Ant-Man (2015)

Résumé : Armé d’une capacité étonnante, celle de rétrécir tout en augmentant sa force, l’arnaqueur Scott Lang doit embrasser la part du héros qui est en lui et aider son mentor, le Dr. Henry « Hank » Pym, en protégeant le secret du costume d’Ant-Man d’une nouvelle génération de menaces gigantesques. Contre ces obstacles en apparence insurmontables, Pym et Lang doivent planifier et réussir un cambriolage qui sauvera le monde.

Critique : 

Dernier long-métrage de la Phase 2 de Marvel, Ant-Man tente de prouver qu’il est possible de bien faire un long-métrage de super-héros en faisant petit, en ne sauvant pas le monde. Cette fois-ci, nous avons un simple cambriolage pour un héros plus grand que nature, l’un des Avengers originels, Ant-Man. Et puisque ce long-métrage a connu quelques problèmes en pré-production, nous étions en droit d’avoir quelques inquiétudes en relation avec la qualité du produit final. Et bien, soyez rassurés, Ant-Man est une autre réussite pour le studio Marvel.

Quelques années après le départ d’Hank Pym du S.H.I.E.L.D. pour des divergences créatives, ce dernier découvre avec stupéfaction que son ancien apprenti, aujourd’hui le dirigeant de l’entreprise de Pym, tente de répliquer une technologie permettant de rétrécir des êtres vivants. Ne voulant pas que sa technologie tombe entre de mauvaises mains, Pym décide d’engager un voleur récemment sorti de prison, Scott Lang, afin de cambrioler sa propre entreprise.

Oui Ant-Man est une autre réussite pour les studios Marvel, une réussite qui plaira à tous les fanatiques de la célèbre bande-dessinée. Néanmoins Ant-Man n’est pas le film typique de Marvel. D’abord, il nous faut endurer une bonne introduction d’une vingtaine de minutes, montrant le retour de Scott Lang dans la vie civile, après une sentence relativement longue (Assez longue pour que sa femme le quitte et se fiance à un policier.) de prison, et les échecs de ses tentatives pour retourner dans le droit chemin. Ensuite, Ant-Man tente d’être pour une vaste partie de sa durée un huis-clos se déroulant dans et autour de la maison d’Hank Pym, ce qui a une tendance à ralentir le rythme du film, ce qui n’est pas un problème en soi puisque le propos du film reste captivant. Et puis, Ant-Man  n’est pas un film comme les autres puisque vous avez déjà vu ce long-métrage.

Et oui, malgré les deux aspects mentionnés ci-haut et quelques légères différences scénaristiques évidentes, Ant-Man est presque une copie carbone d’Iron Man, même que plusieurs séquences sont identiques. La scène où Iron Man attaque des terroristes est remplacée par une scène de bataille «similaire». La scène où le méchant d’Iron Man entre par effraction chez Tony Stark et le paralyse, est séparée en deux et reprise dans ce long-métrage. Même le sort et le traitement réservé à ce vilain est spirituellement identique.

Chez Ant-Man, le vilain se nomme Darren Cross et, comme c’est en général le cas chez les studios Marvel, le méchant est mal-travaillé et peu crédible. On tente de justifier ses actions par le fait qu’il a subi une trop grande exposition aux particules permettant de rétrécir, alors qu’en réalité il est juste un adulte qui a encore un bon vieux complexe d’œdipe envers son mentor. C’est assez ridicule, je vous le concède, mais les studios Marvel sont reconnus pour se focaliser sur les gentils et non sur les méchants, donc nous pouvions nous attendre à ce pépin dès le début du générique. De plus, on notera quelques incohérences assez cocasses, qu’on ne va pas vous dévoiler afin de ne pas spolier l’intrigue du film.

Peyton Reed (Bring it On) est plus à l’aise dans la réalisation des scènes parlées, que dans la réalisation des scènes d’action. Heureusement, les effets spéciaux lui sauvent grandement la mise. À un point tel que le résultat final, c’est tout ce que le spectateur désire, des dialogues intéressantes et des scènes d’action enlevantes. Les effets spéciaux d’Ant-Man ne rivaliseront pas avec le reste de l’univers cinématographique de Marvel, mais leur esthétisme et leur design offre quelque chose qui n’a jamais été vu au cinéma et qui mérite d’être vu en 3D, pour une fois que cette dernière est réellement utile…

Par-contre, Ant-Man a quelques soucis de montage. Si Evangeline Lilly (Lost) et quelques autres acteurs n’offrent pas les meilleures performances de leur carrière, le travail fait par Dan Lebental (Iron Man 2) et par Colby Parker Jr. (Battleship) semble être déterminé à montrer le pire des acteurs ayant quelques problèmes de jeu. Cela se caractérise notamment par des plans de caméra d’une ou deux secondes où la caméra se concentre sur ces acteurs qui ont des expressions faciales hors-normes, sans que le déroulement de la scène requiert un visuel d’eux ou une grimace de leur part. Pour sa part, le québécois Christophe Beck (Frozen) offre une trame musicale assez quelconque, qui ne sera pas retenue comme faisant partie des meilleures trames sonores de sa carrière. Également, on notera quelques clins d’œil rigolos à l’univers Marvel (Tant cinématographique qu’écrit.) et à Star Wars (En plus de la traditionnelle «coupe de main» de la Phase 2 de Marvel, soyez attentifs lors de la grande scène d’action d’Ant-Man (Les trente dernières minutes du film.) qui comporte un hommage sonore à la première trilogie Star Wars.).

Dans le rôle titre, Paul Rudd (I Love You, Man) offre une bonne performance, le scénario du film parvenant à tirer le meilleur de cet acteur, même s’il n’est pas le principal moteur comique de l’histoire. Même chose pour Michael Douglas (Wall Street), qui n’est pas là pour que le salaire offert par la production. Evangeline Lilly est le maillon faible de ce trio, nous faisant même craindre pour ses futures apparitions dans les prochains films de MarvelCorey Stoll (Non-Stop) a quelques bons moments en tant que l’antagoniste principal du film, même si le scénario ne lui offre pas une grande marque de manœuvre. Michael Peña (Shooter) connait l’un de ses grands rôles de sa carrière. Il joue l’un des amis de Scott Lang. Il apporte les meilleurs moments comiques du film même si l’on peut sentir que le doublage francophone réservé au Québec censure la drôlerie de ses dialogues.

Ant-Man n’est pas un mauvais long-métrage, malgré les problèmes techniques qui ont touché son développement, ce qui est un miracle en soi. Malgré quelques problèmes scénaristiques et un manque certain d’action (Qui sera compensé par le dernier tiers.), Ant-Man est l’un des bons divertissements de l’été. Et pour ceux qui décideront de succomber aux charmes de l’homme-fourmi, sachez que vous devrez rester jusqu’à la fin du générique afin de profiter de deux scènes camouflées dans le générique de fin.

3.75 / 5


Réalisation : Peyton Reed

Scénario : Edgar Wright, Joe Cornish, Adam McKay, Paul Rudd

Avec : Paul Rudd, Michael Douglas, Evangeline Lilly, Corey Stoll, Bobby Cannavale, Judy Greer, Abby Ryder Fortson, Michael Peña, David Dastmalchian, T.I., Anthony Mackie

Ant-Man (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.4

En conclusion

Ant-Man offre un bon moment de divertissement qui saura plaire aux petits et aux grands on offrant quelque chose d’Hollywood n’a jamais vu : un homme qui parlait aux fourmis…

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