Actionerd

Paradis du cinéma d'action

The Throwaways (2015)

Résumé : Drew Reynolds, un hacker notoire est capturé par la CIA et l’agence lui fait une proposition : Travailler pour eux ou passer le reste de sa vie en prison. Reynolds accepte, à la condition qu’il puisse enrôler une équipe, une équipe dont il choisira les membres…

Critique : 

Les longs-métrages disponibles gratuitement (avec pauses publicitaires) dès leur date de sortie sur internet représentent un phénomène assez rare. Il y a un peu plus d’un an, le site américain Crackle (Sony Pictures) a diffusé sur le net le film Extraction, un long-métrage que j’avais critiqué à l’époque et qui était fort sympathique. La semaine dernière, Crackle a répété l’expérience avec The Throwaways, un petit film d’espion…

Lorsque Sony était dans l’embarras avec le piratage de sa division cinématographique, le site internet Crackle a aussi subi des attaques et The Throwaways, une victime méconnue de ce drame, devait sortir à l’époque de cette attaque, le 15 décembre 2014. Mais, par mesure de précaution, le studio américain a décidé de repousser la sortie de film, pour la fin de décembre et de faire une sortie sans publicités ou entrevues. C’est dommage puisque ce long-métrage aurait mérité d’être un peu plus connu et reconnu par le public nord-américain.

The Throwaways est un thriller/comédie d’action impliquant une course à la montre afin de retrouver une clé USB permettant de contrôler et d’annihiler toute technologie sur la Terre. Sur cette prémisse, nous suivons les aventures d’un pirate informatique, qui en échange d’un accord d’indemnité, accepte de traquer cette clé, avec l’aide d’une équipe triée sur le volet. Mais si nous retirons le fait que l’intrigue repose sur un méchant pirate informatique, nous visionnons un film des années 80.

Je dirais même plus, The Throwaways pourrait être un épisode de The A-Team, recyclé pour l’adapter à notre époque contemporaine, puisque même dans la construction des personnages, nous pouvons sentir l’influence de cette série télévisée américaine. Même les dialogues y font une référence directe!! Mais, malgré-tout, nous avons un film divertissant, aux dialogues et aux situations assez cocasses.

Néanmoins, le script a plusieurs défauts l’empêchant d’attendre son plein potentiel. Premièrement, pour limiter le salaire du casting, on peut sentir que le scénario de Don Handfield (Touchback) et de Michael Ross (Turistas) tente par tous les moyens possibles de diminuer la présence de la majorité de son casting central, au début du long-métrage ainsi qu’au milieu de celui-ci. Deuxièmement, l’intrigue se sert de plusieurs fils scénaristiques qui arrivent n’importe comment et qui sont peu plausibles, débarquant comme des cheveux sur de la soupe. Par-exemple, nous pouvons citer l’attentat raté contre le personnage de James Caan (The Godfather), qui arrive tel un fenêtre pop-up sur vôtre écran d’ordinateur, un attentat sans aucune raison valable, en-dehors de nous donner une frousse (D’ailleurs, merci à mon cinéma-maison pour cette frousse…). Et troisièmement, le long-métrage n’a aucun antagoniste de valeur. Les rôles de méchants reviennent à un pirate informatique dont les traits de caractère sont ceux d’un enfant gâté, à une tueuse à gages qui est la plus grosse menace du long-métrage mais qui est totalement abandonnée par le scénario qui gâche son potentiel et à un général bulgare digne d’un nanar philippin des années 80.

