Braven (2018)

Résumé : Un bûcheron défend sa famille face à un groupe de dangereux criminels.

Critique : 

L’industrie cinématographique canadienne se concentre essentiellement dans trois provinces. La Colombie-Britannique, l’Ontario, ainsi que le Québec, qui sont les moteurs économiques de cette industrie; récoltant les meilleurs projets posant pied en sol canadien. Braven prend un chemin totalement différent, décidant de profiter des contrées vierges des provinces de l’Atlantique, qui sont généralement le théâtre de navets comme Alone in the Dark, Phase IV ou Snake Eater – pour ne nommer que des exemples célèbres. Est-ce que Braven fut capable de ne pas se couvrir de ridicule, dans une contrée essentiellement ridiculisée par de nombreux cinéastes?

Joe Braven travaille à la compagnie forestière construite par sa famille. Durant un jour de repos, Joe part remiser son chalet au milieu de nulle part en compagnie de son père; profitant de l’occasion pour avoir une profonde discussion père / fils. Hélas, ses plans tourneront au vinaigre lorsque Joe découvrira qu’un de ses employés se sert sa propriété pour y camoufler un chargement de drogues.

Braven a tout du film typique de seconde zone. Son budget limité et son histoire simple auraient représenté des obstacles pour n’importe quel œuvre de divertissement. Heureusement, Braven parvient à créer un équilibre parfait pour offrir un divertissement honnête dans une définition pure du terme.

Le scénario jouit d’un sentiment profond de sincérité pour combler les faiblesses de son histoire assez simple. Braven n’étire pas sa durée en traitant son invasion de domicile qui est le nœud central de l’action. Bien qu’il prend le temps d’éviter quelques clichés et de construire des personnages sensibles, il ne perd pas de vue son objectif. Après tout, nous suivons tout simplement un criminel peu développé et ses hommes qui tentent de récupérer une cargaison. Dans un duel entre l’esprit familial et le financier, entre la campagne et la ville.

Car face à ses adversaires armés jusqu’aux dents, Jason Momoa (Aquaman) doit se résoudre à utiliser des outils rudimentaires, comme ses poings ou une hache enflammée. L’acteur livre possiblement l’une des meilleures performances de sa carrière alors qu’il impose avec puissance physique et qu’il maitrise à la perfection les nuances émotives de son personnage qui vit une relation tendue avec son père. Un père qui est interprété par Stephen Lang (Avatar). L’interprète en profite pour livrer une performance saisissante, malgré le rôle relativement limité qu’il a en sa possession.

Derrière la caméra, le cascadeur Lin Oeding prouve qu’il a les compétences pour mener à bien son premier long-métrage. Hélas, contrairement à plusieurs de ses collègues, il ne tente pas de repousser les limites de ses interprètes avec des scènes d’action spectaculaires. Oeding se concentre à la place dans des séquences sanglantes et viscérales. Un divertissement aussi simple que peut l’être un lancer de hache en flammes qui est maitrisé de façon presque parfaite par le cinéaste.

Braven est un long-métrage bourrin et peu compliqué; une sorte de Commando à la sauce canadienne. Avec moins de cadavres et des dialogues plus humains…


Réalisation : Lin Oeding

Scénario : Thomas Pa’a Sibbett, Michael Nilon

Avec : Jason Momoa, Garret Dillahunt, Jill Wagner, Stephen Lang, Sasha Rossof, Sala Baker, Fraser Aitcheson, Teach Grant, Glenn Ennis, Todd Scott

Braven (2018)
3.5

Résumé

Simple, mais efficace. Cette phrase résume parfaitement Braven, l’un des meilleurs films d’action canadiens de 2018…

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