Battle Drone (2018)

Résumé : Un groupe de mercenaires est trahi par le gouvernement des États-Unis et est forcé de suivre à une embuche menée par une horde de robots téléguidés.

Critique :

Il y a parfois des surprises qui bouclent notre vie. Battle Drone n’est pas un grand film, mais après l’avoir visionné, il était clair que nous devions faire une critique du long-métrage. À première vue, le divertissement semble offrir un produit assez douteux. La prémisse de base est un recyclage pur et simple de Predator à la sauce Terminator. Et il ne faudrait pas oublier que nous avons ici un film de science-fiction centré sur les effets numériques ayant passé plusieurs années au fond d’un placard, puisqu’aucune compagnie ne trouvait Battle Drone assez réussi pour y gagner un succès financier.

Oh surprise! Avec une séquence d’ouverture magistrale, Battle Drone réassure son spectateur. Nous savons dès lors que nous ne sommes pas devant le désastre prévu. Battle Drone débute par une mission d’assassinat plus ou moins réussite pour ensuite se diriger à Tchernobyl où nos héros doivent récupérer une cargaison d’armes. Mais une fois là-bas, c’est là que Battle Drone perd des plumes. L’idée derrière le long-métrage est assez intéressante. Malheureusement, le scénario et la réalisation ne savent pas comment exploiter l’histoire du film.

Le gros problème du film c’est qu’il se croit « cool ». Durant la scène d’introduction, cela est génial puisque nous pensons que nous avons un grand film entre les mains. Par la suite, le tout devient lassant et ennuyeux à de cela. Lorsque nos héros doivent recharger leurs armes, ils le font en un montage au ralenti. Lorsque nos héros doivent combattre une machine à tuer indestructible, ils le font à mains nues ou avec leurs armes de poing. Lorsque nos héros doivent parler, ils le font exclusivement avec des dialogues issus des lignes les plus célèbres d’Arnold Schwarzenegger. À petite dose, Battle Drone serait devenu bon film. À la longue, Battle Drone devient rapidement ennuyeux.

Le long-métrage perd beaucoup de rythme en agissant ainsi, car tout prend du temps. Juste le fait de regarder un mercenaire tuer un robot devient presque un acte de pèlerinage… C’est dommage, car les séquences d’action sont très bien chorégraphiées, mais le tout est dilué. On aurait presque l’impression que tout est mis en place pour étirer les scènes d’action. Les personnages, des clones de ceux de la saga Expendables, sont si stupides qu’ils en deviennent inefficaces dans leur boulot, surtout lorsqu’ils sont incapables d’utiliser efficacement leurs armes ou celles de leurs ennemis. S’il y a une leçon à tirer de Battle Drone, et un propos que cette critique tente d’établir, c’est que ce divertissement se compare à un petit gâteau couvert de plusieurs kilos de glaçage sucré.

Battle Drone a heureusement quelques qualités salvatrices. La direction photographique est superbe et lorsque Mitch Gould ne s’excite pas trop, cela permet d’avoir de jolis plans ou de belles fusillades. Les effets spéciaux sont aussi un point fort du film dans la mesure où les robots sont très convaincants; spécialement pour ce genre de production. Et finalement, Louis Mandylor (The Quest) et Dominique Swain (Face/Off) offrent de belles performances et ont une chimie agréable dans chacune de leurs scènes.

Battle Drone est presque génial. Parfois il suffit d’une erreur pour dérailler une production cinématographique. Le long-métrage commet cette erreur et ne parvient pas à s’élever au-dessus de la masse des DTV qui débarquent chaque semaine au Québec…


Réalisation : Mitch Gould

Scénario : Mitch Gould, Jo Marr, Michael Philip

Avec : Louis Mandylor, Dominique Swain, Natassia Malthe, Oleg Taktarov, Dan Southworth, Jason Warles, Michael Paré

A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.