Cartels (2017)

Résumé : Une équipe d’élite de la DEA est assignée à la protection d’un dangereux trafiquant de drogues dans un hôtel luxueux en attendant son extraction. Ils seront rapidement au centre d’une embuche par les anciens associés du bandit qui lancent une attaque explosive sur l’établissement.

Critique :

Steven Seagal (Under Siege) est de retour avec une nouvelle collaboration entre lui et Keoni Waxman (End of a Gun), son réalisateur préféré. Cette fois-ci, Seagal tient un rôle très secondaire dans un film d’action qui est à oublier. Bien que ses longs-métrages soient de qualités parfois douteuses, nous pouvions en général tirer une certaine forme de divertissement, même si riant des défauts de ses films.

Cartels (ou Killing Salazar dans le reste du monde) ne parvient pas à être suffisamment mauvais pour être un nanar hilarant. C’est dommage, car Cartels devient alors un acte de foi pour tous ceux qui le visionnent. L’histoire, coécrite par Waxman lui-même, a un certain potentiel avec une prémisse de base assez alléchante où des agents de la DEA sont assignés à protéger un criminel faussement décédé des griffes de ses anciens employés. L’idée est assez bonne, mais Cartels tentent par tous les moyens de complexifier la chose au lieu de profiter pleinement du concept pour offrir un clone de seconde zone de The Raid.

À la place, nous avons des scènes d’entrevue entre Seagal et Goss qui discutent en long et en large des événements du film qui nous sont racontés par leurs yeux et des séquences inutiles où certains personnages s’entraînent au ralenti en faisant de la course. Après près d’une trentaine de minutes, Cartels se met finalement en marche, en tentant de devenir le long-métrage que l’on espère avoir entre les mains. Ce n’est que partiellement réussi, car la piètre qualité des dialogues et les nombreux revirements de scénario ralentissement constamment Cartels et ne permettent pas d’avoir les bonbons que nous attendons constamment.

Sur le plan technique, Cartels est bien, sans plus. Keoni Waxman reste une valeur sûre, tant qu’il a de bons acteurs entre les mains. Ce n’est pas réellement le cas ici, puisque mis à part Luke Goss, Waxman est coincé à filmer des acteurs incompétents ou peu intéressés à être ici. Cela ne l’empêche pas d’utiliser avec brio le World Trade Center de Bucarest ou de créer un joli hommage à John Woo durant une séquence d’action. Au niveau de la distribution, il est facile d’être déçu. Luke Goss (Blade 2) a un rôle de soutien bien qu’il soit dans la majorité des scènes. En réalité, Goss n’est jamais réellement le héros de Cartels, sauf dans les vingt dernières minutes, et c’est bien dommage puisqu’il est un acteur infiniment supérieur au reste de la distribution. Le champion québécois de l’UFC Georges St-Pierre (Captain America: The Winter Soldier) joue le méchant de service. Malgré sa bonne volonté, son jeu d’acteur est atroce, mais il se rattrape durant ses quelques scènes d’action. Pour sa part, Steven Seagal (Under Siege) semble s’emmerder durant toutes ses scènes dans un rôle très secondaire…

Cartels est un autre navet dans la filmographie de Seagal. Le long-métrage n’aide pas sa cause en prenant une histoire intéressante et en la détruisant en un fouillis nauséabond contre lequel nous ne pouvons que nous endormir. Même en n’ayant pas de grandes attentes, il sera facile d’être déçu par ce nouveau film raté de Seagal


Réalisation :  Keoni Waxman

Scénario : Keoni Waxman, Richard Beattie

Avec : Darren E. Scott, Florin Piersic Jr., Luke Goss, Georges St-Pierre, Martine Argent, Steven Seagal

A propos de Michaël Michaud 570 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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