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Undisputed III: Redemption (2010)

Résumé : Boyka est de retour. Cette fois, il se bat dans le premier tournoi inter-prison avec un seul genou en état.

Critique : 

La saga Undisputed a bien évidemment marqué les esprits. Elle est, selon l’avis de plusieurs, l’une des meilleures franchises d’action à avoir vu le jour depuis le tournant du siècle. Personnellement, je suis totalement d’accord avec cette affirmation. Cependant, je m’apprête à créer une controverse en criant haut et fort qu’Undisputed III: Redemption n’est pas le meilleur film de la saga. Voici pourquoi…

Un détenu russe nommé Boyka vit gravement entravé par une blessure au genou subie à la fin de son dernier combat dans le ring de sa prison. Relégué au rôle de concierge dans son établissement pénitencier, il n’est plus le redoutable combattant qu’il fut jadis. Mais quand un nouveau tournoi de lutte internationale commence, Boyka souhaite retrouver sa dignité et obtenir une place dans ce tournoi. Il y devra affronter les meilleurs combattants des prisons des quatre coins du monde. Le champion y retrouvera sa liberté…

Scott Adkins (The Expendables 2) est de retour pour ce troisième volet de la saga Undisputed. Comme vous l’avez certainement deviné à ce point-ci, il n’est plus le grand méchant. Cette fois, ce bon vieux Boyka est le héros, notre champion que nous devons proclamer haut et fort. Le combattant est blessé et déprimé depuis sa défaite face à Michael Jai White. Il lave des toilettes en attendant de faire son grand retour.

C’est là que se réside mon plus grand problème avec le divertissement. Le second Undisputed avait la chance d’offrir un duel épique entre deux personnages intéressants et interprétés par des acteurs en excellente forme. Undisputed III croit qu’en offrir plus signifie être meilleur. Il plonge Adkins au milieu d’un tournoi face à une panoplie d’adversaires. Pendant la première moitié du film, nous sommes introduits à Turbo, joué par Mykel Shannon Jenkins, qui apporte légèreté tel un moustique qui tourne autour de Boyka.

Le scénario tente d’en faire un adversaire. Mais à mi-parcours, Undisputed III se souvient qu’il n’est pas le grand méchant et se rappelle qu’il a Marko Zaror (Savage Dog) à son générique. Son personnage de combattant dopé est le grand antagoniste. On le voit tabasser un combattant asiatique puis lire un bouquin à l’ombre. Undisputed III a le même problème que le cinquième Rocky. Après Mr. T et Dolph Lundgren, Sylvester Stallone a dû affronter un gamin dans la rue. Ici, après Wesley Snipes et Scott Adkins, nous avons un intellectuel drogué…

Si l’on exclut que le grand méchant ne soit pas spectaculaire, Undisputed III n’est pas si mauvais que cela. L’histoire est traditionnellement digne des tournois d’arts martiaux mis en scène au grand écran. Isaac Florentine (Closer Range) par sa part met les bouchées doubles derrière la caméra. Sans avoir un énorme budget, il parvient à faire du troisième volet un film plus spectaculaire avec plus d’ambition, plus de combats et une chorégraphie parfaite. Durant les combats, sa caméra reste toujours immobile. On peut voir tout ce qui se passe avec les combattants. C’est tout à son honneur, alors que ce n’était pas la mode à l’époque.

Undisputed III: Redemption est une oeuvre agréable. Je n’ai rien à dire de négatif sur le plan visuel. Mais le manque d’un adversaire effrayant me force à lui donner une note plus faible que bien des fanatiques de la saga.


Réalisation : Isaac Florentine

Scénario : David N. White

Avec : Scott Adkins, Mykel Shannon Jenkins, Mark Ivanir, Hristo Shopov, Marko Zaror, Robert Costanzo, Lateef Crowder, Esteban Cueto, Vernon Dobtcheff

Undisputed III: Redemption (2010)
4

Résumé

Malgré un Scott Adkins en superbe forme, Undisputed III ne parvient pas à atteindre les hauteurs de son aîné.

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