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Paradis du cinéma d'action

The Silence (2019)

Résumé : Une famille lutte pour survivre dans un monde attaqué par une espèce mortelle et primitive qui chasse seulement avec leur ouïe aiguë.
Critique :
Netflix semble se spécialiser avec des films sur la fin du monde. Depuis quelques années, on peut y suivre une tendance avec les Bird Box et How it Ends de ce monde. Cette semaine, nous avons le droit à un clone du succès de 2018, A Quiet Place. Un clone de circonstance puisque The Silence s’inspire d’un roman de 2015, qui fut publié bien avant A Quiet Place. Et pourtant, les deux ont une intrigue pratiquement identique…
Une adolescente sourde nommée Ally vit paisiblement avec sa famille dans une banlieue de New York. Lorsque des personnes découvrent une grotte remplie de créatures préhistoriques, ces dernières s’évadent et se mettent à ravager la population humaine. Avec l’aide d’un ami de son père, Ally et son entourage fuient vers la campagne pour échapper à ces bêtes qui traquent leurs proies grâce leur ouïe. Malheureusement, la folie humaine pourrait être plus dangereuse que ces petites bestioles.
Même en ne jouant pas les comparaisons avec A Quiet Place, The Silence n’a que peu d’arguments pour se sauver. Le divertissement du cinéaste John R. Leonetti (Mortal Kombat: Annihilation) nous transporte à de nombreux endroits sans se diriger nulle part. Lorsque le générique de fin survient, nous sommes un peu déçus par le long-métrage. Trop court et trop bouillon, The Silence pourrait presque être l’épisode pilote d’une série télévisée à la The Walking Dead que l’on ne serait pas surpris.
Le scénario fait cette chose étrange où il décide de développer des éléments totalement inutiles (comme une grand-mère mourante) et de privilégier des moments qui se révèlent être trop longs. La meilleure séquence du divertissement implique un accident de voiture. Une séquence spectaculaire durant les deux premières minutes, mais qui dure presque une demie-heure. C’est d’autant plus frustrant que The Silence tente de faire un virage à 180 degrés dans son dernier tiers.
Il tente alors de changer de cap et de ne plus se focaliser sur ses monstres, mais sur la cruauté humaine. Dès lors, The Silence quitte le domaine de l’horreur, qu’il ne maitrisait pas réellement, pour devenir un thriller pur et dur. Un thriller qui n’est guère intéressant avec un prêtre psychopathe comme antagoniste final. Et du début jusqu’à la fin rien de tout cela nous excite. Le film suit toutes les étapes nécessaires pour réussir son objectif. Sauf que rien n’a de panache.
Tout est générique est ennuyeux. Comme dans A Quiet Place, nous sommes devant une héroïne sourde, mais l’œuvre ne fait rien de concret pour utiliser cela. Tous les personnages peuvent chuchoter entre eux ce qui annule toute la spécificité de la gamine sourde. Cette dernière a un petit copain. Est-ce que l’amour entre les deux adolescents apporte quelque chose à The Silence? Non, mais à par un placement de produit pour un iPad. Puisque dans l’apocalypse, tout ce le monde sait qu’il faut avoir sur nous un iPad…
Même les visuels que John R. Leonetti et son équipe ont conçus sont génériques et ennuyeux. The Silence rate toutes les opportunités pour se démarquer. Les créatures sont ni plus ni moins que des dinosaures albinos incapables d’avoir une vraie présence menaçante pour nos héros. Leonetti est incapable de créer la moindre tension, ce qui est d’autant plus flagrant une fois que la petite famille a compris les limites des capacités auditives des bestioles. Et pourtant, la plus grosse occasion ratée demeure l’affrontement final qui a lieu durant un orage. Au lieu de tenter quelque chose de spectaculaire avec les bêtes qui se fracassent contre le bruit des éclairs, nous sommes forcés de visionner des adultes se battre dans l’herbe dans le noir durant une pluie battante…
The Silence réussit sur tous les niveaux, mais il n’est bon nulle part. Même Stanley Tucci (The Hunger Games) est incapable de sauver le divertissement qui s’enfonce dans les sables mouvants qu’il a lui-même créé. C’est un 90 minutes facilement oubliable et peu recommandable.


Réalisation : John R. Leonetti
Scénario : Carey Van Dyke, Shane Van Dyke
Avec : Stanley Tucci, Kiernan Shipka, Miranda Otto, Kate Trotter, John Corbett, Kyle Breitkopf, Billy MacLellan

The Silence
1.8

Résumé

The Silence est un 90 minutes qui ne mène nulle part.

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