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Paradis du cinéma d'action

The Street Fighter (1974)

Résumé : Takuma (Terry dans la version anglophone du film.) est un homme à gages et un maître en arts martiaux. Lorsqu’il est engagé pour kidnapper une jeune femme, Takuma retourne sa veste et décide de la protéger de ses poursuivants.

Critique : 

Premier volet d’une trilogie (Qui engendra deux spin-offs et l’un d’entre-eux devint une franchise de quatre longs-métrages.), The Street Fighter est un long-métrage produit par le célèbre studio Japonais Toeï (Saint Seiya, Battle Royale, Dragon Ball…) et est le tout premier film de l’histoire de la censure américaine (Et de la classification des films…) à être classé X (À titre comparatif, The Evil Dead est un autre film à être classé X…). Et oui, ce film est à ce point violent. Malheureusement, la copie du film en ma possession (L’ensemble de la trilogie, plus un spin-off, plus un autre film, qui est distribué en DVD par Pop Flix.) est classé R, comme tout bon film d’action. Malgré la censure et la perte d’une bonne quinzaine de minutes, je me risque à regarder The Street Fighter

Malgré une censure, qui n’est pas très apparente, The Street Fighter est un film d’action que l’on pourrait qualifier «d’extrêmement violent». Cela commence dès la première scène, en milieu pénitencier, qui débute par un combat, accompagné par un horrible ralenti, un meurtre, une résurrection et un kidnapping. Et oui, nous sommes dans ce genre de long-métrage…

Mais attention, le pire est à venir, puisque tous vos fantasmes violents possibles, Takuma les exécute. Vous voulez voir une personne se faire arracher la langue, vous l’aurez. Vous voulez voir un homme se faire arracher les testicules?? Et oui, c’est possible avec The Street Fighter. Même si je salue ce type de violence exagérée, il me faut admettre qu’au département des effets sanglants, ce long-métrage souffre du syndrome «jus de tomate» qui rend les effets gores peu crédibles, et parfois drôles. Dans une mort, on a même remplacé le sang par une soupe au poulet…

En-dehors des combats et des scènes d’action, le scénario est relativement inoffensif et stupide. Par-exemple, la demoiselle au centre du long-métrage perd son père, qui meurt peu de temps avant le début du film, chronologiquement parlant. Et bien, après quelques scènes, les bulletins de nouvelles annoncent le décès du paternel en grand pompe pendant la programmation habituelle, puisque, accessoirement, cet homme était le dirigeant d’une compagnie œuvrant dans le domaine pétrolier. Le hic, c’est que la demoiselle apprend la nouvelle que bien plus tard dans le film. Étrange comme situation…

Mais attention, le protagoniste et les antagonistes souffrent d’une stupidité passagère, une maladie qui les affectent lors des moments cruciaux de The Street Fighter. On peut noter le réflexe du protagoniste, qui, lors de la mort d’un personnage, a comme première réaction de lui jouer dans les narines, tout comme l’on peut noter l’étrange idée qu’ont les antagonistes de se tuer entre-eux pour «mieux» tuer le personnage principal.

Dans le rôle titre, Shin’ichi (Sonny en Occident) Chiba (The Bodyguard) offre une performance fort convaincante. Ce homme est un disciple des arts martiaux qui impose sa présence au grand écran, au même titre que Bruce Lee, Jet Li, Jackie Chan. Juste en le regardant déployer ses talents, il est aisé de constater les raisons qui ont fait de lui une vedette d’action internationale. Le reste de la distribution est, sans vouloir être méchant, assez médiocre. Par-contre, il me faut admettre que le doublage de The Street Fighter est assez mauvais, donc en version originale, peut-être que mon opinion sur la distribution du film serait plus positive. Également, il y a un point mentionné dans un de mes anciennes critiques qui est toujours aussi vrai dans ce film, les Japonais meurent de façon horrible. Ce n’est pas de la discrimination, mais une constatation d’un fait qui est grandement dans les longs-métrages asiatiques des années 60 aux années 80.

À la réalisation,  Shigehiro Ozawa, qui est principalement connu pour sa réalisation dans les trois films de cette trilogie, fait un bon travail sans plus. Il sait comment filmer des combats, il sait comment mettre en valeur les acteurs, il sait comment rendre le contenu du film intéressant. Le hic, c’est que ce réalisateur s’entête à vouloir mettre des plans de caméras étranges, aux angles impossibles. Aussi, sur un autre aspect, le long-métrage fini bizarrement. Il se conclut abruptement, sans que

Malgré-tout, on ressort de The Street Fighter satisfait. C’est l’un des films préférés du réalisateur Quentin Tarantino (Le long-métrage est présent dans le film True Romance et Sonny Chiba est présent dans Kill Bill Vol. 1& 2) et l’on peut comprendre pourquoi. Personnellement, ce n’est pas mon film préféré, mais il me faut admettre qu’il a un certain charme…

3.5 / 5
Réalisation : Shigehiro Ozawa
Scénario : Kôji Takada, Motohiro Torii
Avec : Shin’ichi Chiba, Goichi Yamada, Yutaka Nakajima, Tony Cetera, Masafumi Suzuki, Masashi Ishibashi, Akira Shioji, Osman Yusuf
https://youtu.be/lhbLwpQAGns

The Street Fighter (1974)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.7

En conclusion

Malgré le fait qu’il a plus de défauts que de qualités, The Street Fighter reste un classique du cinéma d’arts martiaux et un incontournable qui permet à son spectateur de passer un bon moment.

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