Black Cobra 3: The Manila Connection (1990)

Résumé : Le policier Bob Malone est de retour aux Philippines lorsque le fils d’un ancien ami demande son aide afin de retrouver une mystérieuse cargaison d’armes américaines. Avec Interpol et la CIA dans le coup, Malone connaîtra les aventures les plus trépidantes de sa carrière…

Critique : 

Cela nous a pris un peu plus d’une année, mais nous arrivons finalement à boucler la franchise Black Cobra, une franchise qui est le pêché mignon du fondateur de Actionerd. Après le premier Black Cobra (Critique ici) qui s’inspirait grandement du classique Dirty Harry et du film Cobra (Mettant en vedette Sylvester Stallone.) et après un Black Cobra 2 (Critique ici) qui recalibrait la franchise sur de nouvelles bases, en transportant ce bon vieux Fred Williamson aux Philippines, nous sommes maintenant rendus à vous parler de Black Cobra 3 : The Manila Connection (Aussi connu sous ce nom extrêmement différent : The Black Cobra 3 : Manila Connection), qui ramène Williamson aux Philippines, avec une toute nouvelle équipe et un nouveau mystère à résoudre…

Lorsqu’une cargaison d’armes américaines est volée aux Philippines, un américain nommé Hawkins tente de les retrouver, mais il se fait rapidement assassiné. Bob Malone, un policier de Chicago ayant une expérience de la faune locale, et l’agent d’Interpol Greg Duncan voyagent dans les rues de Manila afin de retrouver cette marchandise en compagnie d’une mystérieuse agente de la CIA. Mais lorsque des criminels les attendent à chaque coin de rue, Malone et Duncan devineront très rapidement qu’ils ont un traître dans leurs rangs.

Black Cobra 3 : The Manila Connection débute par une scène d’action quelconque avec un personnage inconnu. Cette scène bien qu’anodine montre bien la trajectoire qu’aura Black Cobra. En effet le film tente par la force des choses, de s’inspirer des classiques comme Rambo 2 ou Delta Force pour offrir un divertissement bien bourrin, où l’objectif non-avoué est de canarder de l’asiatique (Ou n’importe quel autre peuple…) via une grosse scène d’action habituellement située dans la jungle.

Pour y arriver, Black Cobra 3 joue la carte de la «mystérieuse cargaison d’armes disparue», une carte qui force Malone à revenir aux Philippines. Néanmoins, cette fois-ci le personnage Kevin McCall est mystérieusement remplacé par le personnage de Greg Duncan, ce qui est terriblement dommage et étrange puisqu’après-tout, quelles sont les probabilités que Malone connaisse deux personnes dans une ville où il n’a jamais mis les pieds auparavant. Peu importe, puisque nous devons maintenant subir les apparitions de Duncan, qui se veut être une sorte de clone raté de Rambo, un clone que le film n’assumera entièrement que lors de la dernière partie, tandis que l’action se transporte en plein milieu de la faune locale. Mais, si nous excluons ce léger détail, l’histoire de Black Cobra 3 : The Manila Connection reprend essentiellement la structure de l’histoire de Black Cobra 2 et ses revirements de situations, à quelques détails près. Mais puisque l’équipe semblait  être habituée à cette histoire (Il est fort probable que les deux films aient été tournés un à la suite de l’autre…), le tout passe mieux avec plus de rythme dans l’histoire.

À la réalisation, nous retrouvons Edoardo Margheriti (Fils du célèbre réalisateur italien Antonio Margheriti.), crédité à nouveau sous le pseudonyme Dan Edwards. Sans dire qu’il a mûri, nous pouvons le sentir plus expérimenté, et avec un désir plus assumé de vouloir faire autre chose qu’une vulgaire film italien de seconde zone. Cela ne marche pas toujours, notamment à cause du budget que l’on sent être aussi minuscule que la dernière fois, ce qui pourrait expliquer l’utilisation de la jungle des Philippines (Après-tout, utiliser une forêt ne coûte pas un rond ou presque…) et le recyclage de certains plans lors de ladite séquence finale.

Par-contre, Margheriti est parvenu à créer la meilleure séquence de la saga, lors d’un vol à main armée servant à réintroduire le personnage de Fred Williamson à un nouveau public, si nouveau public il y a. Mais dans l’ensemble, même si Black Cobra 3 est moins flamboyant que ses aînés, il reste moins ennuyeux que ceux-ci. Néanmoins, nous avons un nouveau compositeur musical, avec Piero Montanari (Compositeur ayant notamment fait sa marque avec deux pornos légers de Joe D’Amato.). Montanari change légèrement la musicalité de la saga avec de nouvelles musiques, dont une, notamment, qui nous rappelle vaguement des souvenirs de quelques hits américains…

Pour Black Cobra 3 : The Manila Connection, Fred Williamson (From Dusk Till Dawn) est le seul acteur être de retour (Il y a également Edward Santana, qui réapparaît pour une seule scène et Ned Hourani qui revient brièvement dans un rôle totalement différent en début de parcours…). Williamson continue à apporter son charme, sa célèbre moustache, ses nombreux cigares, ses arts martiaux et son charisme digne d’un Schwarzenegger afro-américain à la saga Black Cobra. De plus, l’acteur a une belle chimie avec ses compagnons de route, Forry Smith (Beverly Hills Cop III) et Debra Ward (Dans ce qui constitue le seul long-métrage de sa très courte carrière cinématographique.). Les deux acteurs ont moins d’expérience que Williamson et cela parait grandement à l’écran. Cependant, en tenant compte des circonstances, nous pouvons dire qu’ils offrent de bonnes performances, surtout si on les compare avec les nombreux figurants du film qui meurent de façon involontairement comique, essentiellement lors du dernier acte.

Black Cobra 3 : The Manila Connection parvient à être le meilleur volet de la saga. Certes, ce n’était pas un exploit difficile à atteindre, mais c’est une réussite que le long-métrage de Margheriti peut porter fièrement. Même ce film a tenté d’être le dernier volet de cette franchise, il nous faut vous signaler qu’il existe un quatrième volet, un film mystérieux «réalisé» par Umberto Lenzi (Un autre cinéaste ayant eu une carrière prolifique en Italie…), un film composé de quelques scènes originales et de scènes provenant de la trilogie originelle, avec une doublure en remplacement de Williamson. Il faut croire que même cette saga fut tournée avec les moyens du bord, au-moins une personne est devenue riche grâce à cette aventure…

Note : 3 / 5


P.S. Lors de l’écriture de cet article, aucune bande-annonce illustrant Black Cobra 3 étant disponible sur le net.

Réalisation : Edoardo Margheriti

Scénario : Inconnu

Avec : Fred Williamson, Forry Smith, Debra Ward, David Light, Kelly Wicker, Ned Hourani, Buddy Norton, Mike Monty, Edward Santana

Black Cobra 3: The Manila Connection (1990)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.9

En conclusion

Black Cobra 3: The Manila Connection conclue avec brio une franchise encore inconnue à ce jour auprès du public nord-américain. Il faut croire que le cinéma italien est une marchandise qui s’exporte difficilement en Amérique…

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