Danger Close: The Battle of Long Tan (2019)

Résumé : En août 1966, dans une plantation de caoutchouc vietnamienne appelée Long Tan, 108 jeunes soldats australiens et néo-zélandais inexpérimentés se battent pour leur vie contre 2500 soldats nord-vietnamiens et vietnamiens.

Critique : 

La guerre du Vietnam a été exploitée à de nombreuses reprises par une panoplie de cinéastes américains. Cette fois-ci, nous avons un projet assez différent entre les mains, car nous avons un point de vue australien sur la question. Pour spécifiquement sur une sombre bataille qui a coûté la vie de à nombreux braves de cette île d’Océanie.

Le major Harry Smith est coincé dans avec une unité essentiellement composée de gamins peu adaptés au combat. Il tente de les former en suivant les principes d’une vie passée dans les commandos de l’armée australienne. Durant une mission de routine, les hommes de Smith vont découvrir deux milliers de soldats vietnamiens qui se dirigent vers leur base. Alors que le commandement lui ordonne d’abandonner une poignée de soldats coincés au milieu du champ de bataille, l’officier décidera plutôt de rester sur place afin de tenter de sauver ses soldats disparus et de repousser l’ennemi. La bataille s’annoncera sanglante…

Danger Close: The Battle of Long Tan coche toute les cases du parfait film de guerre. C’est un effort très louable pour un pays dont l’industrie cinématographique n’a pas les reins aussi solides qu’Hollywood. Danger Close n’a pas de véritable défaut. Par contre, il n’a pas de véritable qualité non plus. Le divertissement réussit tout ce qu’il touche, mais ne fait rien pour dépasser ou innover. Ce manque d’ambition se trouve peut-être dans le nombre élevé de scénaristes (cinq), dont fait partie Stuart Beattle (Pirates of the Caribbean), James Nicholas (Superman Returns) et Paul Sullivan (The Matrix).

Nous sommes plongés dès le commencement dans le quotidien de nos protagonistes, quelques heures seulement avant le début du combat. Peu d’efforts ne sont mis pour développer les soldats. Seul un soldat de bas niveau interprété par Daniel Webber (The Punisher) a suffisamment de substance pour que l’on s’y attache. Le reste des hommes ne bénéficie pas de la même écriture. Les Vietnamiens sont réduits à de simples figurants que l’on projette sur des arbres lors d’explosions. À cause de ce simple détail, Danger Close est incapable de passer le stade de bruit. On ne s’attache pas à ces soldats, leur ennemi n’a aucune personnalité mémorable. Ce ne sont que des hommes qui se battent en forêt.

Le film ne touche pas à la bravoure du peuple vietnamien. Le film n’a aucun antagoniste. Le film n’entre pas dans la politique de la guerre. Le film nous fait que proposer des soldats australiens plus que parfaits. On sent que Danger Close embellit la réalité pour livrer son message, son hommage à une bataille que les deux camps revendiquant la victoire. Un hommage que l’on sent dès les premières minutes et qui est d’autant plus évidant durant le générique de fin.

Heureusement, lorsque l’action démarre, Danger Close regagne des lettres de noblesse. Durant la seconde moitié, nous assistons à un carnage. Alors que les balles volent devant nos yeux, Kriv Stenders (Red Dog) et toute son équipe brillent. La caméra nous plonge dans la détresse de ces gamins, dans la chaleur des armes et dans la poussière de la forêt qui vole en éclat. Une attention particulière fut mise pour faire en sorte que chaque musique, chaque plan de caméra et chaque explosion soient mémorables. Danger Close fait même l’effort de ne pas utiliser d’effets par ordinateur. Seulement lorsque c’est nécessaire. Vive le réalisme! De plus, ayons une pensée pour les nombreux cascadeurs qui sont littéralement projetés sur les arbres durant la bataille finale.

Devant la caméra, en plus de Daniel Webber, Danger Close nous propose de retrouver trois visages bien connus au sein de sa distribution. Travis Fimmel (Vikings) interprète le personnage principal de l’oeuvre. Le commandant qui malmène ses hommes. L’acteur n’a malheureusement pas une présence mémorable dans ce projet, avec une présence assez fade. Même chose pour Luke Bracey (Point Break), qui joue un sergent de sa compagnie. Son rôle est si peu développé qu’il se mélange facilement aux soldats qui n’ont pas de nom. Et puis il y a Richard Roxburgh (Van Helsing). Il a le rôle typique du général qui grogne à distance, sans plus.

Sauvé par une deuxième heure de haute voltige, Danger Close: The Battle of Long Tan tente d’être d’un des films phares du cinéma australien. Il échoue à la tâche, mais il nous propose tout de même une recréation sanglante d’une bataille importante de l’histoire militaire de ce pays de l’Océanie.


Réalisation : Kriv Stenders

Scénario : Stuart Beattie, James Nicholas, Karel Segers, Paul Sullivan, Jack Brislee

Avec : Travis Fimmel, Richard Roxburgh, Luke Bracey, Daniel Webber, Nicholas Hamilton, Uli Latukefu, Matt Doran, Alexander England

Danger Close: The Battle of Long Tan (2019)
3

Résumé

Danger Close propose un solide spectacle, mais n’offre rien de mémorable durant la première partie de ce spectacle…

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