Castlevania – Saison 1 (2017)

Résumé : Un chasseur de vampires combat pour sauver une ville d’une armée de créatures contrôlées par Dracula.

Critique :

En étant pas un joueur de la série de jeux vidéos Castlevania, les seules attentes que j’éprouvais envers la série de Netflix provenaient de la bande-annonce alléchante de la première saison de cette nouvelle émission. Si ces attentes ont été rapidement comblées, Castlevania est en soi une immense déception.

Pour comprendre cette série télévisée et notre opinion, il nous faut revenir à son format. Libérés des contraintes télévisuelles par Netflix, les concepteurs de la série ont eu l’étrange idée de faire une série en quatre épisodes de vingt minutes. Ce concept aurait pu être génial, il ne faut pas le nier. Le hic, c’est que cette première saison est essentiellement composée de remplissage et de longs dialogues où chacun des quatre épisodes introduit, plus ou moins, chacun des personnages de la série. Donc, entre les présences de Dracula, du héros de la série, Trevor Belmont, d’une magicienne et d’un autre protagoniste mystérieux, il ne se passe que peu de choses durant Castlevania.

Chaque épisode se dévoue à mettre en place une idée de base qui sera importante dans un avenir qui n’arrivera pas, encore. Conçus comme une introduction à une deuxième saison, les quatre épisodes de la série se tirent constamment dans le pied en ne laissant pas de place pour que l’histoire puisse éclore. Devant ce prélude de 80 minutes, nous espérons constamment que le héros de la série et Dracula puissent avoir une seule scène ensemble. Pas nécessairement pour une scène d’action, mais pour un simple dialogue entre gentil et méchant.

Et pourtant, le principal problème de Castlevania réside dans son protagoniste principal, Trevor Belmont. Face à un Dracula dont le désir de vengeance le pousse à détruire l’humanité, Belmont fait pâle figure. Le guerrier ne fait que se plaindre, maudire son existence et demander de la nourriture ou de l’alcool durant la majorité de ses apparitions. Cela fait que nous avons un héros dont le trait de personnalité principal est corrosif et, à cause du manque d’épisodes et du temps passé à introduire les trois autres personnages de la série, nous ne retiendrons que Belmont qu’il n’est qu’un simple pleurnichard.

Sinon, malgré de nombreux défauts, la série se laisse tout de même regarder. Les animations sont dans l’ensemble assez jolies, malgré quelques manques de finesse identiques à ceux de la série asiatique Dragon Ball Super. Castlevania est également généreuse en scènes d’action. Malheureusement, le «combat final» de cette saison manque d’ambition et de grandiose, mais la série fut capable de nous offrir le meilleur combat dans un bar entre alcooliques depuis des années. Et il ne faudrait pas oublier la distribution vocale qui est simplement géniale.

La première saison de Castlevania est assez médiocre. Mais puisque plusieurs séries ont connu des premiers pas chaotiques avant de rebondir durant leurs deuxièmes années, nous ne pouvons qu’espérer la même chose du dernier rejeton de Netflix. À moins d’une surprise, les admirateurs du jeu vidéo devraient, au moins, être comblés par cette «petite minisérie» adaptation leur divertissement préféré…


Crée par : Warren Ellis

Diffusée sur : Netflix

Avec : Richard Armitage, Tony Amendola, Matt Frewer, Alejandra Reynoso, Graham McTavish, James Callis

A propos de Michaël Michaud 447 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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