Bon Cop, Bad Cop (2006)

Résumé : Deux détectives canadiens, l’un de l’Ontario et l’autre du Québec, doivent travailler ensemble lorsqu’une victime assassinée est trouvée à la frontière de l’Ontario et du Québec.

Critique : 

En 2006, un film a changé à jamais le paysage cinématographique canadien. Au cours d’un bel été ensoleillé, Bon Cop, Bad Cop est devenu le plus grand succès au box-office canadien, pour un film canadien. Un record précédemment tenu par Porky en 1981. Comment est-ce que deux policiers ont pu battre des adolescents remplis d’hormones? Tentons de le découvrir…

Un policier du Québec assez rebelle doit faire équipe avec un inspecteur anglophone de l’Ontario, lorsqu’un corps est retrouvé des deux côtés de la frontière entre les deux provinces. Les deux hommes découvrent rapidement qu’un tueur en série vise les têtes dirigeantes d’un circuit de hockey professionnel. Ils sont loin de se douter que cette histoire allait devenir personnelle.

Bon Cop, Bad Cop a une formule qui fonctionne et qui est familière. C’est en partie à cause de cela que le divertissement a connu un certain succès. Loin d’être un véritable film policier, le divertissement reprend essentiellement l’intrigue du premier Lethal Weapon. Il prend les points importants de cette intrigue et nous les recrache à la figure en y ajoutant beaucoup d’humour.

Bien sur, le film ne va pas gagner le prix d’originalité. mais il y a de l’action, et surtout, des blagues. Cela garde le rythme de Bon Cop, Bad Cop, et ce sans longueurs. Le long-métrage joue sur les différences entre les deux cultures anglophones et francophones au Canada. Un sujet toujours d’actualité qui ne touchera peut-être pas un public international, mais qui fait toujours rire plus d’une décennie plus tard. On rit des défauts de l’un comme de l’autre, sans prendre de gants blancs.

Une particularité est d’ailleurs que le divertissement nous soit présenter dans un langage bilingue. Les deux personnages principaux alternent allègrement entre le français et l’anglais, profitant amplement des nuances entres les deux langues. Par-exemple, un simple juron nous a offert une scène aujourd’hui culte ou le personnage de Patrick Huard éduque son homologue sur l’utilisation d’un juron avec l’aide d’un suspect séquestré dans le coffre de sa voiture.

Et derrière la caméra, Erik Canuel (Le Survenant) tente un style « américain » pour complimenter une intrigue déjà « à l’américaine ». L’action a une trame sonore rock. On tente d’être explosif et nerveux. On ajoute même un brin de nudité comme si nous étions dans un film des années 80. Et on pousse à fond l’angle sportif que le scénario nous propose. Canuel propose un opéra cinématographique intriguant qui vieillit assez mal avec les années. Son oeuvre a un aspect très années 2000 qui est de plus en plus daté, contrairement à des films de la même époque qui demeurent aussi spectaculaires

Un autre grande faiblesse se trouvent dans l’antagoniste du film. Très rapidement, on comprend que l’histoire n’est pas importante. À la fin du film, nous savons que nous ne sommes pas là pour lui, mais pour voir nos deux joyeux lurons s’amuser entre eux ou face à un homme de main adepte de costumes. Il n’est qu’un bébé braillard, mais il a fort heureusement une mort plus que satisfaisante. Cela compense pleinement.

Bon Cop, Bad Cop est l’un des plus grands succès du cinéma canadien. Plus d’une décennie plus tard, des rides trahissent peut-être son âge, mais il est toujours aussi plaisant de visionner les écarts de mentalité entre nos deux cultures canadiennes.


Réalisation : Érik Canuel

Scénario : Leila Basen, Alex Epstein, Patrick Huard, Kevin Tierney

Avec : Patrick Huard, Colm Feore, Lucie Laurier, Sylvain Marcel, Pierre Lebeau, Ron Lea, Sarain Boylan, Sarah-Jeanne Labrosse, Louis-José Houde, Patrice Bélanger

Bon Cop, Bad Cop (2006)
4

Résumé

Bon Cop, Bad Cop est sans le moindre le film d’action le plus important du cinéma québécois.

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