Larceny (2017)

Résumé : La CIA recrute Jack, un voleur professionnel, pour entrer dans un coffre-fort situé dans une prison top-secrète au Mexique afin d’y récupérer de l’information sensible. Mais lorsque le cartel local, qui a de l’argent caché dans le complexe, envoie des professionnels pour envahir l’endroit, Jack devra se dépêcher avant de sa faire tuer pour le cartel ou par l’armée mexicaine.

Critique :

R. Ellis Frazier (Misfire) est de retour avec un autre film d’action. Cette fois-ci, le cinéaste apporte avec lui quelques grosses vedettes du monde du DTV. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire de Larceny un bon long-métrage. Car, contrairement à Rumble, également sorti ce mois-ci au Québec, Frazier parvient à livrer un film assez joli sur le plan visuel, malgré un scénario horrible et sans grande volonté.

Larceny a entre les mains une idée assez géniale où s’entremêlent la CIA et les cartels mexicains, le tout avec un soupçon de politique américaine. Et puisque l’histoire nous raconte le cambriolage d’une prison top-secrète par un groupe de joyeux lurons, nous aurions pu espérer un divertissement très bourrin ou comique, à l’image des Ocean’s Eleven. Néanmoins, ce n’est pas que ce les scénaristes de Larceny avaient en tête, car nous sombrons rapidement dans l’ennui d’un film politique avec des dialogues peu inspirés et qui sont délivrés par des acteurs avec peu de talents.

Car même si Dolph Lundgren (Universal Soldier) est un interprète de qualité, lorsque nous avons la chance de le voir dans un film d’action, ce n’est pas pour délivrer de longs dialogues, mais pour le regarder assommer ses adversaires à grands coups de poing. Larceny tente malgré tout de récupérer un certain sens de momentum à quelques minutes de la fin, mais c’est une cause perdue, car nous sommes presque endormis à ce moment-là. Surtout que la grosse scène d’action, celle qui devrait logiquement arriver avec une prémisse de ce genre, avec les détenus qui sortent de leurs cellules armes au poing pour se battre survient hors champ.

À la place, nous sommes coincés par la force des choses à regarder Lundgren et ses compagnons déambuler les couloirs vides d’une prison quelconque en frappant quelques méchants lorsque cela est absolument nécessaire. Sur le plan technique, Frazier donne le meilleur de lui-même, ce qui veut dire que nous avons le droit à une réalisation assez commune, avec des scènes d’action maîtrisées et une photographie très léchée. Néanmoins, Larceny semble avoir des pépins en postproduction. Des bruits d’ambiance dignes d’un mauvais jeu vidéo et des cas horribles de doublages en postproduction nous laissent croire que Larceny fut complété assez rapidement, avec peu de moyens financiers pour vendre rapidement le long-métrage à des distributeurs; ou pour finir le tout sans aucun argent. Et comme mentionné plus tous, la distribution du long-métrage est assez mauvaise, malgré Louis Mandylor (The Quest) qui semble s’éclater dans un rôle à la Donald Trump.

Larceny n’offre rien de concret à se mettre sous la dent. Le long-métrage est ennuyeux et dès les premières minutes nous sommes déçus alors que nous réalisons que le résumé de Larceny est plus intéressant que le film en lui-même.


Réalisation : R. Ellis Frazier

Scénario : Benjamin Budd, Scott Windhauser

Avec : Dolph Lundgren, Corbin Bernsen, Jocelyn Osorio, Isaac C. Singleton Jr., Eddie J. Fernandez, David Fernandez Jr., Luis Gatica, Louis Mandylor

A propos de Michaël Michaud 510 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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