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Je me souviens de la belle époque de Jason Momoa dans la série Stargate Atlantis. J’étais déjà un grand admirateur du bonhomme et j’ai savouré tous les travaux de l’interprète depuis la conclusion de cette aventure télévisuelle. Aujourd’hui, Momoa est de retour avec Sweet Girl, un film qu’il produit en plus de tenir l’un des rôles principaux.

Ray Cooper, un père de famille dévoué, promet justice contre la société pharmaceutique responsable du retrait du marché d’un médicament potentiellement salvateur, tout juste avant que sa femme ne meure d’un cancer. Mais lorsque sa recherche de la vérité mène à une rencontre mortelle menaçant la vie de Ray et de sa fille la mission du père de famille se transforme en une quête de vengeance afin de protéger la seule personne qui lui reste.

Sweet Girl a un sérieux problème. Fondamentalement, nous avons ici un film d’action typique et conventionnel. En utilisant le thème de la corruption pharmaceutique et en distribuant le divertissement en pleine pandémie, Netflix sait qu’il sera capable de toucher des cordes sensibles avec ce film à petit budget. Après une introduction qui saura faire pleurer le plus costaud des gaillards, Sweet Girl nous transporte à petits pas vers une histoire de revanche assez classique, digne d’un film de Charles Bronson ou de Liam Neeson.

Sauf qu’à mi-chemin, Sweet Girl commet un crime impossible à pardonner. Une histoire mince, mais réglée au quart de tour, et de solides performances de Jason Momoa et de Isabela Merced, faisaient jusqu’ici un bon boulot pour nous divertir. Sweet Girl tente avec un revirement subtil, mais assez flagrant, de nous proposer autre chose qu’un «homme seul face à une corporation ». Dès que les plans de notre héros sont chambardés et qu’un assassin parfaitement joué par Manuel Garcia-Rulfo entre en jeu, Sweet Girl se transforme en un avion sans moteur. Le film plane lentement mais sûrement vers un écrasement inévitable.

On ne peut alors compter que sur des séquences d’action pour nous divertir. Sweet Girl met au moins un certain effort à ce chapitre. Jason Momoa est un habitué du genre et les personnes derrière ce projet ont eu la bonne idée de donner plein d’outils à Momoa pour s’éclater. On ne peut qu’apprécier les intentions. Et c’est sans oublier une course-poursuite dans les quatre coins de Pittsburgh qui enrichit une oeuvre jusque là assez pauvre.

Si ce n’était de Netflix, Sweet Girl aurait possiblement eu une sortie assez discrète en DVD. Parce qu’au fond, Sweet Girl fait partie de ces films qu’on oublie dès le générique de fin…

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