2099: The Soldier Protocol (2019)

Résumé : Matt se porte volontaire pour une expérience qui promet de redonner de la mobilité à ses jambes; mais il ne sait pas à quel prix.

Critique : 

Il y a de nombreuses façons de faire un long-métrage avec des moyens limités. 2099: The Soldier Protocol – aussi connu sous le titre The Wheel en Australie – tente cet exploit avec un plan bien précis en tête. Deux acteurs, une vedette américaine afin d’attirer un public naïf, et trois pièces suffisamment grandes pour servir de décors. C’est tout ce qu’il a fallu à la cinéaste Dee McLachlan (Running Wild) pour nous proposer une oeuvre qui sera probablement démolie dans les lignes qui suivent…

Dans un avenir proche, le détenu paraplégique Matt Mills rencontre les dirigeants d’une entreprise ayant de grands projets pour lui. Sous pression et avec la promesse de faire marcher à nouveau, Mills accepte de se porter volontaire. Il se réveille dans une cellule. À chaque fois que la porte de sa cage s’ouvre, il doit affronter des individus masqués envoyés par deux tortionnaires dans une salle de contrôle située à l’autre bout de l’établissement. Pour survivre, Mills devra se raccrocher à sa seule raison de vivre : sa fille.

Mon introduction était peut-être exagérée. Il faut l’avouer. Hélas, 2099: The Soldier Protocol est ni plus ni moins qu’un film d’arts martiaux des années 70. Pas nécessairement ceux de Bruce Lee, mais ceux de Bruce Li. Une copie d’une copie d’une copie dotée d’un budget minime et d’un acteur sur le déclin dans un rôle secondaire. La seule raison qui permet au divertissement de ne pas être un navet hilarant, c’est qu’aujourd’hui, n’importe qui peut faire un film de qualité avec un téléphone. Ou faire des effets spéciaux sur un ordinateur portable.

2099: The Soldier Protocol a effectivement quelques notions solides avec ses visuels. Mais c’est tous les atouts qu’il a dans sa manche. L’histoire est presque inexistante. Les personnages sont peu exploités. Un type se bat sans cesse dans une arène. Une femme le regarde et frémit d’excitation. L’homme responsable de cette torture est un psychopathe se droguant avec une bouteille de parfum pour la salle de bain. 2099: The Soldier Protocol ne fait pas plus d’efforts. Il tente d’humaniser son héros avec des hallucinations de sa fille. C’est mal amené et ces séquences sont, en toute franchise, un peu flippantes.

La vaste majorité des combattants et des agents de sécurité de ce complexe portent un masque. Un détail anodin qui me fait penser que la production a peut-être décidé d’utiliser les mêmes cascadeurs pour chacune des scènes d’action. Après tout, les trois quarts de l’action du divertissement se situent dans le centre de contrôle de David Arquette (Scream), dans la cellule du prisonnier et dans un couloir. Tout le budget a possiblement été dépensé dans les effets spéciaux du film. Ceux-ci se résument aux écrans que visionnent Arquette et son assistante. On ne peut nier que 2099: The Soldier Protocol n’a pas mis les bouchées doubles à ce niveau.

Pour ce qui est d’Arquette, il est inutile de dire que l’acteur est assez mauvais. Il semble se forcer pour livrer un antagoniste terrifiant et plus grand que nature. Mais Arquette n’a jamais été exemplaire dans ce genre de performance. Et 2099: The Soldier Protocol ne propose aucun matériel crédible à l’acteur. Lorsqu’on te demande de te vaporiser le visage avec un désodorisant de toilette, il est impossible de s’attendre à un miracle.

Il est difficile critiquer 2099: The Soldier Protocol sans éclater de rage. Le film est mauvais. La distribution est mauvaise. Le texte est horrible. Ne visionnez pas le film, c’est tout ce que l’on peut vous recommander.


Réalisation : Dee McLachlan

Scénario : James S. Abrams

Avec : Jackson Gallagher, Kendal Rae, David Arquette

2099: The Soldier Protocol (2019)
0.5

Résumé

2099: The Soldier Protocol sera probable le pire film d’arts martiaux de 2020.

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