Actionerd

Paradis du cinéma d'action

Avengers Grimm (2015)

Résumé : Lorsque Rumpelstiltskin détruit le miroir magique et s’enfuit dans le monde moderne, cinq princesses des contes et légendes (Cendrillon, Le Belle au Bois Dormant, Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige et Rapunzel), voyagent sur la Terre en passant par le même portail. Les quatre femmes devront s’unir et affronter Rumpelstiltskin et ses armées afin de protéger notre planète de l’esclavage…

Critique : 

Une partie de moi a toujours détesté les projets de la société Asylum. Je suis un cinéphile qui aime les mauvais films, enfin ceux qui sont faits avec du cœur, des idées surprenantes, avec la passion de ses artisans et avec une couche de «n’importe quoi» qui vient saupoudrer le tout (Merci cinéma italien/philippin des années 70/80…). Le films d’Asylum sont faits pour des mauvaises raisons, des raisons monétaires. Pour respecter les fans de ce studio, aucun de leurs films n’a été critiqué sur ce site pour l’instant, sauf qu’Avengers Grimm vient de débarquer en VOD, en attendant sa sortie prochaine en DVD, et il me faut admettre que nous avons possiblement l’un des meilleurs projets de ce studio…

Avengers Grimm raconte la lutte de cinq princesses, qui voyagent dans un monde parallèle afin d’empêcher Rumpelstiltskin de prendre le contrôle de la Terre, lui qui est aidé par le grand méchant loup (Une sortie de sosie de Dave Bautista…). Ajoutez à cela quelques pages du scénario d’Avengers (Celui de 2012) et du scénario de The Walking Dead, et vous avez le script d’Avengers Grimm. Avec cela, le long-métrage ne se perd pas en explications et se contente d’enfiler les scènes, afin de ne pas étirer la sauce, dans ce film qui ne dure que 85 minutes, générique inclus.

Malgré les dialogues qui sont parfois moisis, et la linéarité effrayante du récit, le scénario de Jeremy M. Inman (Qui s’occupe également de la réalisation.) parvient à captiver son spectateur, si son esprit est minimalement ouvert, et parvient même à arracher un brin d’excitation et d’émotivité chez ce dernier. Bien sur, le texte comporte quelques autres défauts majeurs, comme les pouvoirs de nos héroïnes qui ont une certaine tendance à se modifier subitement pour satisfaire les contraintes budgétaires de ce projet et l’aspect «The Walking Dead» qui n’est, ni plus ni moins, qu’un agent de remplissage. Après-tout, il fallait obtenir une durée suffisante pour devenir un long-métrage… Au sain de cet agent de remplissage, nous avons l’officier Ernst, interprété par Daniel Nemes, une espèce de sosie de l’acteur principal de The Walking Dead...

Le restant du casting est assez énergétique. Le quintette de princesses a clairement été choisi pour la beauté physique de leurs interprètes, ce n’est pas une plate excuse, après-tout, comme mentionné ci-haut, nous sommes dans un film de princesses… Ces dernières nous donnent des performances assez honnêtes, rien de spectaculaire, mais il nous faut admettre que Lauren Parkinson (CobraGator) offre la meilleure prestation du lot. Espérons qu’un jour, elle puisse se démarquer dans un projet de plus grande envergure. Dans le rôle du méchant, nous avons un Casper Van Dien (Starship Troopers) qui s’éclate, en volant toutes ses scènes au passage et en offrant la meilleure performance de ce casting. Lou Ferrigno (The Incredible Hulk) n’est pas en reste, lui qui a un personnage secondaire important ce qui lui permet de déployer toute l’étendue de son talent un peu limité, même si cela l’oblige à porter un bonnet de douche (?) gris sur la tête et à «se battre» contre un viaduc… En excluant le fait que Daniel Nemes (Ticket to the Haunted Mansion) ressemble grandement à Andrew Lincolm (The Walking Dead), il n’y a peu de choses à dire sur le restant du casting.

Comme mentionné précédemment, Jeremy M. Inman (Super Hero Party Clown) tient le rôle du réalisateur, en plus d’être le scénariste d’Avengers Grimm. En prenant en considération les circonstances de son travail (Les contraintes budgétaires, le fait qu’Avengers Grimm soit un film du studio Asylum, les moyens mis à sa disposition, etc.), Innan parvient à faire un excellent travail. Chacun de ses plans sent le bas de gamme, mais Innan permet à focaliser la caméra sur un seul aspect : divertir le spectateur. Cela se caractérise notamment par les scènes de dialogues où la caméra se focalise essentiellement sur les visages des acteurs afin de camoufler la faiblesse relative du décor ou par les scènes de combat qui sont filmées maladroitement, malgré l’effort mis dans leurs chorégraphies.

Mais qui dit Asylum dit également des effets bas de gamme. Pour Avengers Grimm, c’est également le cas, même si le réalisateur parvient à camoufler cet aspect, en minimisant leur impact, une fois l’introduction du film achevée. Après-tout, ce long-métrage n’avait pas besoin d’une tornade lançant des requins… En fait, le seul élément réellement dérangeant chez le travail de Innan, c’est la qualité des costumes, qui peuvent se montrer distrayant à quelques reprises. Entre le costume du chaperon rouge qui est maladroitement manipulé lors des scènes d’action pour cacher la possible doublure de son actrice, et les uniformes de l’immense force policière (Tout au plus dix hommes…) de Los Angeles (?), il m’est impossible de choisir ce qui était le plus inadéquat. Pour sa part, la trame sonore de Chris Ridenhour (Mega Shark vs. Giant Octopus) supporte adéquatement les propos du récit, en alliant des sonorités originales avec des chansons «populaires». Il est un artiste très talentueux, même si sa sonorité est, malheureusement, facilement oubliable, quelques heures après la fin de votre visionnement.

Avengers Grimm est un drôle d’insecte. Il est trop bon pour faire partie de la filmographie décontractée du studio Asylum, mais trop mauvais pour rivaliser avec sa source d’inspiration première, The Avengers. Néanmoins, Avengers Grimm se révèle être une bonne surprise, spécialement pour ma part, moi qui pensais regarder un nanar peu inspiré à la bourse grande ouverte, espérant votre argent. À la place, j’y ai découvert un petit film d’action fantastique fort sympathique, un petit film d’action que je vais sûrement revoir à nouveau dans les années à venir.

3/5


Réalisation : Jeremy M. Inman

Scénario : Jeremy M. Inman

Avec :  Casper Van Dien, Lauren Parkinson, Lou Ferrigno, Milynn Sarley, Marah Fairclough, Rileah Vanderbilt, Elizabeth Peterson, Kimo Leopoldo

Avengers Grimm (2015)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
3.1

En conclusion

Avengers Grimm permet à s’élever au-dessus de son statut de nanar pour nous offrir un petit long-métrage fort recommandable aux cinéphiles avertis du dimanche…

Sending
User Review
0 (0 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueueurs aiment cette page :