24 Little Hours (2020)

Résumé : Un ex-escroc vengeur se lance dans une tuerie de 24 heures, sans jamais dire un mot. La policière discréditée enquêtant sur l’affaire est convaincue qu’il y a plus que ce que les preuves suggèrent.

Critique : 

Première exploration du cinéma de Paul Knight (Tomorrow Never Knows), 24 Little Hours est assez étrange. Le spécialiste du cinéma à petit budget a tenté une expérience audacieuse. 24 Little Hours raconte une virée meurtrière commise par un criminel récemment sorti de prison et ses complices et une enquête policière. Non pas comme un film, mais comme deux courts-métrages interconnectés…

Après une décennie passée en prison, une brute n’a que deux objectifs. Trouver une prostituée pour passer un bon temps, et ensuite réunir ses anciens collègues pour une vague de meurtres. Son objectif : Tuer tous les responsables du meurtre non résolu de sa sœur, une pauvre tenancière de bar. À ses trousses, une policière ayant quelques fautes professionnelles à son actif tente d’empêcher le carnage de perdurer. Tôt ou tard, elle devra trouver la vérité entourant la mort de cette pauvre femme…

24 Little Hours est littéralement deux différents films. Chacune des deux sections est filmée différemment. Chacune des deux sections a une trame sonore. Chacune des deux sections a sa propre distribution avec quelques personnages-clés qui traversent les deux courts-métrages. On sent que Paul Knight a tenté d’être le prochain The Usual Suspects, avec ses narrateurs qui racontent une vérité, pas nécessairement la véritable vérité, à une policière qui tente de résoudre l’affaire. Et en parallèle, on suit ce qui s’est véritablement passé, comme dans The Usual Suspects. Avec bien évidemment un revirement en fin de parcours…

L’effort est tout à fait louable, surtout que le cinéaste et scénariste n’a eu que huit jours de tournage pour réussir cet exploit. Enfin, réussir est une certaine exagération de ce que 24 Little Hours est en réalité. Comme mentionné plus haut, nous avons l’impression de visionner deux courts-métrages montés ensemble. Et le problème du film, c’est que l’un de ces courts-métrages est assez ennuyeux.

Une section suit un criminel dont le nom m’échappe. Ce 40 minutes est très bon. Oui, le scénario est assez cliché pour quiconque qui a déjà vu un film de gangster britannique. Sauf que Paul Knight maîtrise suffisamment son art pour créer une machine bien huilée, capable de tirer de bonnes performances d’acteurs méconnus et de délivrer un certain sentiment de tension. Oui, les fusillades et autres éléments de la production de 24 Little Hours sont parfois justes, mais en tenant compte du tournage minuscule de l’oeuvre, il est impossible d’émettre une plainte.

L’autre section suit une policière interprétée par Fiona Skinner (Taboo) qui interroge de multiples témoins. La majorité de ses scènes se déroulent dans la même pièce. L’éclairage n’est pas superbe. La prise de son faite par Knight n’est pas si terrible. L’agente Summers n’est même pas une personne intéressante. La majorité du temps, elle est assez irritante, comme si le scénario tente de nous mélanger. Est-elle une alliée ou une ennemie? Une question qui n’a aucune importance dans le récit de 24 Little Hours. L’expérience de Paul Knight a échoué. Si l’on pouvait retirer toutes ces séquences du montage de 24 Little Hours, le film pourrait se renommer « 40 Little Minutes ». Mais on aurait au moins un vrai divertissement entre les mains.

24 Little Hours a une histoire relativement simple. Par contre, Paul Knight a de l’ambition et il tente quelque chose d’inédit, à la limite du révolutionnaire. Il se plante royalement, mais il parvient malgré tout à nous offrir un long-métrage dont une moitié est, en réalité, très bonne et divertissante…


Réalisation : Paul Knight

Scénario : Paul Knight

Avec : Kris Johnson, Fiona Skinner, Marc Bannerman, Danny Midwinter, Neal Ward, Karl Hughes

24 Little Hours (2020)
2.4

Résumé

24 Little Hours est un film de gangster britannique qui n’offre rien de suffisamment solide pour marquer les esprits.

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