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Paradis du cinéma d'action

Time Runner (1993)

Résumé : En 2022, durant une invasion extraterrestre, un homme voyage dans le passé, en 1992, où il est traqué et poursuit par des gens mystérieux…

Critique : 

Lorsqu’un long-métrage est fait à partir d’un scénario rédigé par six personnes, on peut s’attendre à un fiasco. Heureusement, mon opinion sur Time Runner va être un peu plus nuancée. D’abord, si nous parlons du scénario qui,  en dehors du fait qu’il s’inspire légèrement de Terminator, est tout ce qu’il y a de plus classique. Sans spoiler, puisque la pochette de mon VHS le fait déjà en me dévoilant l’identité «secrète» du méchant, l’histoire de Time Runner est aussi prévisible que possible, avec une structure narrative qui consiste à aller chercher un objet en particulier, et c’est tout… Par-contre, la présence des six auteurs, qui ont travaillé sur le texte en même temps, se fait cruellement sentir avec des scènes qui se contredisent entre-elles. Lorsque Michael (Mark Hamill, Star Wars) tombe sur la seule personne qui tient à jour son calendrier mural avec des X pour marquer les jours passés et que Michael demande la date à cette personne deux minutes plus tard, ou lorsque Michael subit une blessure par-balle, qu’il panique puisqu’il est blessé et que une scène plus tard, rien ne presse puisque Michael a soudainement un «sac-banane» avec des médicaments miracles du futur.

Malgré les nombreuses incohérences de ce genre, Time Runner a quelques moments de gloire, incluant une partie géniale du final qui comporte un revirement digne du Terminator de James Cameron et une scène très cocasse avec l’otage le plus zen de l’histoire du cinéma. Cependant, la réalisation de Michael Mazo (Crackerjack) n’aide en aucune façon la cause du long-métrage. Mazo semble piocher dans le style de plusieurs réalisateurs pour ensuite, tenter de créer son propre style.

Positivement, on peut remercier cette façon de faire, puisqu’elle nous donne une scène de fusillade qui est presque digne d’un long-métrage de John Woo. Négativement, on est obligé de dire que Mazo fait un véritable foutoir à la réalisation. Il y a de nombreux faux-raccords (Des voitures qui se réparent ou des tuyaux de sang mal-camouflés.), la caméra a des angles de vues douteux, les comédiens sont mal dirigés, les fusillades comportent des moments nanardesques, etc. Pour revenir à ces dernières, je n’ai rarement vu des personnages qui tirent aussi mal. Durant une course-poursuite, qui dure quelques minutes, les méchants sont incapables de tirer sur la voiture de Michael et il est absolument impossible que leurs balles n’atteignent pas la cible. À un moment donné, les voitures se touchent même, pare-choc à pare-choc, mais qu’importe, puisque les méchants ne savent pas viser.

Vous croyez que c’est ridicule, attendez de lire la suite. Dans le futur (Et oui, puisque le long-métrage est monté comme un épisode de Lost, avec des flashfoward montrant le futur. Également, il faut mentionner qu’en plus Michael a des visions du «futur» sous forme de présentation Powerpoint que tout les personnages peuvent visionner…), les terriens et les extraterrestres (Qui ont le même costume que les gentils, faute de budget et d’ambitions.) s’affrontent dans une énorme fusillade dans un petit couloir. Le problème est simple : Malgré les centaines de balles qui sont tirées à chaque minute, aucun figurant (À une ou deux exceptions) n’est touché par un projectile, et ce même s’ils sont à découvert. Heureusement, Mazo, le réalisateur, semble avoir remarqué ce problème, puisque dans les prochaines fusillades futuristes (Qui se déroulent toutes dans des couloirs.),  il se décident enfin à tuer quelques figurants.

Il faut rendre à César ce qu’il lui appartient, puisque Time Runner a un budget microscopique. Mazo a fait de son mieux, même si ce n’était pas assez. Dans le rôle titre, Mark Hamill offre une performance très intéressante. Parfois il est motivé et remarquable et parfois il semble se demander la raison qui l’a fait prendre ce contrat. Le manque d’argent surement, puisque l’acteur sortait (À quelques années près) de six années où sa présence en salles se limitait au doublage de deux animes asiatiques. Rae Dawn Chong (Commando) et Gordon Tipple (Joy Ride 2), qui donnent la réplique à Hamill, sont relativement mauvais, malgré que l’on se réjouit de la présence de Tipple, qui nous fait bien rire, spécialement dans une scène où il semble parodier Clint Eastwood dans Dirty Harry.

Mark Baur (Water’s Edge) est nul en antagoniste principal. Avec tout le respect que j’ai pour cet acteur, il semble avoir été choisi pour sa légère ressemblance à Rutger Hauer (Dans Blade Runner) que pour sa capacité à jouer un antagoniste impressionnant, spécialement avec la direction de Mazo. On peut toujours se rabattre à Brion James (Blade Runner) dont le rôle consiste à un gros caméo, étiré sur le dernier tiers du récit… Un mot pour conclure sur la trame sonore qui est étonnamment sympathique, malgré que le film réutilise la même chose encore, et encore, et encore…

Time Runner est le genre de long-métrage qu’il faut regarder avec aucune attente. Et, même avec cette façon de penser, Time Runner risque ce vous décevoir…

2.5/5


Réalisation : Michael Mazo

Scénario : Chris Hyde, Greg Derochie, Ian Bray, Michael Mazo, John A. Curtis, Ron Tarrant

Avec : Mark Hamill, Rae Dawn Chong, Mark Baur, Gordon Tipple, John Maclaren, John Thomas, Barry W. Levy, Brion James

Time Runner (1993)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.8

En conclusion

En doit regarder Time Runner que pour Mark Hamill et seulement si l’on veut se taper sa filmographie complète et que l’on a pas peur d’un long-métrage médiocre et inoffensif…

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