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Paradis du cinéma d'action

Wild Card (2015)

Résumé : Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.

Critique : 

Parler d’un remake après avoir vu (Et critiqué…) le film original, c’est toujours un exercice intéressant. Sauf que pour Wild Card, ce ne fut pas un exercice très palpitant puisque le scénario de Wild Card est presque identique à celui de Heat, au mot près ou presque, me donnant ainsi l’impression de regarder le même film, deux fois en 48 heures… D’ailleurs, avant de vous parler du film de 2015, je vous invite à lire ma critique du film originel de 1986, en cliquant ici.

Mais maintenant, parlons de Wild Card, qui, rappelons-nous, est écrit par William Goldman (Last Action Hero), en se basant sur sa propre adaptation (en 1986), d’un roman qu’il a lui même écrit. Sauf que pour le long-métrage qui nous concerne, Goldman s’est contenté de polir le tout, en retirant certains dialogues controversés (Personne ne veut poignarder un chien ici…) ou en faisant du personnage principal, un être ayant la même personnalité (ou presque) que les personnes interprétées par Jason Statham (Transporter) à ce jour. Après-tout, il ne faut pas briser l’image de commerce de Statham et c’est pour cette raison que la personnalité de Nick Wild passe d’un trop de cul sympathique et aimable à un type sympathique, sans plus.

Également, Goldman a retiré la majorité des pointes de comédie à son scénario (Comme les ballerines en tutu ou le personnage principal qui se déguise en macro pour une scène.), pour vous offrir une histoire sombre et sérieuse. Aussi, lors de ma critique de Heat, j’avais mentionné que le film était un vrai bordel de genre et c’est également vrai ici, sauf que Goldman a eu la bonne idée de retirer la phase «Karate Kid» de son scénario (Qui était le plus mauvais du film originel.) et que le fait d’avoir un seul et unique réalisateur aide à lisser le tout en un ensemble relativement cohésif, camouflant ainsi ce bordel. Mais, puisque c’est presque un remake «mots pour mots», Wild Card hérite aussi de deux défauts de Heat, des défauts qui m’avaient grandement marqué à l’époque. L’antagoniste du film est aussi invisible et non-présent (Sauf pour deux scènes et demie) et le travail de Goldman ne parvient toujours pas à nous divertir, sauf qu’ici les petites retouches évitent que l’on s’ennuie comme dans le long-métrage de 1986.

Comme mentionné ci-haut, Wild Card n’a qu’un seul réalisateur, et c’est Simon West qui est à la barre. Ce film représente même la troisième collaboration entre West et Statham, après The Mechanic et The Expendables 2. Dans l’ensemble, West fait un bon travail, ayant l’habitude de travailler avec Statham. Dans les phases dramatiques, il filme avec retenue et un minimum de personnalité, sans faire de vagues ou utiliser une originalité quelconque, sauf pour quelques transitions entre deux scènes. Cependant, on sent que le réalisateur était réellement en forme sur le plateau de tournage à travers les jolis plans de la ville en général (Sa caméra nous montrant alors le Las Vegas que l’on a pas l’habitude de voir au cinéma, c’est-à-dire le Las Vegas tel que vu pas les habitants de la ville du vice.) et à travers les scènes d’action. Ces dernières, au nombre de trois, sont assez intenses et spectaculaires, bien que courtes, et transposent Jason Statham, dans le film le plus sanglant de sa carrière solo.

Par-contre, un regret à l’horizon, le combat final de Wild Card est bien pâle en comparaison de celui du film original. Ici, Statham et les hommes de mains de service ont une brève, mais intense, bagarre qui dure 90 secondes tout au plus, ce qui fait qu’en une pause toilette, on peut manquer l’entièreté du final, tant la mise en contexte, la bagarre, le dénouement et l’épilogue. Également, il me faut mentionner que la trame sonore de Wild Card est fort jouissive avec une compilation de plusieurs succès musicaux liés à Las Vegas et à la fête de Noël en plus de la musique de Dario Marianelli (V for Vendetta) qui accompagne parfaitement l’intrigue en toute discrétion, à une scène près.

Dans le rôle titre, Jason Statham nous offre la meilleure performance de sa carrière, enfin depuis une décennie ou presque. Il interprète Nick Wild avec beaucoup de nuances, même si le script du film est plutôt banal, et on regrette beaucoup que Statham ne trouve pas de scénario alignant parfaitement ses talents d’acteurs et de bagarreurs. Le reste du casting est difficile à évaluer, puisqu’à l’exception de Michael Angarano (Sky High) et de Dominik García-Lorido (City Island), tous les autres acteurs ont des caméos plus ou moins longs. Cependant, il me faut noter que la présence de Stanley Tucci (The Terminal) pour une scène et demie est rafraîchissante comme toujours et que Milo Ventimiglia (Rocky Balboa) n’était peut-être pas un choix judicieux pour interpréter un violeur fils à papa colérique.

En conclusion, il me faut dire que Wild Card n’est pas un grand film. Il n’est même pas un bon film, à un bon tel que je ne peux vous le recommander. Wild Card hérite des défauts du scénario de Heat (Après-tout Goldman n’a fait que quelques changements esthétiques entre les textes des deux films.) et les quelques qualités de son réalisateur et de ses interprètes ne peuvent sauver ce film du désastre. On dit que janvier est le mois préféré des distributeurs pour nous sortir leurs mauvais films au cinéma, ce qui est vrai avec ce film, qui est, malheureusement, l’un des mauvais films de Jason Statham

1.5/5


Réalisation : Simon West

Scénario : William Goldman

Avec : Jason Statham, Michael Angarano, Dominik García-Lorido, Hope Davis, Milo Ventimiglia, Max Casella, Stanley Tucci, Jason Alexander, Sofía Vergara, Anne Heche, François Vincentelli, Chris Browning, Matthew Willig

Wild Card (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.5

En conclusion

Ayant plusieurs difficultés à divertir son spectateur, Wild Card est un film à recommander aux fans de Jason Statham et de Jason Statham seulement.

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