et bien qu’elle soit une série pour enfant, celle-ci n’a pas peur d’être très violente, même si aucun gore ou effet sanglant n’y est visible.

Dans le rôle-titre, Chai Hansen (The 100) démontre qu’il a le charme et les compétences physiques pour offrir une interprétation impeccable du Roi Singe. Luciane Buchanan (Filthy Rich) est tout aussi efficace dans le rôle du moine. Même chose pour Josh Thomson (Gary of the Pacific) et pour Emilie Cocquerel (Lion) qui interprètent leurs compagnons de voyage. Seule ombre au tableau, Josh McKenzie (Filthy Rich) interprète un vilain assez faible pour la série, surtout lorsqu’on le compare à son « homme de main », joué avec brio par Jarred Blakiston (Power Rangers Dino Charge).

Bien que nous avons devant les yeux un divertissement pour enfants, The New Legends of Monkey est suffisamment remarquable pour divertir les adultes et ainsi créer un excellent divertissement familial. Malgré des histoires simplistes causées par son format de vingt-cinq minutes, la série offre possiblement le meilleur de la télévision australienne et le meilleur du divertissement tous publics…


Création : Jacquelin Perske, Craig Irvin, Samantha Strauss

Duffision : Netflix

Avec : Chai Hansen, Luciane Buchanan, Josh Thomson, Emilie Cocquerel, Josh McKenzie, Jordan Mooney, Jarred Blakiston

A propos de Michaël Michaud 447 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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