7 Guardians of the Tomb (2018)

7 Guardians of the Tomb reprend la trame narrative d’Aliens avec des araignées cannibales et devient d’un des plus mauvais films de 2018.

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Résumé : Une découverte innocente d’une momie de la Chine Ancienne dévoile un secret qui aurait dû rester enterré.

Critique :

Anciennement connu sous le nom de Nest, 7 Guardians of the Tomb (probablement renommé pour être classé plus haut dans les index de VOD / Blu-ray et pour copier Guardians of the Galaxy…) surfe sur la vague de Bait 3D. Le film horrifique de 2012 connut un succès monstre en Chine, ce qui a permis à son créateur, Kimble Rendall, de financer 7 Guardians of the Tomb. Une « suite » spirituelle de Bait où un groupe de joyeux lurons doivent affronter des araignées tueuses…

7 Guardians of the Tomb est une affreuse blague. En soi, le long-métrage ne sera peut-être pas le plus mauvais film de 2018. Il est tôt dans l’année pour spéculer, mais 7 Guardians of the Tomb risque de faire partie des navets de 2018. Le film a deux problèmes si énormes qu’il est impossible d’aimer ce qui défile durant nos yeux durant 90 minutes. Souvent, dans nos critiques des productions du studio de The Asylum, nous disons que leurs films copient les gros canons d’Hollywood. Ici, 7 Guardians of the Tomb reprend la structure narrative d’Aliens, reprend quelques scènes cultes de ce classique et reprend mêmes ses personnages, quitte à appeler notre héros Ripley… Jusqu’ici, nous pourrions qualifier 7 Guardians of the Tomb d’hommage à Aliens, sauf le long-métrage reprend des scènes et des thèmes cultes de films importants dans la culture hollywoodienne (Tomb Raider, Alien, Alien 3, Indiana Jones (1 et 3), Lord of the Rings, Psycho, The Mummy, Jurassic World) et les insère même si cela n’a aucun sens ou logique.

Oui, 7 Guardians of the Tomb se fait traiter sévèrement par nos soins, mais il est impossible de croire que quatre scénaristes ont sérieusement pour créer un scénario qu’ils espéraient être cohérents. Surtout que le long-métrage débute par un cactus dans le postérieur avec un long montage de dix minutes avec des flashbacks sur différentes époques qui s’entrecroisent avec un dessin animé. Un autre exemple de manque de cohérence réside dans les personnages; des caricatures si minces que cela en devient ridicule. Le pire cas de figure réside dans l’élément comique du long-métrage qui lance la même blague à chaque scène. La première fois l’on rit, mais ensuite…

Ces mauvais personnages, et du doublage douteux, causent, en partie l’autre problème de 7 Guardians of the Tomb. La distribution du long-métrage est horrible. Tous les acteurs sans exception ont des difficultés à être convaincants dans leurs rôles. Bingbing Li (Transformers: Age of Extinction) est la plus grande victime de cette problématique parce que l’actrice tente présentement de percer sur le marché nord-américain depuis quelques années. À l’opposé, Kelsey Grammer (Transformers: Age of Extinction) reste crédible grâce à son talent immensément plus grand et à une volonté claire de l’acteur d’avoir du plaisir à l’écran.

La seule qualité de 7 Guardians of the Tomb demeure son cinéaste, Kimble Rendall. Son oeuvre est très bien filmée. Ses plans de caméra sont impressionnants et les décors qu’il a sous la main rivalisent avec le meilleur d’Hollywood. La production australienne jouit également d’effets spéciaux de haut niveau qui permettent de créer des araignées crédibles et terrifiantes. Même que 7 Guardians of the Tomb ne mérite votre visionnement que pour ces créatures et pour la maîtrise technique de Rendall. Pour conclure sur une notre négative, Rendall tente honteusement de nous faire ressentir une émotion durant une scène où un personnage expérience un flashback composé d’images de diverses tragédies planétaires; un coup bas douteux qui survient à un moment étrange du long-métrage. Surtout que ces images n’étaient pas du tout nécessaires à la scène en question…

Malgré une critique qui va dans toutes les directions, il est évident que nous n’allons pas vous recommander 7 Guardians of the Tomb. Le film est une perte de temps. Bien que joli, 7 Guardians of the Tomb est si mauvais qu’il est presque impossible d’être amusé par un bordel qui viole honteusement nos classiques d’enfance.


Réalisation : Kimble Rendall

Scénario : Kimble Rendall, Paul Staheli, Gary Hamilton, Jonathan Scanlon

Avec :  Bingbing Li, Kellan Lutz, Kelsey Grammer, Shane Jacobson, Jason Chong, Stef Dawson

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