Boss Level (2021)

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Résumé : Un officier des forces spéciales à la retraite est pris au piège dans une boucle temporelle interminable le jour de sa mort.

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Boss Level est un oiseau intéressant à critiquer. Car il y a deux façons de voir l’oeuvre de Joe Carnahan (Shoot’em All). En utilisant une analyse assez pragmatique, Boss Level a connu de sérieux problèmes de production. On peut facilement le remarquer. Souvent, des conversations se font avec un acteur et une doublure. Carnahan et toute son équipe font des miracles pour camoufler ses cascadeurs « dialogues », mais les plans de caméra qu’ils utilisent ne font que rendre la chose encore plus évidente.

La distribution est également étrange. Il y a énormément de seconds rôles faits par des acteurs relativement connus. Par exemple, l’actrice britannique Annabelle Wallis (The Mummy) a l’un de ces rôles. Et pourtant, elle n’est qu’une figurante dans Boss Level. Il y a une demi-douzaine de noms, certains plus connus, d’autres, moins connus, qui sont dans la même situation. Certains traversent l’écran et certains sont cachés en arrière-plan. En fouillant un brin sur le net, on apprend que des producteurs de Boss Level sont partis avec une partie du budget, forçant Carnahan, Grillo et compagnie à tourner Boss Level en une vingtaine de jours seulement (la moitié ou presque du plan initial.)

Par contre, en utilisant une analyse plus émotionnelle, Boss Level est un excellent film. C’est drôle, violent, bizarre et aussi très émotif, de façon assez inattendue. L’ambiance et le rythme mis en place dans les cinq premières minutes font en sorte que Boss Level nous emmène dans une folle escapade. L’oeuvre touche à tout. Explosions, décapitations, combats sanglants, poursuites, fusillades… Toutes les sphères d’un cinéma bourrin sont exploitées, sans que l’une ne soit particulièrement faible.

L’atmosphère du long-métrage nous plonge dans une nostalgie des années 80. Entre les clichés et des éléments classiques du genre, Boss Level utilise essentiellement des codes propres aux jeux vidéos des années 80. Un amour de ce média qui devient même un élément important dans l’une des séquences les plus sentimentales du film. Même que dans la progression que doit faire ce soldat à la retraite, on peut faire un parallèle assez rapide avec un jeu à la Street Fighter. Notre héros doit s’entraîner et apprendre tous les combos de ses adversaires afin de pouvoir les battre, un combattant à la fois.

Sinon, Frank Grillo (la saga The Pruge) est excellent dans le rôle principal. Il est possiblement l’une des « action star » que l’on a tendance à oublier. C’est dommage. Il supporte Boss Level sur ses épaules, se donnant à fond dans les séquences de combat. Tout en apportant une certaine profondeur à un personnage que l’on voit grandir après chaque mort. Mel Gibson est un peu sous-utilisé. C’est là que se trouve ma plus grosse plainte envers le film.

Il est fort à parier que le tournage de Gibson fut très impacté par les pépins mentionnés au début de l’article. L’acteur est génial dans ce genre de personnage, plus grand que nature. Mais il n’est pas assez présent à mon goût. Et on voit un peu trop sa doublure aussi…

Boss Level est un excellent film. Malgré lui, il a quelques imperfections qui ne feront pas de lui un divertissement mémorable pour des décennies à venir. Cependant, c’est un divertissement plus que parfait que je vais me dépêcher à revisionner !!

Boss Level (2021)
5

En résumé

Boss Level est le premier grand film de 2021 !!

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