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Paradis du cinéma d'action

Universal Soldier : Regeneration (2009)

Résumé : Un militant terroriste kidnappe les enfants du Président russe et se réfugie en Tchernobyl, dans la célèbre centrale de cette localité. Après une tentative infructueuse de la part de l’armée américaine, on rééduque Luc Deveraux (Jean-Claude Van Damme, JCVD) afin qu’il retrouve les enfants, désarme une bombe nucléaire présente sur les lieux et y affronte les deux Universal Soldier présents (Andrei Arlovski, combattant de l’UFC et Dolph Lundgren, Rocky IV).

Critique : 

Suite directe au premier opus (Car le long-métrage ignore l’autre suite du premier opus (1999) et les deux suites télévisuelles de 1998) réalisée par John Hyams (Fils du réalisateur Peter Hyams, qui a fait Timecop avec Jean-Claude Van Damme et quelques autres films d’action et de science-fiction), l’œuvre nous ramène les deux soldats originaux, en caméo et en rôle secondaire. La décision de ramener Dolph Lundgren est discutable, voire même inutile, surtout que ce dernier n’apparait que dans le dernier tiers.

Le deuxième, qui offre une performance remarquable, n’a malheureusement qu’un rôle secondaire, où il passe la moitié de son temps à l’écran en traversant une sorte de période d’inspection où il se fait rééduquer pour devenir humain, puis, pour redevenir une machine. Même si le reste des acteurs sont des inconnus, cela nous fait plaisir de voir le caméo de Jon Foo (Tekken) et deux combattants de l’UFC (Mike Pyle et Andrei Arlovski)

Ce dernier, qui interprète le vilain principal, se révèle un excellent choix. Bien qu’il ne soit pas un grand acteur, il parvient à apporter à son personnage, le côté robot froid et méthodique, un peu comme Arnold Schwarzenegger l’avait fait lors de Terminator, ce qui manque aux personnages de Lundgren et Van Damme. Et il faut dire que son personnage est plutôt intéressant. Il est là, à roder dans la centrale nucléaire, tel un lion guettant sa proie.

Par-contre, le long-métrage frise l’insulte avec ses nombreuses incohérences. Des soldats américains équipés de façon ridicule, des ennemis qui n’entendent pas le boucan que fait un soldat en reconnaissance, le méchant qui se mange un tuyau qui transperce son cou et qui s’est remet sans grand dommage, une ville qui a poussée miraculeusement entre l’explosion de Chernobyl et les évènements du long-métrage, le chronomètre de la bombe qui a changé, malgré le fait qu’il fut arrêté, Luc Devreaux qui «guérit» de plusieurs années de thérapie comportementale en quelques instants etc.

Malgré-tout, le réalisateur nous a offert un incroyable boulot, vu les circonstances (Faible budget pour les ambitions, rumeurs sur le fait que JCVD ne voulait pas revenir, malgré les clauses de son précédent contrat qui l’obligeait, etc.). Sa réalisation est fluide, énergique. Il nous offre un superbe «plan-séquence» lorsque JCVD prend d’assaut la base ennemie et il sait bien mettre en scène les combats au corps-à-corps. Par-contre, son final est bâclé. Il nous laisse sur un «cliffhanger» qui vient gâcher tout plaisir éprouvé dans le long-métrage, tellement qu’il est ridicule, et c’est sans parler de son choix de musique lors des combats qui est, à toute fin pratique, grotesque, digne d’une série B, ce qu’est justement ce nouvel opus de la saga…


Directeur : John Hyams

Scénariste : Victor Ostrovsky

Acteur : Andrei Arlovski, Jean-Claude Van Damme, Mike Pyle, Dolph Lundgren

3.2
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