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Paradis du cinéma d'action

Absolution (2015)

Une équipe de tueurs à gages vont en Russie pour un coup, mais sont coincés dans cette ville. Alors qu’ils attendent, l’un d’entre-eux tombe sur une demoiselle venant de se faire attaquer par des hommes mystérieux. En décidant de sauver la vie de cette dame, ce tueur découvre qu’il s’est battu pour les mauvaises choses dans la vie et tente de retrouver les personnes responsables du crime envers cette jeune demoiselle.

Critique : 

Il y a de ces vedettes qui refusent de mourir. Steven Seagal (Under Siege) est l’une de ces vedettes. Malgré le fait qu’il ait dépassé le cap des soixante ans, il continue à tourner des films d’action à un rythme assez remarquable pour son âge avancé. Malheureusement pour lui, il sera bientôt le temps que Seagal ralentisse et/ou prenne sa retraite et Absolution n’est qu’une preuve de ce fait…

Un tueur à gages ne travaillant plus pour le gouvernement revient travailler pour ce dernier pour une ultime mission en Urkraine. Une fois ce contrat accompli, il se détend dans un bar lorsqu’une femme vient le voir, lui demandant de l’aide. Ce dernier accepte et entreprend une route de rédemption en tuant les hommes qui la poursuivent.

Troisième volet d’une trilogie qui n’a aucune continuité même si les films mettent en scène le même personnage (Absolution vient détruire le peu de logique de cette franchise puisque la seule existence  de ce long-métrage sous-entend que A Good Man (Sorti en 2014) mettait en scène un Seagal dans sa trentaine…), Absolution est un cas classique d’un mauvais film de Seagal où tout tombe en ruines.

En plus d’être illogique (Un personnage traverse la moitié de la Terre en quelques minutes…), Absolution souffre d’un scénario qui prend trente minutes à démarrer (C’est à ce moment que l’histoire avec la jeune demoiselle d’origine européenne commence.) et qui a une certaine tendance à reprendre plusieurs moments des précédents films de Seagal pour tenter d’en faire un tout cohérent. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois-ci, le collage est si étrange que l’univers créé par Absolution a une tendance à s’effondrer sur lui-même. Sauf que cette fois-ci, Seagal est le personnage secondaire de son propre long-métrage, ce qui risque de décevoir quelques fans de cet acteur.

Keoni Waxman (True Justice) est bien conscient de ce problème et c’est pourquoi il concentre (Surement de façon inconsciente…) ses efforts sur Byron Mann (Street Fighter), véritable vedette de ce long-métrage. Il a les meilleures scènes, les meilleures répliques, il offre les meilleures scènes de combat, la caméra l’aime et il aime la caméra… Et c’est probablement pour cette raison que le reste de la réalisation de Waxman est anecdotique.

Lorsque Mann n’est pas devant la caméra (Et même des fois lorsqu’il y est.), Waxman est en mode «Filmons n’importe quoi sans se préoccuper des détails». Sa caméra filme les acteurs de façon convenable, mais il cause un nombre incroyable de faux-raccords et de moments de honte pour le spectateur, des erreurs qui furent impossible au monteur de camoufler. Waxman ne fait aucun effort pour camoufler ses doublures. Lorsque ces dernières ont le même physique que ses acteurs, comme pour Vinnie Jones, ce n’est pas un problème, mais lorsque la doublure de Seagal (Qui fait une bonne partie de ses propres scènes de combat.) entre en jeu pour ses actions aussi que marcher ou se tenir de dos, cela devient comique. À sa décharge, Seagal s’est légèrement blessé à l’une de ses mains lors du tournage d’Absolution, ce que vous pouvez constater lorsque son pansement apparaît et disparaît durant les quatre-vingt-dix minutes de ce film. Et que dire de l’éclairage utilisé par Waxman qui est visible dans toutes les scènes, camouflant même les yeux des acteurs (Qui portent majoritairement des lunettes de soleil.) ou de l’équipe de tournage qui est totalement visible dans un court plan de caméra…

Dans le rôle titre, Steven Seagal est égal à lui-même. Il se bat avec un air de jeunesse pour quelques instants et son jeu d’acteur est en grande forme alors qu’il se permet quelques moments d’émotions, mais contrairement à un Schwarzenegger dans Maggie, Seagal ne parvient pas à rompre la froideur et la neutralité de son visage. Byron Mann vole la vedette, lui qui joue avec Seagal pour la troisième fois de sa carrière. Absolution offre le plus grand rôle de Mann depuis des années (Lui a qui souffert d’une damnation professionnelle après les échecs de Street Fighter et de Catwoman.), et ce dernier en profite largement. Mann offre la meilleure performance de sa carrière et il en profite pour avoir quelques scènes assez sympathiques, dont un combat assez divertissant contre des hommes de main, qui se déroule dans leur repère et qui inclut un interrogatoire avec de l’eau bouillante et potentiellement, de la soupe.

Pour sa part, Vinnie Jones (Snatch.) se voit glorifier d’un caméo de luxe. Il est présent pour quatre scènes et l’une d’elles souffre d’un léger problème technique sonore survenu lors de l’enregistrement de sa voix. Mais bon, il semble bien s’éclater et sa présence est bienvenue, même si son «affrontement» contre Seagal ne dure que quelques secondes. Le reste du casting est plutôt mauvais. Les acteurs qui composent cette distribution ont moins de charisme que le grand Seagal lui-même, mais nous nous souviendrons de Adina Stetcu qui a quelques bons moments.

En considérant la filmographie de Steven Seagal, Absolution n’est pas un mauvais film, même que l’on pourra dire qu’Absolution est, en théorie, l’un des meilleurs films de cet acteur depuis le début de l’an 2000. Mais, les nombreux problèmes scénaristiques et techniques, que Waxman semble ignorer complètement, empêchent Absolution d’atteindre ce statut. Surtout qu’après-tout, Absolution est plus un film de Byron Mann, qu’un film de Steven Seagal, et c’est dans cette optique que vous devez visionner ce long-métrage.

2 / 5


Réalisateur : Keoni Waxman

Scénario : Keoni Waxman, Richard Beattie

Avec : Steven Seagal, Byron Mann, Howard Dell, Adina Stetcu, Vinnie Jones, Josh Barnett, Maria Bata, Dominte Cosmin

Absolution (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
1.9

En conclusion

Les fanatiques de Seagal auront peut-être quelques difficultés à apprécier Absolution, même si on aura vu bien pire de la part du célèbre acteur…

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