Arsenal (2017)

Résumé : Un entrepreneur en construction tente de sauver son grand frère, kidnappé par un mafieux local.

Critique :

C’est en flânant sur Netflix qu’est apparue l’idée de faire une critique d’Arsenal. Bien que le long-métrage semblait, dès le départ, être mauvais, l’idée de voir Nicolas Cage (Con Air) en délire total faisait son chemin. Après tout, un délire de Nicolas Cage est toujours divertissant, peu importe le véhicule qu’il utilise.

Certes, Arsenal est un mauvais film d’action, mais il mérite tout de même un visionnement, ne serait-ce que pour Cage. Effectivement, l’acteur livre possiblement la plus folle performance de sa carrière, alors qu’il vole chacune de ses scènes en étant équipé d’une affreuse perruque, d’une moustache mal collée à son visage et d’un faux nez grotesque. Il n’y a pas à dire, Arsenal ne vaut le détour que pour Cage, et surtout pour une scène en particulier où le frère de son personnage (interprété par le frère de Nic Cage…) tente de le tuer. John Cusack est également présent, mais ne comptez pas une réunion à la Con Air ou à la Killing Grounds, puisque Cusack a filmé quelques scènes l’espace d’une journée et qu’il ne partage jamais l’écran avec Cage.

Néanmoins, c’est le scénario d’Arsenal qui traîne cette pellicule vers la médiocrité. Jason Mosberg, dont c’est le premier texte, a plus ou moins repris le manuel du thriller américain pour écrire un scénario où un homme doit amasser de l’argent afin de sauver son frère kidnappé. Même en cherchant fort, il est impossible d’y voir une once d’originalité, surtout qu’en plus, le tout est assombri par d’horribles dialogues et par un manque de logique cinématographique. Par exemple, en réaction d’une tentative de suicide, la logique de notre héros n’est pas d’appeler des ambulanciers ou de sauver la victime. Sa logique est d’amener la victime chez lui pour ensuite la sauver… Notons également que le scénariste a inséré une sous-intrigue totalement inutile et étrange sur un personnage secondaire qui fait de mauvais choix, mais qui retrouvera le bon chemin grâce au kidnapping.

Sur le plan technique, Steven C. Miller (Escape Plan 2: Hades) effectue un boulot honnête sans plus. Il est incapable de surélever l’aspect nanardesque du scénario de Mosberg et du jeu d’acteur de Cage. Miller tente de se démarquer en utilisant des effets spéciaux à la Dredd durant les scènes d’action. Cela a son effet, bien que ces moments jouissifs sont trop rares. Notons également que la distribution, mis à part Cusack et Cage, est assez mauvaise. Adrian Grenier (Entourage) et Johnathon Schaech (Prom Night) ont du talent, mais ils sont ici assez médiocres; tout comme le reste des interprètes, des habitués des productions de EFO Films (boite produisant Arsenal).

Comme mentionné plus haut, Arsenal ne vaut le détour que grâce à Nicolas Cage. L’acteur est la plus grosse qualité du long-métrage, alors que tout le reste déçoit ou part en ruine. C’est dommage puisque Cage mérite bien mieux qu’un navet de ce genre.


Réalisation : Steven C. Miller

Scénario : Jason Mosberg

Avec : Adrian Grenier, Johnathon Schaech, Nicolas Cage, John Cusack, Megan Leonard, Lydia Hull, William Mark McCullough, Abbie Gayle

A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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