Atomic Train (1999)

Résumé : Une entreprise d’élimination de déchets doit transporter une bombe nucléaire russe et un employé décide d’économiser de l’argent en la dissimulant dans un train de marchandises. Le train, également chargé de produits chimiques dangereux et inflammables, subit une défaillance des freins et devient un fugitif en direction de Denver. Un déraillement serait déjà assez grave, mais bien pire si la bombe explose. Un héroïque enquêteur du NTSB monte dans le train; lui et les conducteurs tentent de différentes manières d’arrêter le train, mais rien ne fonctionne. Pendant ce temps, les habitants de Denver ont du mal à retrouver leurs familles et à quitter la ville, malgré les émeutiers et les embouteillages. Le train devra-t-il être déraillé pour s’arrêter? S’il déraille, la bombe va-t-elle exploser et si oui, alors quoi?
Critique : 
Jusqu’à une certaine époque, l’univers des téléfilms ne se limitait pas à quelques œuvres de prestige fait par HBO (comme Paterno avec Al Pacino) et à une envolée de nanars et de romans-savons à la noix de rose. Jusqu’au début des années 2000, il était possible d’y trouver des divertissements d’action intéressants. En dépoussiérant ma collection de VHS, j’y ai redécouvert Atomic Train, un téléfilm fait par la chaîne NBC qui est, selon son résumé, l’ancêtre de l’excellent Unstoppable de Tony Scott, sorti en salles une décennie plus tôt.
Atomic Train suit une famille reconstituée dont le nouveau père est John Seger (Rob Lowe, Brothers & Sisters). Durant une excursion en forêt, il apprend qu’un train contenant des produits chimiques et une bombe nucléaire n’a plus de frein. Près des lieux, il part en hélicoptère et saute sur le train pour tenter de l’arrêter. Hélas, ce n’est que la première partie du long-métrage, qui par la suite se dirige dans une toute nouvelle destruction. Celle qui est créée par la population de Denver face à la possible explosion de l’arme nucléaire.
Tant qu’Atomic Train reste sur le train, nous avons le droit à un excellent divertissement. Malgré une réalisation très télévisuelle et un budget possiblement faible, le long-métrage surpasse les attentes. Il parvient à créer une atmosphère palpable avec un rythme effréné et une excellente tension. Atomic Train parvient avec beaucoup d’efficacité à imiter les gros canons hollywoodiens grâce à ses nombreuses situations et les revirements. À chaque tentative du personnage principal d’arrêter le train, nous sommes sur le bout de notre siège. Ce spectacle de haute voltige ne dure que pour la première moitié du divertissement.
Par la suite, la faible qualité du scénario revient rattraper les réalisateurs d’Atomic Train. Bien qu’on peut sentir le message derrière les propos des écrivains, ces derniers parviennent à créer une seconde heure horrible. Même si tout le téléfilm est rempli d’incohérences et d’illogisme, nous étions divertis. Enfin, tant qu’Atomic Train ne se concentrait pas sur le chaos et sur la bombe nucléaire… À partir de ce moment, il est impossible de ne pas tourner de l’œil devant le ridicule des situations qui se déroulent devant nos yeux. Le divertissement fait tout ce qu’il est possible pour rendre ses personnages utiles.
Cela inclut même le personnage d’Esai Morales (NYPD Blue) un policier qui se transforme en justicier urbain le temps de combattre une milice et un prisonnier en fuite. Un policier qui n’a aucune utilité dans Atomic Train. Et c’est un phénomène qui alourdit toute la seconde partie. John Seger, le personnage principal, devient l’homme de la situation pour plonger dans un train en flammes interagir avec une bombe nucléaire, bien qu’il n’a aucune compétence. Le copain de la fille de Seger se blesse et devient littéralement un cadavre ambulant qui sert à ralentir ceux qui l’accompagnent.
Pour camoufler ces changements de statu quo, les scénaristes d’Atomic Train osent même nous balancer à la figure assez de rebondissements dans la dernière demie-heure pour meubler un autre long-métrage, au grand complet. Une fois que l’intérêt du divertissement n’est plus sur le train en mouvement, Atomic Train perd de son lustre et est incapable de se concentrer à faire une seule bonne chose. Enfin, à l’exception des réalisations de David Jackson (The Detonator) et de Dick Lowry (Piranha) qui demeurent efficaces durant toute la durée du téléfilm.
Atomic Train est une créature étrange. La première moitié du divertissement est efficace, précis et très divertissant. Par la suite, le tout part en vrille dans un excès d’idées et de mauvais rebondissements qui font de l’œuvre un exercice presque pénible à écouter…


Réalisation : David Jackson, Dick Lowry
Scénario : Jeff Fazio, D. Brent Mote, Phil Penningroth, Armand Speca, Rob Fresco
Avec : Rob Lowe, Kristin Davis, Esai Morales, John Finn, Mena Suvari, Erik King, Blu Mankuma, Don S. Davis, Edward Herrmann

Atomic Train (1999)
2.7

Résumé

Un excellent film d’action se cache dans Atomic Train, néanmoins, il est impossible de le trouver…

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