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Paradis du cinéma d'action

4Got10 (2015)

Résumé : Un homme blessé se réveille au beau milieu des restes d’une fusillade dont il ne se rappelle plus, ses souvenirs étant effacés par un coup sur la tête durant cette dernière. Il devra fuir la scène et se cacher de la police locale, de la DEA et d’une organisation criminelle…

Critique : 

Timothy Woodward Jr. est un drôle de réalisateur. Débutant sa carrière en 2013, il enchaîne les projets tel un Usain Bolt du cinéma. Juste cette année, il a six longs-métrages qui ont été distribués ou qui doivent sortir quelque part sur la planète. Dans les dernières semaines, trois de ces films prirent d’assaut les États-Unis. De ce lot, un seul a traversé la frontière au Canada (Sans passer par la case Amazon…), et c’est 4Got10, le sujet de cette critique…

Brian Barnes se réveille au milieu du désert, blessé, sans mémoire et sans aucune idée des événements l’ont amené à être entouré de huit cadavres et d’une voiture remplie de cocaïne. Barnes est poursuivi non seulement par un trafiquant de drogue notoire qui tente désespérément de récupérer son argent et par un mystérieux agent de la DEA, mais aussi par le shérif corrompu du coin qui veut à tout prix mettre la main à cette fortune nouvellement acquise. En fuite, Barnes découvrira au fur et à mesure que ses souvenirs reviennent, qu’il veut rien savoir de l’homme qu’il était réellement.

4Got10 est à l’image de son réalisateur, un petit film excentrique. 4Got10 est son plus grand projet et malheureusement, Timothy Woodward Jr. se plante solidement. Il tente d’offrir une sorte d’hommage au cinéma de Tarantino, consciemment ou non, mais le scénario comporte tellement de faiblesses que le tout s’effondre sur lui-même. De plus, le texte de Sean Ryan (Lunch Break) confond les genres cinématographiques, en voguant du thriller policier, au western, à la comédie en passant par le cinéma d’action pur et dur.

Le tout s’amalgame assez difficilement alors que les dialogues sont insipides et que le réalisateur peine à atteindre la marque des 80 minutes avec un scénario ayant suffisamment de contenu pour un épisode quelconque d’une série d’une heure. Et le pire dans 4Got10, c’est lorsque le scénario tente de nous faire rire avec un gag déplacé, comme lorsque deux personnages se tirent dessus en atteignant mortellement l’autre, tombent au sol, et continuent la fusillade une balle à la fois assis l’un devant l’ature, comme un mauvais cartoon de Bugs Bunny. Néanmoins, il faut donner du crédit à Sean Ryan pour inclure plusieurs revirements de situation inattendus, afin de surprendre le spectateur à de multiples reprises. Mais, il pousse son délire dans les dix dernières minutes, qui offre un revirement final si pénible à suivre, que nous avons tout simplement envie de quitter l’écran.

Derrière la caméra Timothy Woodward Jr. (Finders Keepers: The Root of All Evil) a peu de moyens à sa disposition et il choisit de dépenser son argent aux mauvais endroits, en se payant de superbes génériques d’ouverture et de fin et des minis-génériques donnant un surnom à chaque personnage important de l’intrigue dès que ce dernier apparaît à l’écran pour la première fois (Des surnoms comme «The Sherif», «The Outlaw», «The Lawyer»…), comme si nous étions trop stupides pour comprendre la signification et le métier de chaque protagoniste. À la place, cet argent aurait pu être dépensé dans des endroits plus pratiques comme dans le département des effets spéciaux (Les effets par ordinateur sont minimes mais hideux…) ou dans le budget de l’accessoiriste qui «modifiait» toutes les marques de produits connus pour ne pas froisser les grandes compagnies de ce monde (Comme Pfizer propriétaire de la marque Advil.), dont tout le budget se résume à un rouleau de ruban électrique…

Mais blague à part, Woodward Jr. offre une caméra adéquate et moderne avec quelques bons effets de mise en scène et une excellente cinématographique, des éléments camouflés par les scènes d’action molles du genou et par un ou deux plans douteux (Mais rien de bien grave…). En fait, le grand problème derrière la réalisation de 4Got10 réside dans le montage bipolaire, qui coupe abruptement certaines scènes sans aucunes raisons,  mais qui étire d’autres scènes pour atteindre la marque des 80 minutes. La composition sonore de Sid De La Cruz (Checkmate) est un autre élément dérangeant de 4Got10, alors que les notes de l’artiste valsent entre des musiques indiennes, des musiques mexicaines, de la musique rythmée digne d’un jeu vidéo et des sons visiblement inspirés du travail de Ennio Morricone (The Good, The Bad & The Ugly).

Au casting de 4Got10 nous avons un casting rempli d’acteurs notoires qui ont tous des rôles assez importants dans cette production. Johnny Messner, un acteur vaguement disparu de la circulation après des rôles dans Tears of the Sun et Anacondas: The Hunt for the Blood Orchid, a le rôle principal de 4Got10. Messner offre une bonne performance, nous donnant même envie de le suivre dans plus de projets cinématographique. Dolph Lundgren (Universal Soldier) offre également une grande performance, lui qui prend définitivement un coup de vieux dans ce long-métrage. Michael Paré (Streets of Fire) et Danny Trejo (Machete) ont également des rôles assez importants, mais ils ont des prestations assez mitigées.

Par-contre, il y a quelques grosses erreurs dans ce casting. D’abord nous avons Natassia Malthe (La franchise BloodRayne) qui est totalement en roue libre avec une performance assez horrible et énervante. Et puis il y a Jon Foo (Tekken), un acteur qui sera prochainement la vedette de la série Rush Hour, qui tient un rôle de figurant, étant présent dans deux scènes (Qui ont été visiblement tournées dans la même journée…) où il n’a que quelques mots à dire, ce qui est un véritable gâchis si vous voulez notre opinion…

4Got10 est un autre navet à mettre dans la filmographie de Dolph Lundgren, qui a eu un mois d’octobre assez difficile. Visiblement handicapé par un horrible scénario et par quelques soucis techniques, Timothy Woodward Jr. n’a pu faire de 4Got10 un film agréable à regarder, malgré l’effort mis par Lundgren et les autres acteurs de cette production. C’est peut-être ce qui arrive lorsque l’on réalise six longs-métrages en une seule année…


Note : 1.5 / 5

Réalisation : Timothy Woodward Jr.

Scénario : Sean Ryan

Avec : Johnny Messner, Dolph Lundgren, Danny Trejo, Vivica A. Fox, Michael Paré, Natassia Malthe, John Laughlin, Angell Conwell, Klement Tinaj, Jon Foo

4Got10 (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.3

En conclusion

Faites nous une fleur et ne visionnez pas 4Got10, même si vous êtes fans de Dolph Lundgren

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