The Saint (2017)

Résumé : Le voleur international Simon Templar doit retrouver la fille kidnappée d’un riche homme en plus d’affronter les autorités ainsi qu’un adversaire de son passé.
Critique :
Conçu pour être le pilote d’une éventuelle série télévisée, The Saint débarque finalement au Canada avec plusieurs scènes supplémentaires, pour créer le long-métrage que nous aujourd’hui entre les mains. Produit par Simon West (The Expendables 2), mais réalisé par Ernie Barbarash (6 Bullets), The Saint tente de revivre ce qui fut deux populaires séries télévisées britanniques avec en prime les interprètes de Simon Templar (Roger Moore et Ian Ogilvy) dans des rôles secondaires.
Cette version de The Saint n’est pas un mauvais film en soi. Certes, il est trop facile de voir les scènes qui ont été ajoutées à l’épisode original. Certes, nous avons l’impression de visionner l’introduction d’une histoire qui n’aura jamais de conclusion. Mais ce ne sont pas les défauts de The Saint. Le véritable problème dans ce long-métrage, c’est qu’il est incapable d’innover.
The Saint est comme une peinture à numéro. Nous avons déjà toutes les scènes et les rebondissements en tête avant même que ceux-ci arrivent. The Saint ne tente rien pour surprendre son spectateur en se contentant de reprendre les mêmes formules qui ont fait les beaux jours de la télévision américaine. L’absence de surprise nous empêche d’être pleinement divertis, car rien ne semble organique ou réel. The Saint ne fait qu’enchaîner des scènes pour parvenir à ses fins; afin que notre héros puisse retrouver de l’argent volé pour sauver une jeune fille des mains d’un terroriste. The Saint est simplement un moule télévisuel utilisé dans toutes les séries policières et adapté pour le cinéma.
De plus, The Saint enchaîne les rôles secondaires dans ce qui semble une veine tentative pour atteindre une durée de 90 minutes. Sans la commande d’une éventuelle série télévisée, les producteurs de The Saint ont simplement ajouté un long prologue ainsi qu’un long épilogue à l’épisode d’origine. L’acteur principal n’ayant même pas la même apparence physique alors que son personnage doit interagir avec des menaces et des individus qui n’ont simplement aucun lien avec la trame narrative principale.
La distribution n’aide aucunement The Saint. Adam Rayner (Tyrant) est tout simplement horrible dans le rôle-titre, offrant une version de Simon Templar assez fade et générique, tout droit sortie d’une publicité pour un parfum quelconque. Le reste de la distribution se comporte mieux, mais avec les personnages et les dialogues qu’ils ont entre les mains, ils ne peuvent sauver The Saint. Heureusement, Ernie Barbarash est là pour apporter un ajout visuel. Le réalisateur coincé dans les méandres de la seconde zone prouve à nouveau qu’il est un faiseur d’images efficace. Le cinéaste a tourné son long-métrage de façon correcte, sans tenter d’en faire plus pour camoufler les tares du scénario. The Saint se déroule au quart de tour, sans fantaisie grâce à lui…
The Saint est un peu le Kraft Dinner du cinéma d’action. Le tout se laisse manger, mais il est impossible de le recommander à un spectateur affamé de cinéma d’action. Il n’est pas étonnant que cela n’ait jamais débouché sur une série télévisée.


Réalisation : 
Scénario : Jesse Alexander, Tony Giglio
Avec : Adam Rayner, Eliza Dushku, Yani Gellman, Thomas Kretschmann, Enrique Murciano, Greg Grunberg, James Remar, Ian Ogilvy, Roger Moore
https://www.youtube.com/watch?v=F9IXlkff_0Q

The Saint (2017)
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