Collateral Damage (2002)

Résumé : Lorsque sa famille est tuée par un terroriste devant ses yeux, un pompier décide de le traquer en Amérique du Sud…

Critique : 

L’avant-dernier film pré-sénatorial de Big ArnoldCollateral Damage est un de ces films que je peux regarder une demi-dizaine de fois chaque année, sans me lasser. Pourtant, ce n’est ni un grand film, ni un classique de Schwarzenegger, mais il a un jeune sait quoi d’irrésistible. Pour la première fois, les talents de comédien d’Arnold sont poussés à une «limite extrême», car, c’est le film le plus dramatique de sa carrière. Durant la première demi-heure, Nous suivons l’homme torturé qui doit gérer son deuil et l’impact que les médias peuvent avoir dans sa vie. Pour un film, involontairement, sorti près les attentats du 11 septembre, c’était un peu couillu. (D’ailleurs, ils ont retiré une scène impliquant Sofía Vergara en pirate de l’air.)

Puis, pour le reste du long-métrage, nous tombons sur une histoire cousu sur des fils blancs. Parmi les incohérences, typiques des films d’actions des années 80 et/ou d’Arnold, on peut se demander comment un pompier ayant accès à internet, peut en 2002, faire un meilleur travail que la CIA et le FBI réunis. Y faut dire qu’un géant bodybuildeur, en Amérique du sud, ça passe inaperçu… Mais le fil scénaristique le plus étrange est le suivant :

Le terroriste apprend qu’Arnold est en Amérique du Sud, spécifiquement dans son pays. Alors il décide de planifier son kidnapping afin de pouvoir tirer une rançon et pour faire chier les USA. Cinq minutes plus tard, le terroriste tombe nez à nez avec Arnold, lorsqu’il va libérer ses compatriotes dans une prison locale. Le terroriste décide de laisser Arnold là, ce qui n’a pour but que de permettre au pompier d’acquérir un papier lui de pénétrer sur les terres de l’organisation terroriste. Et lorsqu’il apprend qu’Arnold a traversé la frontière vers son territoire, il décide qu’il faut aller le kidnapper. Consistance, consistance, consistance…

Pourtant, à la réalisation, nous avons un des grands actionneurs, le réalisateur Andrew Davis, qui a fait The Fugitive ou Under Siege. Se contentant de faire un minimum artistique, il enchaîne les scènes, alternant jolis décors et luminosité avec mauvais effets spéciaux et scènes d’action molles du genou. Puis, on arrive au final, un moment où Arnold se révèle encore être plus intelligent que la CIA et le FBI, où Arnold prend une hache et en bon pompier, décide de mettre le feu, avec la hache, et de tuer les méchants, avec la hache. Une hache, tout un outil multi-tâche… Alors qu’Arnold décide de s’occuper (vers une possible adoption??), d’un petit garçon, oubliant le fait que sa famille vient de mourir, je me demande d’où vient mon coup de coeur, pour un film que d’apprécie autant malgré-tout…


Directeur : Andrew Davis

Scénariste : David Griffiths, Ronald Roose

Acteur : Arnold Schwarzenegger, Elias Koteas, Francesca Neri, Cliff Curtis, John Leguizamo, John Turturro

2.7
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Michaël Michaud

Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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