CIA II: Target Alexa (1993)

Résumé : Visant paisiblement dans une petite ville, Alexa doit reprendre du service lorsque Graver revient dans sa vie, lui demandant d’infiltrer une organisation criminelle afin de récupérer une composante informatique pouvant contrôler des armes nucléaires.

Critique : 

Il faut croire que quelqu’un, sur cette planète, a grandement aimé la bouse que représente CIA Code Name: Alexa. Une chose est sure, c’est les deux acteurs principaux du premier volet de cette franchise ont apprécié leur expérience puisqu’ils sont de retour dans leurs rôles respectifs, en plus de participer activement à la réalisation et au scénario du film. Es-ce qu’ils apportent la bouffée d’air frais qu’il manquait à cette franchise?

Alexa vit maintenant dans une petite communauté des États-Unis et n’est plus en couple avec l’agent de la CIA Graver. Mais lorsqu’Alexa tue les voleurs d’un super-marché en légitime défense, elle est faussement accusée de meurtre. Graver, toujours amoureux d’Alexa, voit dans cet incident la chance de reconquérir Alexa en l’obligeant à travailler pour lui, dans une enquête visant à récupérer un dispositif informatique. Malheureusement pour Graver, son plan de se déroulera pas comme prévu…

CIA Code Name: Alexa est un film d’action terriblement mauvais et il fallait de l’audace pour débuter une franchise sur les bases que ce navet proposait. Il fallait juste faire en sorte que cette suite, CIA II: Target Alexa, ne soit aussi mauvaise que son aîné, ce qui était une tâche assez facile à atteindre, je vous l’accorde. Globalement, le film de Lorenzo Lamas (Qui signe ici sa première et seule réalisation cinématographique (Il a également passé derrière la caméra pour quelques épisodes de la série Renegade quelques temps plus tard.).) reprend le même scénario que son aîné.

Du moins, c’est ce que le premier tiers de CIA II: Target Alexa et la bande-annonce du long-métrage semblent supposer, même si en réalité, l’histoire du film est bien plus complexe et diversifiée que son aîné. L’histoire, en partie inventée par l’actrice Kathleen Kinmont, nous réserve plusieurs surprises et revirements de situation, des revirements qui pourront même surprendre et étonner les cinéphiles aguerris. Néanmoins, CIA II: Target Alexa reste un film de série B, avec de nombreuses lignes de dialogue assez nanardesques, comme lors d’une scène involontairement comique où Lamas hurle à la Lune le nom d’un des antagonistes du récit (Dans une scène voulant «imiter» une séquence célèbre de Star Trek: The Wrath of Khan…). Parlant des méchants du film, il nous faut admettre que CIA II: Target Alexa met en vedette deux antagonistes de premier plan : un méchant typique des séries B américaines (John Saint Ryan, qui fut la doublure de Sean Connery dans Medicine Man.) et un «révolutionnaire britannique légèrement handicapé mentalement» (John Savage, Deer Hunter) qui n’est aucunement révolutionnaire, aucunement britannique et aucunement handicapé…

Derrière la caméra, Lorenzo Lamas se révèle être un réalisateur assez talentueux mais inexpérimenté. CIA II: Target Alexa souffre d’un budget plus minuscule et Lamas n’est aucunement capable de camoufler cet aspect. Certaines scènes nous montre cette faiblesse, comme lors de la séquence finale où toute la force de frappe de la CIA est montrée par un petit hélicoptère. Néanmoins, Lamas parvient à nous offrir un bon divertissement, avec quelques bonnes scènes d’action et beaucoup de rythme. Par-contre, il est dommage qu’il gâche un peu son travail avec beaucoup d’erreurs de réalisation comme des faux-raccords de champ / contre-champ ou comme la séquence dans une épicerie remplie d’emballages de nourriture vide, un détail que Lamas ne cherche même pas à camoufler.

Lamas fut grandement aidé par Art Camacho (Coordinateur de combat, qui est également un réalisateur de films indépendants.) qui est parvenu à créer des scènes de combats plus dynamiques que dans le premier volet, alors que Jon Agro (Mighty Morphin Power Rangers) offrait des combats tournés sous des anti-dépresseurs. Par-contre, Lamas et Camacho étaient incapables de nous donner une bonne bagarre entre Kathleen Kinmont et Lori Fetrick. Le scénario tente cet exploit à deux reprises et à chaque fois, nous avons l’impression que nous voyons deux lutteurs du troisième âge se battent ensemble au ralenti.

Le casting de CIA II: Target Alexa est aussi médiocre que celui de CIA Code Name: Alexa, mais Lamas a géré ses acteurs avec brio, ce qui aide à camoufler cet aspect. Kathleen Kinmont (Renegade) est de retour dans le rôle d’Alexa, en plus de co-signer le scénario du film, et offre une meilleure performance dans ce deuxième volet. Par-contre, nous pouvons sentir que son compagnon, Lorenzo Lamas (Renegade), est plus effacé, comme si son cahier de tâches supplémentaires venaient modifier son jeu d’acteur. John Savage et John Saint Ryan volent la vedette en interprétant les antagonistes du récit. Leurs prestations sont relativement mauvaises, mais elles cadrent parfaitement avec leurs personnages, mais que l’on pourrait dire que leurs présences à l’écran valent à elles-seules le prix du billet. Le reste du casting est assez moyen, mais nous devons souligner le terrible jeu de Lori Fetrick (Ancienne culturiste et vedette d’American Warriors travaillant aujourd’hui dans la finance.) qui joue le bras droit du personnage de John Savage, comme un chien enragé.

CIA II: Target Alexa n’est pas un bon film, mais il n’est pas un mauvais film non plus. Lamas connaissait bien les limites de son projet a fait en sorte de ne pas les dépasser. CIA II: Target Alexa est un bon petit film, assez divertissement et assez mauvais pour le rendre charmant sans en faire un nanar ou un navet de la pire espèce. Un troisième volet devait succéder à CIA II: Target Alexa. Malheureusement, ce long-métrage, qui aurait pu être une autre réussite selon l’angle adopté, n’a jamais vu le jour…


Note : 2.75

Réalisation : Lorenzo Lamas

Scénario : Michael January, Kathleen Kinmont, David Halver

Avec : Lorenzo Lamas, Kathleen Kinmont, John Savage, John Saint Ryan, Lori Fetrick, Pamela Dixon, Al Sapienza, Sandee Van Dyke, Michael Chong

CIA II: Target Alexa (1993)
  • Acteurs
  • Musique
  • Réalisation
  • Scénario
  • Divertissement
2.8

En conclusion

Dernier volet d’une franchise oubliée des années 90, CIA II: Target Alexa vaut malgré-tout le détour, notamment grâce au charme qu’apportent Lorenzo Lamas et Kathleen Kinmont devant et derrière la caméra.

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