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Paradis du cinéma d'action

Black Eagle (1988)

Résumé : L’un des avions tactiques les plus modernes de l’US Air Force, un F-111 Aardvark doté d’un nouveau système de guidage laser, percute la mer près de Malte – une région où les forces soviétiques sont également très présentes. La CIA envoie immédiatement son meilleur agent secret, Ken Tani, pour sauver le système avant qu’il ne tombe entre les mains de l’ennemi.
Critique : 
Avant d’être la coqueluche de nombreux admirateurs, Jean-Claude Van Damme (Universal Soldier) a connu des débuts assez humbles, avec quelques rôles secondaires. Comme dans Black Eagle, un film de 1988 qui promettait en théorie un affrontement légendaire entre JCVD et la vedette Shô Kosugi (Revenge of the Ninja), bien connue pour ses nombreux films d’art martiaux. Ayant récemment découvert le long-métrage,il me tardait de le visionner pour une première fois. Pour proposer une critique et vous partager ma déception…
Ken Tani est un agent de la CIA affecté à Malte où un avion très sophistiqué doté d’un système d’armes destructives a été découvert sous l’eau. Son but est d’y arriver avant les Russes,déjà sur place. Mais puisque l’agence a envoyé ses enfants là-bas afin de lui servir de couverture, Ken doit jongler avec ses deux garçons et une brute soviétique à ses trousses, pour éviter que la Russie ne gagne la guerre. Mais dans une ville remplie d’espions, la tâche s’annonce ardue.
Le divertissement tente de surfer sur la vague des films d’espionnage à la James Bond pour tenter de créer son propre univers. En réalité, Black Eagle est un peu comme une version édulcorée de James Bond, où tous les concepts sont présents, mais rien ne s’y trouve pour les lier entre eux. Shô Kosugi, dans un geste pris possiblement pour relancer une carrière en déclin, se retrouve mêlé dans cette histoire internationale sans queue ni tête. Une histoire où la CIA envoie des enfants pour servir de couverture, sans se douter bien évidemment que ceux-ci seront kidnappés. Et ce sans la moindre surprise…
Le plus grand crime que commet Black Eagle, c’est de n’avoir aucune logique. Entre un espion qui doit faire équipe avec un prêtre pour sauver le monde et un pauvre JCVD coincé dans un rôle d’antagoniste secondaire, il n’y a rien de particulièrement intéressant. Nous sommes coincés à suivre les espions les plus stupides du monde. Nous regardons ceux-ci à faire leur espionnage ou à courir dans toutes les directions de Malte. Entre ces moments, nous écoutons des dialogues monotones envers lesquels, on est incapables de s’investir.
Si au moins l’action était compétente, Black Eagle aurait une qualité salvatrice. L’oeuvre est incapable d’exploiter Jean-Claude Van Damme et Shô Kosugi. Le bon sens voudrait que l’un envoie ses brutes pour tuer le second avant de livrer un duel épique. Dans les faits, Van Damme est l’homme de main d’un général russe de seconde zone et il passe son temps à draguer une collègue de travail. Et Kosugi tente d’être un espion convainquant qui se fait passer pour un père de famille qui amène ses enfants au musée. Pire encore, à chaque fois que les deux hommes doivent se combattre, le tout est fait de façon anticlimatique et involontairement comique.
On dirait que le cinéaste Eric Karson (The Octagon) s’est contenté de produire une peinture à numéros en coloriant toutes les bonnes cases, sans pour autant comprendre le sens du dessin. Tout est générique, sans saveur. Rien n’est hideux, mais rien n’est joli non plus. À l’exception des décors de Matle que le cinéaste nous présenter en long et en large, afin de nous proposer une visite touristique de l’endroit. L’action souffre également de la présence de Karson. Kosugi passe l’entièreté du film à affronter des brutes dans des combats sans substance, face à des mauvais figurants. Rien n’est spectaculaire ou mémorable…
Black Eagle se laisse regarder. Sans le facteur nostalgie, le film est une opportunité ratée pour deux acteurs qui méritaient de triompher dans un film d’action sur mesure. Et non dans un film d’espionnage de seconde zone inintéressant…


Réalisation : Eric Karson
Scénario : A.E. Peters, Michael Gonzales, Shimon Arama
Avec : Shô Kosugi, Jean-Claude Van Damme, Doran Clark, Bruce French, Vladimir Skomarovsky, William Bassett, Kane Kosugi, Shane Kosugi

Black Eagle (1988)
1.5

Résumé

Black Eagle doit rester aux oubliettes, car il ne rend aucunement justice au talent de ses interprètes principaux.

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