Security (2017)

Nous revenons sur le film d’action Security, présentement disponible en DVD et en Blu-ray.

Critique

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Résumé : Un gardien de sécurité protège une gamine de 11 ans qui est la cible d’un groupe de criminels contre qui elle va témoigner en cour.

Critique :

Après plusieurs bons divertissements en sol québécois, le cinéaste Alain Desrochers (Nitro) obtient enfin sa chance de percer le marché américain. Il a récemment tourné le film d’action Security en Europe, un film d’action qui est récemment débarqué au Québec. Et même si Security n’a pas fait autant de bruit que les Blade Runner 2049 et Demolition de ce monde, il reste que nous avons ici un autre bon divertissement réalisé par un québécois.

Même s’il n’est pas parfait, Security est déjà l’un de mes coups de cœur de l’année 2017. Le long-métrage prend la formule inventée par Die Hard et l’applique à un centre commercial sans commettre d’énormes erreurs. L’histoire est condensée et elle ne s’égare pas en tentant de révolutionner le genre, ce qui nous donne un film énergique. Il est simplement impossible de s’ennuyer en visionnant Security.

Malgré un budget assez faible, Alain Desrochers réalise d’une main de maître ce divertissement. Les scènes d’action sont excellentes, avec une séquence d’ouverture tout simplement magnifique (chapeau à la direction photographique et à l’éclairage qui nous font sentir chaque goutte de pluie durant cette scène…). Et lorsque les événements se transportent dans le centre commercial, nous ne sommes pas en reste alors que nous avons de l’action en continu, avec des hommages à John Woo et un joyeux affrontement entre Antonio Banderas (sublime dans son rôle) et Cung Le. La trame sonore du québécois FM Le Sieur (Nitro) est également un atout, malgré quelques notes trop patriotiques.

Mais, comme mentionné plus haut, Security n’est pas un long-métrage parfait. Le film a deux problèmes qui sont, de façon non intentionnelle, assez comiques. Tout d’abord, quelque part durant le premier tiers, nous découvrons enfin les compagnons de route de notre héros qui vient débuter son tout premier quart de travail au centre commercial. Dès lors, le niveau d’écriture baisse soudainement tandis que nous découvrons les idiots du village et les mauvais jeux d’acteur de leurs interprètes. Security corrige éventuellement ce problème en resserrant son écriture et en laissant les acteurs tranquilles. L’autre « gros » problème provient du centre commercial en lui-même. En aucun moment l’équipe de production n’a tenté de rendre l’intérieur de l’édifice crédible. Car si ce n’est d’un placement de produit pour une compagnie récréative de chez nous, rien dans ces magasins (les murs, les articles, les couloirs, le système de sécurité…) ne permet de croire que nous sommes dans un endroit réel avec des items que les gens pourraient se procurer. Même si nous savons qu’il est presque impossible de filmer un film d’action dans un véritable centre commercial, surtout si l’on veut reproduire des impacts de balles réelles, il est simplement comique de regarder Antonio Banderas combattre des ennemis avec l’énergie du désespoir dans des décors en carton…

Security garde les choses simples en se concentrant sur l’action, sur son maigre scénario et sur Antonio Banderas. En tant que clone de Die Hard, le long-métrage remplit avec brio les tâches qu’il doit accomplir et en tant que divertissement, Alain Desrochers nous prouve qu’il a les reins assez solides pour piloter un film d’action musclé et pour percer dans le cinéma hollywoodien.


Réalisation : Alain Desrochers

Scénario : Tony Mosher, John Sullivan

Avec : Antonio Banderas, Ben Kingsley, Liam McIntyre, Chad Lindberg, Gabriella Wright, Cung Le, Lillian Blankenship, Jiro Wang

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