Time Lapse (2001)

Résumé : Un agent de la NSA (William McNamara, Opera) est grièvement blessé après une opération sous-couverture sur un supposé trafic de drogue, qui s’est révélé être un trafic d’engins nucléaires. À son réveil à l’infirmerie de la NSA, il se fait administrer une drogue qui détruit peu à peu sa mémoire. Ne sachant plus sur qui compter, il va, avec l’aide de son ancienne femme (Dina Meyer, Starship Troopers), tenter de trouver la vérité…

Critique : 

Pauvre Roy Scheider… Depuis Jaws et sa suite, la carrière de cet homme est sur une pente descendante, et ce, jusqu’à sa mort en 2008. C’est donc, ici, que nous le retrouvons, après trois long-métrages qui ont eu du succès et une série télévisée, entrecoupés de projets douteux, depuis 1978, date de sortie de Jaws 2. Dans Time Laspe, il joue le patron du personnage principal, pas très bien d’ailleurs, dans ce qui fut un film à faible budget, parmi les derniers dans le genre.

De quel genre je parle, en fait, ceux qui sont faits avec la vielle méthode, sans CGI ou presque, avec beaucoup de fusillades et d’explosions, pour donner l’illusion de faire comme les gros films d’Hollywood, mais en faisant en sorte que ça reste un téléfilm avec des grosses scènes d’action. Car, oui, il y a de la baston, truffée de faux-raccords, mais bon… Cela apporte un côté humoristique au film. Des impacts de balles qui disparaissent, des méchants qui s’ajoutent dans un hélicoptère lors des plans non rapprochés, un héros qui est capable de sauter d’au-moins deux étages, puis d’atterrir sur le sol, sans être blessé, parfois même sur les mains, malgré une vieille blessure à l’épaule (impact de balle), qui s’est produite, il y a à peine trois ou quatre jours, un final raté avec un semi-remorque ou même une vitre qui se brisent avant que le cascadeur ne la fracasse!!! À se tordre de rire!!

Mais pour revenir à «Big Roy», il n’était pas dans une grande forme, surtout qu’il passe une bonne partie du temps à l’écran, en hélicoptère, en «survolant» (en restant en studio) une fusillade se déroulant au sol, en la supervisant et en lançant un de ses hommes hors de l’appareil, si besoin est. Sacré Roy!! Le reste du casting est aussi expressif que le mur de mon salon, mis-à-part Dina Meyer et Adoni Maropis (Troy), les deux acteurs ayant le plus de prestige et qui semblent s’emmerder un peu.

Qui sait, peut-être qu’ils n’étaient pas inspirés par le scénario, avec raison, il est la grande preuve que nous sommes dans un long-métrage à faible budget, malgré que David Worth (Kickboxer) tente du mieux qu’il peut, de cacher se détail. En effet, lorsque, dans la même scène, le scénario nous offre un plan avec deux lesbiennes en petite tenue se caressant, avant que le héros arrive, demande de l’aide à une des deux femmes, va aux toilettes, y oublie son arme à feu sous un serviette (Il perd peut-être sa mémoire, mais il ne faut pas sombrer dans le ridicule…) et quitte les deux demoiselles qui retournent à leur précédente activité. Vive le lesbianisme pour étirer le temps dans un mauvais film… (Sarcasme)

Malheureusement, nous ne sommes pas dans un porno lesbien, mais dans un film d’action, où les fusillades sont plutôt comiques. Principale faiblesse de Worth, en excluant les faux-raccords, le manque de rythme, le fait qu’il met des boucles d’oreilles à l’acteur interprétant un médecin de la NSA et l’aspect télévisuel de son œuvre, c’est les fusillades, en plus d’être mal-filmés, souffrent d’un problème flagrant : en excluant le héros, tout le monde tire comme un pied. Prenons l’exemple de la fusillade en hélicoptère où Roy Scheider se retrouve. Ses hommes, avec leur fusil comprenant un énorme viseur, gros comme un beignet, sont capable d’abattre l’ancien collègue du héros et un gros hélicoptère se trouvant près d’eux, mais incapable de toucher le héros et sa douce qui se trouvent au même endroit que le collègue. Le héros prend un vieux fusil de chasse et «bang», tue l’homme de main responsable de ce désastre. Au moins, son remplaçant, homme de main #2, fait un peu mieux, en atteignant la cible (Le véhicule qui soigne ses impacts de balles que je parlais tantôt.), avec des impacts de balles tous alignés, malgré que le véhicule soit en mouvement en sentier forestier et que l’hélicoptère soit aussi en mouvement. Donc, pour que cet exploit impossible se réalise, nous pourrions dire qu’il est plus mauvais que l’autre… Et pour ceux qui penseraient que je viens de dévoiler l’intrigue en disant que Big Roy est un méchant, sachez que c’est heureusement indiqué sur la pochette du DVD…


Directeur : David Worth

Scénariste : Karen Kelly, David Keith Miller

Acteur : William McNamara, Dina Meyer, Henry Rollins, Roy Scheider

A propos de Michaël Michaud 570 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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