Beyond the Law (2019)

Résumé : Un ancien gangster devenu homme d’affaires et un détective de la police doivent affronter un ancien flic sale cherchant à traduire en justice le tueur de son fils.

Critique : 

L’icône du cinéma d’action, Steven Seagal (Under Siege) est de retour au Canada avec Beyond the Law. Un film d’action sorti le mois dernier aux USA, mais qui vient tout juste de débarquer sur les plateformes numériques au nord de la frontière. Au menu, un Johnny Messner assez grognon, un Steven Seagal en mafieux et une trame sonore d’enfer.

Frank Wilson, un ancien policier corrompu, vit en ermite, exclu de la société dans sa cabane en campagne. Lorsque son fils se fait assassiner, il part en croisade afin de retrouver le meurtrier et de le ramener en justice. Rapidement, il découvrira que le coupable est Desmond Packard, le fils d’un puissant chef de la mafia locale. Wilson sera forcé de changer de tactique, quitte à laisser une montagne de corps derrière lui…

Beyond the Law était l’un des films de 2020 dont la médiocrité puait à plein nez. Quelle ne fut pas la surprise en constatant que l’oeuvre de James Cullen Bressack (13/13/13) est finalement assez intéressante. Le scénario coécrit par Chad Law (Black Water) est assez classique. De toute façon, le budget de Beyond the Law ne permet pas d’avoir une forme quelconque d’excentricité. On suit un ancien policier qui arpente les rues à la recherche d’un meurtrier. Avec un rythme dramatique et des thèmes plus proches de Dirty Harry que de John Wick. Plus encore, on pourrait presque sentir des influences du cinéma policier britannique, ce qui est assez sympathique.

Heureusement, Johnny Messner (Tears of the Sun) est assez solide dans le rôle principal. Son personnage est assez froid et fatigué, comme si ses crimes du passé l’avaient épuisé. Cependant, le passé horrifique du réalisateur permet quelques éclats de génie, alors que Messner se confond de douleur durant des visions de son fils décédé. L’acteur nous rappelle également qu’il n’a pas son mot à dire durant les séquences d’action, lui qui souvent relégué à l’arrière-plan de ce cinéma de genre.

Par contre, grosse déception chez DMX (Cradle 2 the Grave) et chez Steven Seagal. Le premier a un rôle assez inutile et digne d’un caméo. Il n’a même aucune scène avec Seagal, son partenaire de jeu d’Exit Wounds. Le second a une bonne présence dans Beyond the Law. Cependant, sa seule scène d’action est ruinée par un montage qui rend la brève confrontation illisible. Sur une note plus positive, Zack Ward (Postal) livre une bonne performance, lui est le grand méchant de l’oeuvre. Dès sa première présence à l’écran, on n’a aucun doute que le fait qu’il est une pourriture qu’il faut tout prix éliminer.

Beyond the Law récolte aussi quelques bonnes notes sur un plan plus technique. Si l’on écarte des drôleries étonnantes et typiques du cinéma à faible budget, James Cullen Bressack se révèle être un excellent réalisateur. En excluant le combat final, l’action est bien filmée avec beaucoup de tension, et l’homme ne lésine pas sur les gallons de sang. On lui en remercie… Ceci étant dit, la véritable vedette de Beyond the Law est Charlie Wilkins. Compositeur sur de nombreux micro-budgets, Vilkins livre une trame sonore épique qui élève chacune des scènes. Il y a un côté très « Hans Zimmer » aux compositions du musicien. J’espère sincèrement qu’il débarque un jour en kiosque, ou dans une boutique numérique sur un recoin du net.

Beyond the Law sera vite oublié d’ici la fin de l’année. Il est un film d’action typiquement moyen. Mais il a suffisamment de qualités pour simplement avoir un bon moment devant notre écran.


Réalisation : James Cullen Bressack

Scénario : Chad Law, Johnny Martin Walters

Avec : Johnny Messner, Steven Seagal, DMX, Bill Cobbs, Zack Ward, Randy Charach, Patrick Kilpatrick

Beyond the Law (2019)
3.5

Résumé

Réunion ratée pour Seagal et DMX, Beyond the Law se révèle être un bon projet pour Johnny Messner

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