Wheelman (2017)

Résumé : Le chauffeur d’un braquage de banque réalise qu’il a été trahi et tente de découvrir celui qui l’a trahi.

Critique :

Avec ce long-métrage, Netflix retourne dans le monde du cinéma d’action pour créer un divertissement à mi-chemin entre Locke et Gateaway. L’idée semble géniale sur le papier et il est clair dès les premières minutes que Jeremy Rush, dont c’est les premiers faits d’armes en tant que réalisateur et scénariste, met beaucoup de passion pour ce projet qui est d’une qualité artistique indéniable. Et bien, c’est là que le problème de Wheelman se trouve…

Wheelman est une prouesse technique; surtout pour un cinéaste que l’on pourrait presque qualifier de débutant dans le métier. Tant d’efforts ont été mis pour créer un long-métrage autour du fait que l’on suit les mésaventures d’un criminel au volant d’une voiture en temps presque réel et en gardant la caméra dans le véhicule la majorité du temps. L’idée est tellement bonne que Rush oublie qu’il doit créer un long-métrage avec cette prémisse. Alors que le fait de braquer une banque ouverte la nuit (oui, je sais…) pourrait faire saliver les amateurs d’action, Wheelman arrive de peine et de misères à étirer sa sauce pendant 75 minutes.

Wheelman est terriblement ennuyeux. Le long-métrage n’a pas les dialogues de Locke ou le rythme effréné de Getaway, ce qui force le divertissement à rester coincé entre ces deux aînés aux décors semblables. Nous sommes alors forcés de passer une heure et des poussières à écouter des personnages dire les mêmes répliques ou tourner constamment en rond, au sens figuré et au sens propre. Et ces répétitions tuent Wheelman qui est incapable de surmonter ce handicap. La formule se renouvelle un peu en introduisant, à deux reprises, des personnes dans la voiture de notre chauffeur après le braquage, mais cela est peine perdue.

Mais, même s’il est incapable de donner un rythme à son scénario et aux rebondissements de son Wheelman, Rush réalise un exploit derrière la caméra. Wheelman est possiblement le film le plus ennuyeux de 2017, mais il est aussi le plus joli de l’année. Ses choix scénaristiques créent un climat intimiste et réaliste à sa pellicule. Cela élève même quelques scènes qui auraient pu être anodines, comme le kidnapping, par le personnage principal, de son employeur. Mieux encore, grâce à ces choix, nous pouvons presque entrevoir un jeune Michael Mann… Sinon, Frank Gillo (Captain America: Civil War) propose aussi un coup de génie en livrant la meilleure performance de sa carrière. Caitlin Carmichael (Martyrs), Garret Dillahunt (Deadwood) et Shea Whigham (Death Note) ont également de bonnes présences dans des rôles secondaires.

Wheelman est un grand film que plusieurs amateurs vont adorer. Cette critique sévère ne fait que refléter le fait qu’Actionerd ne fait peut-être pas partie du public cible de Wheelman. Alors, n’hésitez pas et donnez une chance à ce film sur Netflix


Réalisation : Jeremy Rush

Scénario : Jeremy Rush

Avec : Frank Gillo, Caitlin Carmichael, Garret Dillahunt, Shea Whigham, John Cenatiempo

A propos de Michaël Michaud 443 Articles
Cinéphile amoureux du cinéma de seconde zone et des films d'action.

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