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Altered Carbon – Saison 2 (2020)

Résumé : Takeshi Kovacs, le seul survivant d’un groupe de guerriers interstellaires d’élite, poursuit sa quête  pour retrouver son amour perdu, Falconer Quellcrist. Après des décennies de sauts de planète et de recherches dans la galaxie, Kovacs est recruté sur sa planète natale, Harlan’s World, avec la promesse d’y retrouver Quell.

Critique : 

Après deux années d’attente, la série de Netflix Altered Carbon est de retour pour une seconde saison. Le problème, c’est que la première vague d’épisodes était assez solide. Loin d’être parfaite, la série prenait des risques et nous plongeait dans un univers riche et intriguant. Cependant, pour la suite des aventures de Takeshi Kovacs, les scénaristes ont décidé de jouer de prudence.

Poursuivant sa quête, Takeshi Kovacs erre de planète en planète à la recherche de son grand amour. Après des décennies de recherche, une mercenaire le retrouve et lui dit qu’un riche homme d’affaires requiert sa protection en échange d’informations sur Quellcrist Falconer. Il accepte cette chance d’obtenir une première piste valable pour découvrir à son réveil le cadavre de son employeur à ses pieds ainsi qu’un monde hanté par les fantômes du passé.

Prenant encore plus de libertés avec le matériau d’origine, Altered Carbon nous ramène en quelque sorte aux origines de notre héros qui doit revenir sur la planète ayant débuté ses aventures intergalactiques. Sauf que le voyage manque d’originalité. C’est une affirmation étrange pour une série qui a fait jaser d’elle pour son audace. Cette seconde saison garde cette audace, enfin celle qui nous a été présentée en 2018. Et elle nous ressert essentiellement la même chose, dans un ordre différent et avec deux épisodes de moins.

Il suffit d’échanger la sœur de Takeshi Kovacs pour sa conjointe et on retrouve les mêmes développements, avec un peu de chirurgie plastique pour camoufler le tout. Et pourtant, le tout connait un départ assez canon. On est loin de la première saison, mais Altered Carbon demeure solide durant sa première moitié de saison. Par la suite, le soldat doit tenter tenté de sauver la planète d’un péril. Et Altered Carbon atteint un plateau. Incapable de s’améliorer ou de continuer sur sa lancée, elle ne fait que dériver vers l’infini; tel un déchet emporté par le vent.

Et c’est là qu’Altered Carbon est incapable de répondre aux attentes. Cette série est ni plus ni moins qu’un groupe de musique qui plane sur la vague d’un premier succès planétaire et qui ne tente pas d’en obtenir un deuxième. La série est plus légère, plus accessible. Elle ne tente plus de dénoncer des trucs, d’être violente, d’être sanglante, d’être vulgaire. La déchéance de l’humanité n’est plus. Les décors dignes de Blade Runner sont remplacés par ce que l’on voit traditionnellement lorsqu’une série digne d’économiser son budget : des couloirs et des conifères canadiens.

Une autre décision ratée fut de transformer Takeshi Kovacs en « Captain America ». La version d’Anthony Mackie (Captain America: The Winter Soldier) est dopée. Il est capable de contrôler des armes comme le héros patriotique de Marvel joue avec son bouclier. Il a une super-force et un sens de l’honneur renouvelé. Mis à part une fusillade géniale dans une libraire, l’action est incapable d’être réellement intéressante. Lorsqu’on voit Kovacs lancer un adversaire ou rappeler un pistolet, on a tout vu ce que la série nous propose. Il n’y pas de finesse ou rien qui mérite votre attention.

D’ailleurs à ce point de cette critique, il me faut faire un détour étrange et remarquer qu’en écrivant le dernier paragraphe, j’ai découvert un truc. Cette saison d’Altered Carbon reprend littéralement l’intrigue de Captain America: The Winter Soldier, film qui mettait également en vedette Anthony Mackie. Sauf qu’il y ajoute un second Winter Soldier et qu’il remplace Hydra par une chauve-souris. Je ne peux dévoiler la logique de mon raisonnement pour ne rien ruiner de la série. Mais croyez-moi… Pour revenir sur Anthony Mackie, il est intéressant. Incapable d’être aussi bon que Joel Kinnaman, l’acteur décide de virer sur une différente fréquence, jouant le personnage comme un héros conventionnel et classique. Un choix judicieux, surtout qu’il n’a pas un matériel aussi intéressant entre les mains.

De tous les acteurs qui sont de retour pour cette seconde saison, c’est surtout Chris Conner (Walk of Shame) qui mérite votre attention. Encore sous le choc des événements qui ont failli lui coûter la vie, son personnage de Poe est traumatisé et sur le point d’imploser face à sa propre mortalité. C’est parfaitement intégré à l’intrigue principale de la série. Durant la seconde moitié de la saison, Conner vole presque la vedette à Anthony Mackie, surtout que la conclusion de son personnage est bien plus réussie. Will Yun Lee (The Good Doctor) mérite également un peu d’éloges. Il est plus présent cette fois-ci et il a plus de choses à faire dans un plus grand nombre d’épisodes. Impossible de vous dire pourquoi par contre…

Par contre, la GROSSE déception de la distribution est l’utilisation de Daniel Bernhardt (John Wick), Neal McDonough (Legends of Tomorrow) et Michael Shanks (Stargate SG-1). Il faut utiliser « GROSSE déception » avec des majuscules, car on ne comprend pas l’utilisation de la série de ces acteurs pourtant connus et reconnus du public. Bernhardt, après un passage démarqué durant la première saison, n’est de retour que pour deux ou trois scènes, sans dialogues véritables.

McDonough a un caméo étendu sur trois épisodes. Un jour de tournage au maximum. Étrangement, un masque à l’effigie de son visage bien plus de visibilité que le véritable visage de l’acteur dans cette seconde saison… Et Shanks a une bonne scène dans le premier épisode. Ensuite, il fait de la figuration pour deux autres scènes. Même si plusieurs nouveaux venus, comme Simone Missick (Luke Cage), laissent une bonne impression, il est étrange qu’Altered Carbon utilise des acteurs de renom dans des rôles de figuration. Et des acteurs peu géniaux dans des rôles avec plus de substance.

Cette seconde saison d’Altered Carbon est bien. On ne s’ennuie pas. Elle n’est pas horrible. Elle est juste décevante et maladroite. La production a voulu jouer de prudence et mettre en place les graines d’une nouvelle vague d’épisodes. Entre deux saisons palpitantes, nous sommes coincés avec huit épisodes dont le visionnement n’est pas essentiel.


Créée par : Laeta Kalogridis

Diffusée sur : Netflix

Avec : Anthony Mackie, Renée Elise Goldsberry, Simone Missick, Chris Conner, Torben Liebrecht, Will Yun Lee, Lela Loren, Dina Shihabi

Altered Carbon - Saison 2 (2020)
3

Résumé

Altered Carbon nous propose une deuxième saison très solide, mais également très décevante.

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