Spider-Man: Homecoming (2017)

Résumé : Quelques mois après les événements de Captain America: Civil War, Parker, avec l’aide de son mentor Tony Stark, tente de poursuivre sa vie en tant qu’étudiant. Le tout en combattant le crime en tant que Spider-Man, et ce jusqu’au moment où une nouvelle menace émerge…

Critique :

Après les échecs relatifs de ses deux tentatives avec le tisseur de toile, Sony Pictures tente à nouveau de relancer la carrière de Spider-Man avec la collaboration de Marvel. Une expérience qui a débuté avec Captain America: Civil War. Une expérience qui propose une rare collaboration entre deux géants du cinéma afin de plaire le public et de faire beaucoup d’argent.

Dès le départ, nous pouvons sentir une approche plus responsable alors que le long-métrage ne débute pas par les origines de notre héros, mais par les origines du vilain. Pour une rare fois, nous avons entre les mains une production de Marvel qui tente activement de créer un véritable ennemi que nos héros devront tuer. Le personnage de Michael Keaton devient ainsi une véritable bouffée d’air, en plus d’être le meilleur adversaire du personnage de Marvel depuis sa première apparition sur un grand écran.

Pour autant, Spider-Man: Homecoming n’est pas un film d’action pour autant alors que nous avons une ambiance digne du Breakfast Club. Le long-métrage de Jon Watts aborde avec profondeur l’aspect enfantin de Peter Parker et nous offre pour la première fois une véritable sensation de son âge et de sa vie scolaire. La relation avec ses semblables est crédible et le film réussit également à créer des personnages originaux (tant qu’ils ne sont pas des versions modernes de deux personnages des BD de Marvel.), ce qui nous évite à revivre pour la troisième certaines relations amicales du héros.

D’autres choses qui les scénaristes ont bien fait d’exclure sont les origines de Spider-Man ou l’aspect «mémère» de la tante May. Cela apporte une meilleure dynamique au long-métrage, car nous ne sommes pas ralentis par des moments «classiques» comme la mort de l’oncle Ben… De plus, comme vous vous en doutez, l’humour de Spider-Man: Homecoming est parfait, notamment grâce aux apparitions de Tony Stark (sans oublier les autres personnages du MCU qui sont dans le film…). Le seul grand pépin du scénario réside dans le traitement du Shocker. Étant un ancien lecteur de Spider-Man, la trajectoire utilisée pour ce personnage laisse un peu à désirer; la faute étant à un revirement de situation peu utile…

Afin de lancer d’autres fleurs à Spider-Man: Homecoming, il faut parler de Jon Watts. Même si le réalisateur est assez conventionnel en terme d’action, Watts a une caméra inventive et il est capable de créer des images puissantes pouvant jeter le spectateur hors de son siège. Le montage est à point et nous avons ici, probablement, le plus joli des films de Marvel, en termes de couleurs et de textures. La distribution mérite également des éloges, alors que tous les acteurs offrent de superbes performances, spécialement Tom Holland (The Impossible) et Michael Keaton (Batman) qui volent chacune de leurs scènes.

Spider-Man: Homecoming est possiblement la meilleure superproduction de l’été et le meilleur divertissement musclé de 2017 depuis John Wick: Chapter 2. Néanmoins, il ne faut pas espérer du film de Watts d’être le film d’action de l’année. La comédie de l’année peut-être, mais pas le film d’action…


Réalisation : Jon Watts

Scénario : Jonathan Goldstein, John Francis Daley, Jon Watts, Christopher Ford, Chris McKenna, Erik Sommers

Avec : Tom Holland, Michael Keaton, Robert Downey Jr., Marisa Tomei, Jon Favreau, Zendaya, Donald Glover, Jacob Batalon, Laura Harrier, Tony Revolori, Bokeem Woodbine, Michael Mando, Logan Marshall-Green, Jennifer Connelly

A propos de Michaël Michaud 447 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.