CIA Code Name: Alexa (1992)

 Un agent de la CIA tue un terroriste durant une évasion de prison. Lorsqu’un groupe de terroristes tentent de récupérer un composant électronique implanté dans le corps du défunt, une de ces terroristes est capturé et convaincu par la CIA de travailler pour eux en tant qu’informatrice.

Critique : 

Les années 90 étaient le paradis des cinéastes ayant peu d’ambitions. Des fois, si ces cinéastes étaient chanceux, leurs longs-métrages donnaient la vie à des franchises aujourd’hui méconnues du spectateur moyen. Parmi ces franchises, nous avons la franchise CIA, qui avait l’audace de réunir les vedettes de la série culte Renegade, entre deux saisons de ladite série, pour les deux volets d’une saga assez courte et méconnue.

Lorsque l’agent de la CIA Mark Graver intervient sur une prise d’otages, il est loin de se douter que cela aurait pour conséquence une attaque sur une église afro-américaine par des tueurs à gages qui tentent de récupérer le corps d’un homme tué par Graver. Graver devra convaincre une des personnes responsables de cette attaque de travailler avec lui afin d’arrêter les coupables de cette affaire, des coupables qui jouissent d’une immunité diplomatique

CIA Code Name: Alexa fut un long-métrage assez pénible à visionner. Pour l’une des rares fois dans l’histoire de ce site, il a fallu visionner ce long-métrage à de multiples reprises, puisque CIA Code Name: Alexa est ennuyeux à mourir et qu’il est très facile de s’endormir en le visionnant. Globalement, le long-métrage utilise un scénario typique des années 90 avec une intrigue centrée sur un morceau de technologie informatique, puisque c’était la mode à l’époque. Sauf qu’au lieu de se concentrer sur une intrigue digne d’une série B, Ken Lamplugh (Maximum Force) et John Weidner (Private Wars) se sont contentés de reprendre des pages des grands films sortis dernièrement en salles (La femme Nikita, Terminator 2: Judgment Day, Lethal Weapon 2, Commando…), de copier les situations de ces pages et d’y ajouter des personnes et des dialogues totalement originaux.

Cela nous donne l’étrange impression de revoir des classiques du cinéma d’action, sans les revoir, une impression que Joseph Merhi (Zero Tolerance) ne parvient pas à dissiper. En fait, Merhi a d’autres chats à fouetter, alors qu’il ne semble même pas capable de choisir ceci ou celle qui sera le personnage principal. Durant une bonne partie du premier tiers, CIA Code Name: Alexa jongle avec l’idée d’avoir trois personnages principaux, la fameuse Alexa, l’agent de la CIA Mark Graver et un policier n’ayant aucune importance dans le déroulement du récit. Après quelques dizaines de minutes, le long-métrage comprend enfin que le policier n’est d’aucune utilité à l’intrigue, mais, sans vous spolier l’intrigue d’un long-métrage que vous devez éviter à tout prix, CIA Code Name: Alexa n’a toujours pas décidé de l’identité de son personnage principal lorsque nous arrivons enfin du générique. En fait, Merhi tente de réaliser un «buddy-cop» (Comme Lethal Weapon), mais le scénario n’a aucune intention de le laisser faire.

De toute façon, CIA Code Name: Alexa est un bordel dans tous les sens du terme. Dès la première scène, montrant une évasion de prison se déroulant dans un gratte-ciel (Pour tenter de répliquer le buzz généré par quelques scènes épiques de Robocop et de Terminator 2.), nous pouvons sentir qu’il y a quelque chose qui cloche. Nous pouvons dire que le fait que des acteurs meurent à plusieurs reprises et le fait que Merhi (Un producteur et un réalisateur indépendant spécialisé dans le cinéma d’action et le co-fondateur de la société de production PM Entertainment.) ne sait pas faire la différence entre un pistolet et une mitraillette nous a mis la puce à l’oreille.

CIA Code Name: Alexa est trop fauché pour résister à l’envie de réutiliser des plans à outrance mais a assez d’argent pour réaliser une séquence dans un aéroport bondé de gens. D’ailleurs, il nous faut dire que la scène montrant l’intérieur des locaux de la CIA est hilarante. Merhi n’a même pas tenté de camoufler le fait que toutes les pièces se trouvent dans le même entrepôt et qu’elles sont voisines l’une de l’autre (Comme une sitcom américaine…). Ce qui nous donne une arène de boxe, un laboratoire, un centre d’arts martiaux et un restaurant italien dans la même pièce. Et le pire dans toute cette histoire, c’est que Merhi échoue à la seule tâche qu’il se devait de réussir : Faire en sorte que CIA Code Name: Alexa ait suffisamment de rythme pour faire en sorte que son spectateur ne s’endorme pas en le visionnant ou en le revisionnant.

Malheureusement, même les acteurs ne peuvent sauver CIA Code Name: Alexa du désastre monumental qu’il représente. La majorité des acteurs semble s’ennuyer royalement. En fait, Lorenzo Lamas (Renegade) et O.J. Simpson (The Naked Gun) sont les seuls acteurs qui offrent des performances convenables. D’ailleurs, Lamas a un bon combat contre Michael Bailey Smith (The Hills have Eyes), cette scène étant le seul moment de divertissement du long-métrage.

Pour sa part, Kathleen Kinmont (Renegade) a clairement été choisie pour son physique, comme le note un personnage dans une séquence qui montre Kinmont prendre des otages dans un poste de police en sous-vêtements. Alex Cord (Airwolf) joue le méchant de service. Sa scène d’introduction est assez spectaculaire alors qu’il organise une version mortelle du film Kickboxer et retire l’œil d’un membre de sa famille, un détail qui ne dérange aucunement ce personnage lors de la scène suivante…

En toute franchise, c’est avec beaucoup de retenue et de politesse que cette critique de CIA Code Name: Alexa a été écrite. Mais pour être honnête, CIA Code Name: Alexa est l’un des plus mauvais films critiqués sur ce site (À ce jour…), à un point tel qu’il est trop médiocre pour être considéré comme étant un nanar. Tentez de fuir ce long-métrage à tout prix…


Note : 0 / 5

Réalisation : Joseph Merhi

Scénario : Ken Lamplugh, John Weidner

Avec : Kathleen Kinmont, Lorenzo Lamas, O.J. Simpson, Alex Cord, Pamela Dixon, Jeff Griggs, Michael Bailey Smith, Stephen Quadros

CIA Code Name: Alexa (1992)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
0.3

En conclusion

CIA Code Name: Alexa ne vaut même pas le détour. Fuyez ce navet dès que possible.

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