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Paradis du cinéma d'action

Vice (2015)

Résumé : Julian Michaels a conçu l’endroit ultime de villégiature : Vice, un endroit où tout peut arriver et où les utilisateurs peuvent assouvir leurs fantasmes avec des habitants artificiels qui ressemblent, qui pensent et qui ressentent comme des êtres humains. Lorsqu’une artificielle découvre sa condition et s’échappe, elle se retrouve coincée entre les mercenaires de Michaels et un policier, qui a juré de fermer cet établissement.

Critique : 

Bruce Willis (Die Hard) est devenu un spécialiste des longs-métrages sortant directement en vidéo. L’acteur débarque sur le plateau pour une journée ou deux, et malgré une bande-annonce qui laisse présager le contraire, il n’est à l’écran que pour quelques minutes, et ce dans chacun de ses longs-métrages, dont les qualités de production laissent parfois à désirer. Et bien, nous sommes dans le regret de nous annoncer que Vice continue sur cette lancée…

Vice commence lentement par une info-publicité mettant en vedette Willis et dès cette scène, le ton de ce film est lancé, nous savons que nous serons déçus par ce long-métrage. Le scénario du film se focalise sur une androïde qui sert à assouvir les pulsions de clients, venant dans sa réalité virtuelle afin d’avoir du plaisir. Et par la plus grande des coïncidences, ses clients sont tous des violeurs, des tueurs et des lesbiennes en quête de relations sexuelles. Après cette grande révélation, Vice décide de prendre quelques bonnes idées, essentiellement des idées provenant de Robocop, de Blade Runner, d’I, Robot, de The Matrix, de Terminator et de Westworld, il les mélange de façon atroces et il en tire une trame narrative doté d’un cohérence relative.

Pourtant, dans son ensemble, le scénario d’Andre Fabrizio et de Jeremy Passmore (Scénaristes de The Prince) a un certain potentiel, malgré son manque d’originalité. Avec quelques retouches et un brin d’originalité, nous pourrions presque dire que ce texte nous aurait donné un bon film de science-fiction, idéal pour un blockbuster intelligent de fin de saison. Mais, dans son état actuel, le scénario de Vice n’est qu’une succession de dialogues, de clichés et de scènes qui servent à engendrer des scènes d’action, tout en tentant, en vain, d’offrir un divertissement intelligent. Mais puisque vous avez sûrement vu la majorité des longs-métrages qui ont servi à la conception de ce film, vous ne risquez pas d’éprouver une grande satisfaction dans le travail de Fabrizio et de Passmore. Et puisque le long-métrage finit par un cliffhanger, nous pouvons également considérer le fait qu’une suite pourrait prochainement être mise en chantier, si les ventes en DVD et en vidéo-sur-demande génèrent un profit…

À la réalisation, Brian A. Miller nous offre un travail fort honnête. C’est le genre de réalisateur qui offre un travail et un effort constant, dans chacun de ses longs-métrages. Sans être une valeur sûre du cinéma d’action, Miller est un réalisateur que l’on peut qualifier de «fiable». Malheureusement, le scénario de Vice est trop ambitieux et les moyens mis à sa disposition sont trop faibles pour lui permettre de déployer l’entièreté de son talent. Miller est trop occupé à camoufler le faible budget et il ne peut se consacrer pleinement à sa tache. Ce faible budget est visible dans la majorité des scènes, causant ainsi quelques rires involontaires.

Clairement, nous pouvons dire que la production a eu un rabais dans une vente d’entrepôt, se procurant ainsi un lot considérable de lampes sur trépied. Des lampes que nous pouvons voir dans chaque scène, dans chaque plan de caméra (ou presque). Elles servent de lampes (évidement), mais aussi de meubles d’ambiance, de luminaires extérieurs, de «mannequins» dans une église, etc. Et clairement, nous pouvions affirmer que nous pouvons observer un «caméo» de la photo de profil (La silhouette blanche sous un fond bleu) que les nouveaux utilisateurs de Facebook obtiennent par défaut lors de leur inscription. Très certainement une faute de post-production…

Aussi, Miller a eu une idée assez étrange pour filmer une scène d’action en particulier. Après l’abus de «lens flare» (facteurs de flare) pour The Outsider et les ralentis floutés pour The Prince, il tente pour Vice un nouveau concept qui consiste à bercer très lentement la caméra, comme un parent qui berce son enfant pour l’endormir. Cela ne donne peut-être pas l’effet voulu, mais cela apporte un petit coté étrange à sa réalisation. Aidant partiellement la cause du film, la trame sonore d’Hybird (Man on Fire) offre quelques bons moments, incluant des passages au piano qui apportent une grande émotivité au récit. Mais puisque la majorité de cette trame sonore est assez basique, commune et omniprésente, nous aurions presque l’envie de couper le son de notre téléviseur, surtout que pour un grand nombre de scènes, la musique de Vice ne s’accordent pas avec le contenu de ces dernières.

Dans le rôle titre, Ambyr Childers fait un travail honnête et a le potentiel d’être un jour, une grande actrice. Malheureusement, son manque d’expérience et le contenu du scénario limitent sa performance et l’empêche de supporter correctement le poids de Vice sur ses épaules. Le gros atout de ce casting c’est Thomas Jane (The Punisher). Il est le seul acteur masculin à démontrer un intérêt dans cette production et il nous offre la meilleure performance du film. En toute franchise, les scènes comprenant cet acteur rehaussent le niveau de qualité du long-métrage et c’est un grand dommage qu’il n’ait qu’une rôle de soutien.

Le reste du casting est assez mauvais. Bruce Willis n’est ici que pour l’argent. Il offre une performance dénuée d’émotions, il lit ses lignes (À l’occasion) et nous pouvons presque dire (Avec quelques doutes) que la production a utilisé une doublure pour remplacer Willis dans les portions de scènes de dialogues où son personnage est présent et où nous ne voyons pas son visage. Johnathon Schaech (Prom Night) nous offre un homme de main assez étrange, alternant entre une performance introvertie et une performance de sociopathe désaxé, dans une scène en particulier. On peut aussi noter que Colin Egglesfield (All my Children) joue un scientifique fou, comme un méchant d’un dessin animé du dimanche matin et que Don Harvey (Die Hard 2) fait une apparition dans un rôle secondaire et ennuyeux.

Vice est un échec confirmant à nouveau la présence de Bruce Willis dans les confins du «DTV» d’action de seconde zone. Malgré quelques bonnes performances, une réalisation honnête et un scénario potentiellement intéressant (et aucunement original), Vice représente un échec retentissant. Espérons pour le bien des parties concernées, que la possible suite n’est jamais lieu, puisque la carrière de Bruce Willis ne risque pas de se remettre d’un tel échec…

1.75/5


Réalisation : Brian A. Miller

Scénario :  Andre Fabrizio, Jeremy Passmore

Avec : Ambyr Childers, Thomas Jane, Bryan Greenberg, Bruce Willis, Johnathon Schaech, Charlotte Kirk, Brett Granstaff, Ryan O’Nan, David Gordon, Colin Egglesfield, Don Harvey

Vice (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.2

En conclusion

Vice n’est pas un bon long-métrage. Si vous n’attendez rien de ce film et de Bruce Willis, Vice pourrait être pour vous. Autrement, j’attendrais qu’il tombe dans la section des DVD à faible budget de votre supermarché préféré pour vous le procurer…

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