24 Hours to Live (2017)

Résumé : Un assassin cherche la rédemption après avoir reçu une seconde chance à la vie.

Critique :

Depuis sa sortie, le film d’action John Wick s’est mis à engendrer des répliques de qualité plus ou moins honorable. Des clones qui transforment le moindre acteur en vedette du cinéma d’action. Cette fois-ci, les producteurs de la trilogie John Wick ont décidé de métamorphoser Ethan Hawke en tueur à gages avec moins de 24 Hours to Live. Le tout étant enveloppé dans une prémisse teintée de science-fiction et parfum africain.
24 Hours to Live suit la structure classique du tueur à gages qui cherche à se venger de son ancien employeur. Le divertissement joue sur des notes peu originales, mais il le fait bien en nous transportant dans un univers assez intéressant. Le scénario est une véritable machine calibrée à la minute près, avec des dialogues et des situations qui se développent à un rythme parfait. Le tueur interprété par Hawke est un cas classique de l’assassin avec des remords, avec de nombreux flashbacks mal insérés.
Ces derniers sont pour la majorité causés par une drogue permettant de réanimer un cadavre pour 24 heures. Un élément de science-fiction qui est strictement inutile. Le seul handicap que 24 Hours to Live doit affronter, c’est le fait que son seul élément d’originalité ne mène nulle part. L’histoire part du principe que le tueur n’a que 24 Hours to Live après sa mort, sauf que les scénaristes ne tentent pas d’instaurer un élément d’urgence lié au chronomètre. À part le personnage principal, on n’explore pas cette idée avec précision, restant dans des contrées conventionnelles la majorité du temps. Le tout se résume à une montre que Hawke a sous la peau et qu’il consulte à l’occasion. Cela se résume aussi aux nombreux flashbacks; des effets secondaires créés pour susciter une émotion envers le tueur qui revoit constamment des membres de sa famille. Cela ne fonctionne pas réellement alors que ces quelques scènes font office de remplissage dans un long-métrage déjà assez court.
Techniquement parlant, nous avons la chance d’avoir Brian Smrz derrière la caméra. Smrz est un cascadeur et second réalisateur de renom pour plusieurs superproductions du studio américain Fox, comme les futurs The Predator ou X-Men; Dark Phoenix. L’expérience du cinéaste se ressent surtout dans les scènes d’action. Compétent durant les dialogues, Smrz parvient à presque faire des miracles avec le budget limité du film lorsque les armes à feu sortent de leurs fourreaux, notamment grâce à des plans de caméra énergétiques et dynamiques. Seule la séquence finale déçoit un peu, car notre héros prend d’assaut un gratte-ciel rempli d’ennemis; dans un enchaînement qui ne met en évidence que le premier et le dernier étage de l’immeuble.
Bien évidemment, Ethan Hawke (Training Day) est solide et crédible en tant que tueur à gages; tout comme Qing Xu (Looper) qui lui donne souvent la réplique. Au niveau des méchants nous sommes néanmoins un peu en reste. Paul Anderson (Peaky Blinders) et Liam Cunningham (Game of Thrones) sont assez génériques et facilement oubliables. Heureusement, sur une note plus positive, 24 Hours to Live nous permet d’apprécier à nouveau Rutger Hauer (Blade Runner), dans un petit rôle fort sympathique.
24 Hours to Live est une machine huilée qui nous montre tout ce qui fonctionne dans le monde des DTV. Doté d’une histoire simple mais efficace, ainsi que d’un cinéaste fort compétent, le long-métrage offre une distraction fort intéressante et une alternative respectable à John Wick.


Réalisation : Brian Smrz

Scénario : Ron Mita, Jim McClain, Zach Dean

Avec : Ethan Hawke, Qing Xu, Paul Anderson, Rutger Hauer, Tyrone Keogh, Nathalie Boltt, Liam Cunningham, Hakeem Kae-Kazim

24 Hours to Live (2018)
4

Résumé

24 Hours to Live reprend l’histoire classique du tueur à gages avec une conscience et nous offre un profond divertissement.

Sending
User Review
4 (1 vote)

Add a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *