Chain of Command (1994)

Résumé : Lorsque Merrill Ross est pris pour un agent clandestin de la CIA faisant équipe avec une autre agence afin de prendre le contrôle de l’industrie pétrolière du Qumir, il se met au milieu d’une situation très explosive. Sans savoir en qui avoir confiance, il est forcé d’utiliser un processus d’élimination avec les nombreuses agences qu’il rencontre.

Critique : 

Chain of Command représente l’un des derniers longs-métrages de l’ère Cannon, une ère marquée par le célèbre studio du même nom qui poussait les limites de la raison avec des concepts extrêmes et loufoques, principalement dans le cinéma d’action et dans le cinéma d’horreur. Malheureusement, Chain of Command (Qu’il ne faut pas confondre avec les films de 2000 (Avec Patrick Muldoon et Roy Scheider) et de 2015 (Avec Michael Jai White et Steve Austin) du même nom.), qui avait connu à l’époque une exploitation discrète en VHS, n’a pas reçu toute l’attention qu’il méritait à sa sortie…

Merrill Ross, un consultant en sécurité pour une compagnie pétrolière et ancien soldat, est témoin d’une prise d’otages par un groupe de rebelles arabes et de la destruction de la raffinerie où il travaillait par ces hommes. Malheureusement pour lui, ce qu’il a vu attire rapidement l’attention de plusieurs agences gouvernementales, forçant Ross à naviguer au milieu de ce chaos politique.

Chain in Command, dernier long-métrage unissant Michael Dudikoff et le studio Cannon Pictures, est l’une des dernières tentatives de ce studio d’obtenir une rentrée d’argent avec un investissement assez moindre. Le long-métrage, tourné en Israël, tente de surfer sur la vague des thrillers politiques des années 80 / 90 avec une intrigue impliquant de nombreuses agences politiques dans un pays fictif, avant de faire un virage à 180 degrés dans la deuxième moitié pour devenir un film d’action bien bourrin.

Malheureusement, même avec les bonnes intentions des scénaristes, Chain of Command ne parvient pas à rendre son aspect politique crédible, devenant beaucoup et incompréhensible à de nombreuses occasions. Et lorsque le long-métrage se transforme subitement en film d’action (Nous sommes dans un long-métrage avec Michael Dudikoff après-tout…), le film perd le peu de crédibilité qu’il lui reste, notamment à cause de son faible budget, que David Worth ne peut cacher (Comme utiliser le logiciel Excel, pour représenter un logiciel corporatif ultra-secret…).

Le changement de registre est d’autant plus brusque que cela transforme Merrill Ross, un ancien soldat intelligent fuyant l’action, en une véritable machine à tuer en un claquement de doigts. Cela frôle même le ridicule alors que Ross est capable de tuer toutes ses cibles sans même les viser avec son arme et que le méchant principal, aux trousses de Ross durant tout le long-métrage, se transforme en Terminator du pauvre.

Aux commandes de Chain of Command, nous avons David Worth, le réalisateur responsable de Kickboxer qui est aujourd’hui disparu dans les méandres du cinéma indépendant de mauvaise qualité. Worth parvient à offrir un divertissement de qualité avec le peu de moyens mis à sa disposition. Nous pourrions même dire que Worth hausse la valeur de la production du long-métrage, au même niveau que les grosses productions américaines de l’époque. Néanmoins, il aurait pu couper au montage une bonne dizaine de minutes, sans nuire (ou aider…) à l’incompréhensibilité du récit.

Cette dizaine de minutes aurait grandement aidé à rendre le long-métrage plus constant, avec moins de temps morts. Puisqu’au niveau de l’action, Chain of Command est assez anémique, préférant concentrer le tout sur quelques séquences seulement. À ce niveau, nous retenons les affrontements entre Michael Dudikoff et Todd Curtis qui sont plutôt spectaculaires, pas à cause de leur mise en scène, mais à cause de l’impressionnante chevelure de Curtis qui ferait pâlir de jalousie les sœurs Kardashian. De plus, in nous faut noter l’horrible trame sonore du duo Gregory King & David Trevis. Les deux hommes trouvent dans Chain of Command le seul moment de leurs carrières où ils sont crédités au générique en tant que compositeur. Cela paraît énormément puisque leur trame sonore, malgré quelques bons moments, ressemble grossièrement à de la musique pour une émission pour enfants…

Au niveau du casting, Michael Dudikoff (American Ninja) vole littéralement la vedette, en offrant une performance honnête et sincère, même si nous pouvons sentir un léger ennui de sa part durant quelques scènes. Néanmoins, il était facile pour Dudikoff de se démarquer des autres acteurs, puisque ces derniers jouent d’une façon horrible. Keren Tishman, compagnonne de jeu de Dudikoff, surjoue lamentablement chacune de ses scènes, n’étant «crédible» que lors des scènes plus osées. Todd Curtis (Night Eyes Three) joue le méchant de service et son horrible chevelure permet de camoufler sa performance. Steve Greenstein (Il a déjà joué un vendeur de hot-dog dans Confessions of a Shopaholic.) et Eli Danker (The Taking of Flight 847: The Uli Derickson Story) complètent le casting. Nous avons aussi R. Lee Ermey (Full Metal Jacket) qui a un caméo glorifié pour quelques scènes, mais n’attendez pas grand chose de la part de cet acteur…

Chain of Command est un bon petit film d’action montrant tous les éléments qui ont fait du studio Cannon, un studio incontournable des années 80. Un scénario avec une logique assez douteuse, des scènes d’action efficaces mais faites à un bas prix et un certain amateurisme devant et derrière la caméra. Malgré-tout ces défauts et ces qualités, Chain of Command est l’une des perles rares de ce studio tristement célèbre, une perle tristement oubliée par les cinéphiles de ce monde…

N.B. : Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, aucune bande-annonce n’était disponible pour illustrer ce long-métrage.


Note : 3.5 / 5

Réalisation : David Worth

Scénario : Christopher Applegate, Ben Jonson Handy

Avec : Michael Dudikoff, Todd Curtis, Keren Tishman, R. Lee Ermey, Steve Greenstein, Jack Adalist, Eli Danker, Jon J. Herison, David Menachem, Eli Yatzpan, Yaron Levi Sabag

Chain of Command (1994)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.5

En conclusion

Chain of Command est un petit film, idéal pour les fans de Michael Dudikoff ou pour ceux voulant se divertir un dimanche après-midi…

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