À la réalisation, nous retrouvons Tony Bui, un réalisateur vietnamien dans son premier long-métrage occidental. Son style de réalisation est tout aussi rétro que les propos du long-métrage. Il réalise comme le ferait un réalisateur de télévision dans les années 80, pour le meilleur et le pire. Dans le meilleur des cas, cela apporte une couche supplémentaire de comédie à The Throwaways, le rendant encore plus drôle, de façon involontaire. Mais à sa décharge, il me faut dire que le budget de cette production semble être minuscule. Bui a la capacité de camoufler cet aspect au minimum, en optimisant l’utilisation des décors et de la Bulgarie (Lieu de tournage) en général. Mais, dans certaines scènes s’est impossible pour Bui de cacher ce problème, même que cela peut nous faire saigner des yeux pour une scène ou deux. Nous pensons ici à une scène d’action qui est réduite une photo d’un immeuble, où on ajoute des «lumières» avec des effets par-ordinateur pour «simuler» une fusillade… Aussi, il faut noter la contribution d’Alex Kovacs (Think Like a Man) et de Jerome Leroy (The Hunger Games) qui offrent une trame sonore fort acceptable pour ce genre de long-métrage, bien que trop discrète à mon goût.

Menant cette équipe, nous avons Sam Huntington (Superman Returns) qui offre une performance fort sympathique, bien qu’elle soit un peu faible, surtout si on compare l’acteur à ses compagnons de jeu. La belle et jolie Katie McGrath (Merlin) tient le rôle de la femme fatale du groupe et elle le fait avec beaucoup de subtilités et de nuances. Cependant, les forces de ce casting, c’est Kevin Dillon (Entourage) et Christian Hillborg (Easy Money). Si nous pouvons dire que les acteurs ont une belle chimie ensemble, nous pouvons également dire que ces deux-là ont beaucoup de plaisir et crèvent l’écran. Dillon est un véritable rayon de soleil qui parvient à rendre son personnage plus drôle et plus intéressant à chaque scène tout en élevant la qualité de ce produit cinématographique et Hillborg, bien qu’étant tout à fait convenable en «solo», fait la même chose à chaque fois qu’il est réuni avec Dillon. La puissance de ce duo est telle que les aventures de ces deux hommes parviennent même à sauver la séquence finale de The Throwaways du désastre. Pour sa part, James Caan offre une performance assez moyenne, bien qu’il ait un ou deux bons moments répartis dans la totalité de son rôle de soutien. Le reste des acteurs sont assez mauvais, dans l’ensemble, et ne mérite pas de mentions individuelles.

The Throwaways est un bon film, un bon film pour les années 80. Mais aujourd’hui, nous sommes en 2015, et il est dépassé sur plusieurs niveaux. Pour reprendre à ma sauce les propos d’un des personnages du film, The Throwaways est un film analogique dans un monde numérique. Si vous ne comprenez pas l’analogie, sachez qu’un VHS est un support analogique et qu’iTunes est un support numérique. Malgré-tout, dans sa durée de 90 minutes, The Throwaways parvient à être réellement divertissant, lorsqu’il n’est pas handicapé par la faiblesse du scénario et de la réalisation, et tout en offrant un bon jeu d’acteurs. Il y a un proverbe québécois qui dit que nous ne devrions pas cracher sur quelqu’un qui nous offre un objet de gratuit et en toute sincérité, je vous recommande d’y jeter un coup d’œil. Crackle vous offre un film gratuitement (En plus des nombreux long-métrages et séries télévisées qui peuplent son site internet.) et vous devriez, en toute sincérité, accepter ce cadeau!!!

2.75/5

Réalisation : Tony Bui

Scénario : Don Handfield, Michael Ross

Avec : Sam Huntington, Katie McGrath, Christian Hillborg, Kevin Dillon, James Caan, Noel Clarke, Jack Kesy, Bashar Rahal, Amber Jean Rowan

https://youtu.be/Xr1-dMW8-Rw

The Throwaways (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.9

En conclusion

The Throwaways ne va pas passer à l’histoire et il est fort probable que vous n’entendiez jamais parler de lui. Cependant, si vous avez 90 minutes à perdre, jetez-y un coup d’œil, il pourrait vous surprendre et éventuellement, vous divertir…

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